Missiles sionistes sur Damas : Quand l’aviation israélienne a les ailes coupées…

f15-israel-Jeudi 27 avril dernier à l’aube, l’armée israélienne a tiré des missiles sur un dépôt près de l’aéroport international de Damas, prétendant qu’il appartenait au Hezbollah libanais.

Selon l’agence allemande « Reuters », ce sont des entrepôts d’armes de la Syrie et prétendument du Hezbollah qui auraient été visés, alors que d’autres sources affirmaient que les cibles seraient des réservoirs de carburant.

Ce n’est pas la première fois que l’armée sioniste mène des attaques sur le territoire syrien depuis le début du conflit mettant aux prises les groupes terroristes armés, sponsorisés par l’empire américano-sioniste, et les troupes loyalistes syriennes alliées à l’Axe de la Résistance et la Russie.

En effet, l’armée coloniale israélienne, qui a, jusqu’à présent, refusé d’intervenir directement dans le conflit, n’en a pas moins mené plusieurs dizaines de frappes aériennes contre des prétendus dépôts ou des convois d’armes sophistiquées afin de soi-disant empêcher leur transfert au Hezbollah.

En réalité, ces frappes, pour la plupart, ont souvent consisté en un appui aérien aux groupes takfiristes en difficulté sur le terrain.

Ceci dit, certaines visent également à empêcher le Hezbollah, cauchemar de l’entité israélienne, de se doter d’équipements qui lui permettraient de modifier le rapport de force dans la région.

 

Aussitôt après l’attaque, le ministère russe des Affaires étrangères a condamné, par la voix de sa porte-parole Maria Zakharova, cet « acte d’agression contre la Syrie », le qualifiant d’ « inacceptable et de violation des lois internationales ».

Selon la chaîne russe RT, Zakharova a déclaré :

« Nous considérons ce type d’attaques comme contraires aux lois internationales et nous demandons à tous les pays de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie. »

 

Comme à l’accoutumée, le gouvernement du criminel de guerre Benyamin Netanyahou n’a ni confirmé ni revendiqué l’attaque, même si le ministre israélien du Renseignement, Yisrael Kats, a indiqué à la chaîne « Al Jazeera » que « l’explosion allait dans le sens des intérêts d’Israël ».

Le ministre s’est refusé toutefois à reconnaitre la responsabilité de l’entité sioniste dans cette attaque. Une discrétion probablement privilégiée pour permettre à la Syrie de ne pas répliquer, sans perdre la face.

Or, il semblerait que cette réaction aura certainement lieu, car les temps ont changé et que nous sommes entrés dans une nouvelle ère.

 

En effet, l’État syrien a quitté sa posture défensive pour une approche offensive, depuis le bombardement par l’aviation israélienne d’une localité à Palmyre et la riposte de la DCA syrienne, qui s’est soldée par le crash d’un chasseur israélien le 17 mars dernier.

 

C’est d’ailleurs pour cela que l’attaque de jeudi dernier a été effectuée par des missiles et non par un raid aérien, ce qui trahit un changement de stratégie du régime de Tel-Aviv, craignant désormais de voir ses appareils être abattus par l’aviation syrienne.

 

En effet, après l’évènement de Palmyre, les commandants de l’armée israélienne ont reçu des informations sur les équipements antiaériens sophistiqués dont dispose l’armée syrienne et qui sont capables d’abattre les appareils sionistes.

Cette nouvelle violation de la souveraineté syrienne a eu lieu au lendemain d’une conférence sécuritaire d’une extrême importance tenue à Moscou et qui a mobilisé 85 pays, dont Israël, excepté les membres de l’OTAN.

La conférence a servi d’occasion pour prouver l’alliance solide qui existe désormais en Syrie, entre la Russie et l’axe de la Résistance. Alors que le ministre israélien des Affaires militaires, Avigdor Lieberman, criait à l’exclusion de l’Iran et du Hezbollah de Syrie, Moscou a réitéré son soutien à cette présence « totalement justifiée », parce qu’ « exigée par le gouvernement légitime syrien ».

On rapporte également un climat assez mitigé lors des entretiens du ministre russe de la Défense avec son homologue israélien. En effet, des divergences auraient opposé Sergueï Choïgou et Avigdor Lieberman autour de la coordination des opérations militaires dans le ciel syrien.

Un ciel syrien qui est désormais sécurisé par les forces russes, comme l’a annoncé lors de cette conférence le lieutenant-général Sergeï Rudskoï, chef de la Direction principale des opérations de l’État-major général des Forces armées russes.

 

« Pour guider les combats en Syrie, un système de gestion multi-niveaux a été mis en place. Ce dernier permet au commandement des troupes russes à l’aérodrome de Hmeimim de contrôler la situation aérienne sur tout le territoire de la Syrie depuis cette même base », a souligné M. Rudskoï.

 

Le responsable russe a établi un lien direct entre ces mesures et la récente frappe américaine contre la base aérienne de Shaayrate des forces syriennes. « De tels actes nous forcent à prendre des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité de notre personnel en Syrie », a-t-il affirmé.

Il semblerait que l’entité sioniste souhaite à travers ces frappes, en plus de soutenir moralement et militairement les groupes terroristes, tester les limites russes et syriennes, pour voir qui recule quand la pression se fait plus forte.

Il apparaît aussi que désormais, les intérêts de l’entité sioniste sont en opposition directe avec ceux de la Russie, qui a décidé de mettre au service de la Syrie sa technologie antiaérienne, empêchant ainsi l’armée criminelle israélienne d’agir à sa guise en territoire syrien.

 

Le Parti Anti Sioniste condamne cette nouvelle agression sioniste contre le territoire souverain de Syrie et s’étonne en même temps de l’absence de réaction de la communauté internationale face à cette attaque.

Par ailleurs, l’utilisation de missiles au lieu d’avions pour bombarder leur cible démontre que les militaires sionistes ont compris que l’espace aérien syrien était désormais sécurisé et que Damas n’hésiterait plus à abattre des appareils israéliens comme il l’a fait à Palmyre.

Une bonne nouvelle pour l’Axe de la Résistance qui voit ainsi révolue l’ère de la suprématie aérienne sioniste dans le ciel syrien.

 

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