Communiqué : Attentat à Ahwaz (Iran)

Au moins 29 personnes ont été tuées et 53 autres blessées, samedi 22 septembre, lors d’une attaque terroriste contre un défilé militaire à Ahwaz, ville du sud-ouest de l’Iran.

L’attentat a eu lieu alors que l’Iran marquait la journée nationale des forces armées, qui commémore chaque 22 septembre le déclenchement par Bagdad de la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988) et la résistance de la « défense sacrée » iranienne lors de cette guerre imposée.

Les martyrs sont en grande partie des Gardiens de la révolution, mais des civils ont également été tués, dont des femmes et des enfants.

L’attaque a eu lieu vers 9h, et les quatre individus du commando qui a fait feu sur la foule ont été abattus : trois d’entre eux ont été tués sur le site de l’attaque, le quatrième, blessé et arrêté, est mort à l’hôpital.

Lors de l’assaut, qui a duré une dizaine de minutes, deux assaillants ont d’abord ouvert le feu sur la foule, avant de tirer ensuite en direction du stand où les commandants militaires et des responsables de la province du Khouzestan assistaient à la parade. Les terroristes se sont aussitôt heurtés à la résistance des militaires qui malheureusement ne disposaient pas d’une totale liberté d’action en raison de présence de nombreux civils. Les forces de l’ordre et les soldats présents ont cependant réussi à évacuer les citoyens pour les mettre à l’abri dans une caserne située à proximité.

Interrogé par l’agence de presse ISNA, le porte-parole du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, le général de brigade Sharif, a affirmé que les quatre assaillants appartenaient au groupuscule terroriste « Al-Ahwaziya », soutenu par Riyad.

En effet, le régime saoudien finance des mouvements terroristes qui prônent la guérilla armée en Iran, notamment à Ahwaz, chef-lieu de la province du Khouzestan, non loin des frontières irakiennes.

Mais les occidentaux ne sont pas en reste. En effet, les chefs de la milice terroriste Al-Ahwaziya, qui ont revendiqué haut et fort l’attaque, ont leurs bureaux à Londres, à Copenhague et à Amsterdam, où ce mouvement n’est pas considéré comme terroriste !

Il ne figure d’ailleurs pas non plus sur la liste noire européenne, preuve du soutien clair et évident de l’USOTAN envers les groupes de tueurs qui tentent de déstabiliser l’Iran en massacrant des civils innocents.

Très peu de pays occidentaux ont condamné l’attentat (exceptée la France), contrairement à la Russie dont le président Poutine a exprimé ses condoléances aux familles des victimes.

Les autorités ont promis une réponse rapide et ferme, et le président iranien Hassan Rohani a prévenu que la « réponse de la République islamique à la moindre menace sera terrible », en accusant directement les États-Unis et leur influence sur les pays de la région.

Le Guide suprême Seyyed Ali Khamenei a condamné ce « crime odieux » et pointé du doigt « les conspirations des régimes de la région à la solde des États-Unis, dont la mission est de créer des troubles et de l’insécurité » au sein de la nation iranienne. »

Le ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a directement mis en cause non pas Daesh, qui aurait revendiqué l’attentat, mais ses créateurs États-uniens. « Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahwaz […] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques » a ainsi twitté le diplomate.

Les responsables militaires ont clairement accusé l’Arabie saoudite, et nul doute que la réaction de Téhéran sera rapide et implacable et qu’elle ne laissera pas passer cet acte impunément.

On se souvient qu’en 2017, l’Iran avait lancé des missiles contre des bases de Daesh en Syrie après un double attentat contre le Parlement iranien et le mausolée de l’Imam Khomeiny.

De même, au début du mois de septembre, les Gardiens de la Révolution Islamique ont lancé une attaque de missiles contre une base utilisée pour entraîner le groupe terroriste anti-iranien du « Parti du Kurdistan d’Iran », dans la région semi-autonome du Kurdistan irakien.

Une attaque qui avait fait une quinzaine de morts et qui venait en réaction à un acte commis l’été dernier, lorsque les miliciens kurdes de ce groupe terroriste à la solde de Washington, Tel-Aviv et Riyad, avait massacré 11 gardes-frontières kurdes sunnites iraniens à Marivan, dans l’ouest de l’Iran.

Redoutant le courroux du peuple iranien et de son gouvernement qui réclament vengeance, de nombreux pays arabes alliés de Riyad se sont désolidarisés du régime des Al-Saoud en condamnant l’attentat, comme le Koweït, l’Égypte ou encore Oman. Même la porte-parole du département d’État US, Heather Nauert, s’est distanciée de Riyad en déclarant  » Les USA condamnent le terrorisme et se disent solidaires du peuple iranien ».

L’Arabie saoudite se retrouve ainsi seule face à ses responsabilités, lâchée par ses parrains et ses alliés. Elle devra affronter sans nul doute la réaction iranienne qui sera à la hauteur du crime commis.

Le Parti Anti Sioniste condamne vigoureusement cet attentat odieux et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à tout le peuple iranien, à son gouvernement, ainsi qu’à son armée.

Un peuple et une armée qui payent là leur volonté d’indépendance et de souveraineté face à l’Empire américano-sioniste, ainsi que leur soutien sans faille au peuple palestinien.

Redoutant d’affronter directement la République Islamique d’Iran, l’axe Washington/Tel-Aviv/Riyad utilise une fois de plus ses lâches méthodes habituelles de déstabilisation interne, à travers des groupes de tueurs à sa solde.

Mais malgré tous ces complots, la nation iranienne poursuivra sa marche inéluctable vers le progrès et l’indépendance en déjouant toutes les tentatives hostiles de ces ennemis de l’Humanité.