Les victimes d’Obama

obama_et_mcchrystal tel pourrait être l’autre titre d’un article paru dans le journal Le Monde du 30/06/10 (« La valse des hommes du président »), et consacré aux personnes écartées de la Maison Blanche par Obama.

Le dernier en date est Stanley McChrystal, ancien chef des forces américaines en Afghanistan, qui a du démissionner suite à des déclarations mettant en cause la politique d’Obama (victoire américaine impossible, corruption du gouvernement Karzaï mis en place par les USA…). Les divergences seraient en réalité beaucoup plus profondes, et porteraient sur une possible intensification de l’effort de guerre d’Obama en Afghanistan, sur le Pakistan, ainsi que sur les menaces d’agression contre l’Iran.

Tout aussi symptomatique est la  mise à l’écart de M. Van Jones en septembre 2009. Membre de l’aile gauche démocrate, militant « black » (dixit Le Monde), diplômé de l’Université Yale, et chargé de la création d’emplois verts, il était l’homme idéal pour la nouvelle image que voulait donner Obama lors de sa campagne électorale (black & vert & universitaire). Mais un animateur télé très à droite, Glenn Beck, l’a accusé d’avoir fait partie d’un groupe révolutionnaire dans les années 1990, et d’avoir signé une pétition « révisionniste » sur les attentats du 11 Septembre. Obama a accepté, sans hésitation, la démission de Van Jones. Le 11 Septembre est en effet un sujet sensible ; des investigations honnêtes et impartiales pourraient mettre en lumière tout un complot criminel qui a permis à l’USraël de se donner carte blanche pour agresser l’Irak et l’Afghanistan, en attendant peut être l’Iran.

Le juriste Greg Craig est une autre victime d’Obama. Il n’avait pourtant pas hésité à lâcher les Clinton, dès 2006, pour le soutenir. Partisan de la fermeture du bagne de Guantanamo sur une période de un an, il en avait déjà préparé les décrets. Son « obsession pour Guantanamo » lui aura coûté sa place à la Maison Blanche.

Van Jones et Greg Craig ont ainsi été utilisés pendant la campagne électorale d’Obama pour mieux tromper l’opinion publique américaine – et internationale – en donnant une certaine image positive du candidat afro-américain. Après la victoire et l’investiture de ce dernier, on les a alors remerciés, car ils s’obstinaient à demeurer fidèles à certaines promesses du candidat Obama. C’est l’éternel destin des « imbéciles utiles » : être jetés après usage.

Néanmoins, tous ne sont pas écartés, bien au contraire. Ainsi, l’Américano-israélien Emanuel Rahm, ancien officier de Tsahal (l’armée israélienne), est toujours le secrétaire général de la Maison Blanche. Il conseille et surveille sa recrue Obama, qu’il a aidé à mettre en selle. Et on pourrait citer d’autres membres influents du lobby sioniste, de Wall Street, et du complexe militaro-industriel, tous dans le premier cercle d’Obama.

Qu’on ne s’y trompe pas, Obama c’est la politique de Bush par d’autres moyens : 30 000 soldats américains de plus en Afghanistan, de nouvelles sanctions contre l’Iran, le maintien de l’aide militaro-financière à Israël… La seule limite que connaisse Obama dans sa politique étrangère d’agression, est la crise financière et morale que traversent les Etats-Unis, confrontés par ailleurs au Front de la Résistance : Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas, auxquels il faut ajouter le Président du Venezuela Chavez ainsi que la Corée du Nord. Cette dernière en effet ne semble pas vouloir céder au chantage américain, autrement dit au lobby sioniste et à sa marionnette Obama.

Le Président,
Yahia Gouasmi.