Riyad embauche des terroristes, de nouveau !

Cédant aux pressions de la Maison Blanche, le régime saoudien envisage de déployer ses mercenaires sur les frontières orientales syriennes avec l’Irak . Sachant qu’elle est bien empêtrée dans sa guerre au Yémen, Riyad devra, cette fois encore desserrer les cordons de la bourse en Syrie. 

L’agence de presse allemande, DPA a rapporté les propos d’un responsable des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui aurait dit :

« L’Arabie saoudite projette de déployer ses mercenaires sur les frontières irako-syriennes.»

Préférant garder l’anonymat, cette source a annoncé que les FDS et les forces dirigées par le cheikh Hamidi al-Jaraba, qui sont financièrement soutenues par l’Arabie saoudite, ont créé un groupe armé pour « contrôler » les frontières irako-syriennes.

Cette source a révélé que :

« L’Arabie saoudite a fixé un salaire mensuel de 200 dollars pour chacun des effectifs de ce groupe.»

Et, d’ajouter :

« Les soutiens financiers du régime saoudien à la formation de ces troupes visent à empêcher l’infiltration « iranienne » dans les zones frontalières irako-syriennes.»

Selon M. Ahmad al-Ramadan, le directeur d’Euphrates Post, un site d’information syrien, des représentants des forces armées saoudiennes, émiraties et jordaniennes se trouvent actuellement dans la base militaire de Kharab al-Ashiq, à l’ouest de la ville d’Aïn Issa, dans la banlieue nord de Raqqa, dans l’est de la Syrie.

Le tenant de son correspondant dans la région de Habor, située sur les frontières turco-syriennes, Baladi, un site web marocain a rapporté, son côté que les Unités de protection du peuple (YPG) accompagnées des Forces Al-Sanadid, « l’Armée des braves », un groupe terroriste syrien ont commencé à s’inscrire afin d’adhérer aux troupes frontalières opérant dans la ville syrienne de Yaarabia, située sur les frontières irako-syriennes. 

Des éléments du Parti de l’union démocratique auraient creusé un fossé à Ras al-Aïn, située sur les frontières turco-syriennes et y ont transféré des pièces préfabriquées en béton. Les forces de la soi-disant coalition internationale anti-Daech dirigées par les États-Unis, ainsi que les FDS ont pris le contrôle des frontières irako-syriennes à Hassaké, à al-Tanf ainsi que dans banlieue est de Homs.

Rappelons que le 14 janvier, le département d’État américain a annoncé avoir l’intention de constituer une nouvelle « Garde-frontière », composée de 30 000 hommes, pour contrôler les frontières séparant la Syrie de la Turquie et de la vallée de l’Euphrate. 

Cette décision américaine a provoqué la colère d’Ankara qui, néanmoins, semblerait sur le point de tomber d’accord avec les Américains.

Quel sera, donc le mode d’emploi ?

Après que les FDS se soient emparées de Raqqa en octobre 2017, Thamer al-Sabhan, le ministre délégué saoudien chargé des affaires du Golfe persique s’était rendu dans la région et il avait promis aux Kurdes l’octroie d’aides financières qui serviraient à la reconstruction de la ville.

La réponse turque ne s’est pas fait attendre, en effet, 6 jours après l’annonce de la formation de l’armée kurde dans le nord de la Syrie, Ankara a lancé l’opération Rameau d’olivier, à savoir le 20 janvier 2018 contre les forces kurdes des YPG, branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Comme les masques tombent vite ! La simple annonce faite à Riyad a suffi à la Turquie pour qu’elle lance son offensive, et dans la foulée, Ankara a occupé l’enclave syrienne d’Afrin dans le nord-ouest d’Alep, sous prétexte de chasser de cette région les forces kurdes.

Rappelons que depuis le mois de septembre 2016, la Turquie mène une offensive contre le nord de la Syrie qu’elle a baptisée  » Bouclier de l’Euphrate », offensive qui lui a permis d’occuper les deux villes stratégiques syriennes que sont Jarablus et Azaz.

Selon les stratèges du Pentagone la « Garde-frontière arabe » composée d’une armée arabe régie par Riyad devrait offrir aux Américains la couverture nécessaire à leurs agissements militaires en Syrie. En l’absence du soutien d’une opinion américaine qui est foncièrement hostile à tout nouveau déploiement militaire américain au Moyen-Orient, les forces US et l’Otan agiront, cette fois-ci sous l’identité de cette Force, comme elles l’ont fait sous celle de Daech. 

Le Parti Anti Sioniste ne s’étonne guère des frauduleux et scandaleux moyens dont usent les autocrates saoudiens dans leur soumission aux ordres et désirs des arrogants américains.

Il en est de même pour les dirigeants turcs qui ne sont intéressés que par plus de pouvoir qu’ils veulent s’octroyer à des fins personnelles et viles, quelles différences avec ceux de l’Oncle Sam ?

Quand pourrons-nous voir des personnes, qui ayant la charge d’un peuple œuvreront pour son bien-être, sa sécurité, sa stabilité, pour rétablir la justice pour tous les hommes ?

Nous vivons, actuellement un tournant dans l’histoire de l’humanité et ne resteront que les hommes libres, les hommes de bonne volonté…