Première Base US en Israël : Guerre en vue ou simple précaution ?

Pour la première fois en presque soixante-dix ans d’existence, l’entité sioniste criminelle va accueillir une base américaine sur le territoire qu’elle occupe et qu’elle a dérobé aux Palestiniens.
En effet, le 20 septembre 2017 dernier, les États-Unis ont inauguré officiellement leur première base militaire dans le sud de l’entité sioniste, même si des soldats américains sont déjà présents dans le cadre de missions particulières.
Mais l’histoire de cette base est ancienne, et en réalité il s’agit d’une vieille information recyclée qui n’avait jamais filtré dans les médias en raison de la censure imposée par l’armée sioniste qui craignait des retombées politiques.

C’est en fait en novembre 2008 qu’un contingent de soldats US avait ouvert secrètement une base de radar sur un sommet de montagne dans le désert du Néguev. C’était la première fois de son histoire que l’entité sioniste acceptait une base étrangère en son sein, sous réserve que l’information ne soit pas publiée.

Cette base de radars des plus perfectionnés permettait de détecter toute attaque de missiles. Une antenne du Norad (le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, qui assure la surveillance et le contrôle de l’espace aérospatial de l’Amérique du Nord) avait été établie.
Ainsi, un radar américain de haute technologie avait été installé en 2008 au sommet de la montagne Har Keren, pour suivre le décollage de tout avion ou de missile sur 1.500 km, en donnant à l’entité sioniste entre 60 et 70 précieuses secondes supplémentaires pour réagir si l’Iran tirait un missile. L’entité coloniale israélienne possédait son propre système de radar braqué sur la République islamique, mais de portée beaucoup plus courte.
Cette installation avait été décidée par le ministre de la défense de l’époque, le criminel de guerre Ehud Barak, qui avait autorisé le déploiement du radar après approbation de son chef d’état-major, Gabi Eshkénazi, mais sans consultation des autorités politiques.
La discrétion sur cette installation résultait des craintes vis-à-vis de Moscou puisque le système permettait aux États-Unis de surveiller les avions dans le ciel du sud de la Russie. L’entité sioniste ne voulait pas se trouver dans la position de la Pologne et de la République tchèque qui avaient été rajoutés à la liste des cibles russes lorsque des systèmes de radars antimissiles et d’interception avaient été installés.

Par ailleurs, l’entité sioniste craignait aussi que le déploiement de ce radar incite encore plus Moscou à fournir à l’Iran et à la Syrie ses batteries antimissiles S-300.

Aujourd’hui compte tenu de l’implication de la Russie au Proche-Orient et sachant qu’elle a fourni des armes de haute technologie à Téhéran et Damas, il n’y a plus de raison pour l’entité sioniste de cacher l’existence de cette base.
Le général Tzvika Haimovich, chef du Commandement de la Défense aérienne sioniste, et le général de division John Gronski, commandant adjoint de la Garde nationale US, ont donc inauguré officiellement cette base militaire américaine en Palestine occupée, située au sein de l’École de défense aérienne des forces aériennes, à Bislach près de Mitzpe Ramon. Des dizaines de soldats américains y seront stationnés en permanence dans le cadre d’un groupe de travail.

Selon le général Haimovich : « Nous avons établi, pour la première fois dans l’État d’Israël, une installation militaire américaine permanente sous le drapeau américain ». Une base qui sera une zone militaire américaine, mais fonctionnera selon les lignes directrices et les règlements israéliens.

Une équipe commune permettra d’améliorer la détection, l’interception et le déploiement en défense aérienne, tout en renforçant la coopération. Selon les informations, cette «base» accueillera en permanence au moins 40 militaires de l’US European Command (US Eucom), chargés d’exploiter un radar X-Band qui permet de donner l’alerte en cas d’attaque de missiles de moyenne et longue portée.
D’une autre part, durant les semaines dernières, un bataillon israélo-américain supplémentaire a été mis sur pied afin de s’occuper du système de défense aérienne dit « Dôme d’acier », contre les missiles de courte portée, et qui aurait subi des améliorations au niveau de ses performances.
Le général Haimovich a estimé que cette base américaine, ajoutée aux nouvelles batteries du « Dôme de Fer », du système « Lance-pierres de David », des missiles Hetz et du système « Baguette Magique », constituait une protection « prodigieuse » pour l’entité sioniste criminelle.
Réagissant à cette annonce, le Mouvement de Résistance palestinien du « Djihad islamique » a décrit cette base comme une menace sérieuse qui ouvrirait la voie à une nouvelle guerre visant le peuple palestinien.

Dans un communiqué publié mardi 19 septembre dernier, le Mouvement a déclaré que « l’ouverture de la première base militaire américaine dans la Palestine occupée était une indication claire du partenariat américain complet avec l’occupation dans sa guerre et son agression contre notre peuple et notre nation ».

Les comités de Résistance palestinienne (regroupant plusieurs organisations armées de la Résistance) ont qualifié l’établissement de cette base comme une « occupation qui rend légitime la résistance contre elle », a rapporté la chaîne télévisée libanaise Al-Mayadeen.

Les comités ont expliqué dans un communiqué qu’ils se comporteront avec n’importe quelle force militaire étrangère sur le sol palestinien comme ils le font « avec l’ennemi sioniste », précisant que « la résistance contre cette présence militaire est légitime en fonction de toutes les normes et les lois internationales ».
« Les administrations américaines consécutives se sont opposées tout au long de l’histoire, aux ambitions de notre peuple, concernant son projet de libération et le balayement de l’occupation de son pays ainsi que la déclaration de son indépendance nationale » ont-ils affirmé.

L’officialisation de l’existence de cette base est un fait important, dans le sens où par cet acte, les États-Unis admettent ouvertement leur implication totale dans le projet sioniste et leur complicité avec le régime criminel de Tel-Aviv.
Cette complicité restait officieuse jusqu’à maintenant. En l’assumant officiellement, cela impliquerait une réplique américaine automatique en cas d’attaque sur l’entité sioniste.

En effet, le dévoilement de l’existence de cette base est destiné à envoyer un message fort aux forces de l’ « Axe de la Résistance » au sionisme, à savoir que toute attaque contre l’État voyou israélien sera considérée comme une attaque contre les États-Unis d’Amérique. Le concept d’ « Empire américano-sioniste » prend ici tout son sens.

Il semble donc que les Américains veuillent rassurer leur allié israélien pour lui confirmer qu’ils se tiennent à ses côtés face à l’Iran et au Hezbollah, même s’il est également possible que l’établissement de cette base puisse aussi servir à dissuader l’entité criminelle d’agir contre la République islamique, conscients des risques que toute attaque contre l’Iran pourrait faire planer sur toute la région, voire la planète entière.

Le Parti Anti Sioniste condamne l’officialisation de l’installation de cette base, qui lie le destin des États-Unis à celui de l’entité sioniste criminelle.
Nous sommes conscients depuis bien longtemps que la sécurité de l’entité coloniale israélienne est assurée par le grand frère américain, et qu’elle disparaîtrait quasi-instantanément aussitôt que ce soutien militaire cesserait.
Les citoyens américains seraient bien avisés de demander à leur administration de se désolidariser de cette entité sioniste criminelle qui semble vouloir l’entrainer à ses côtés dans une guerre d’envergure contre les forces de l’Axe de la Résistance, et qui sera certainement celle qui aboutira à son anéantissement.
Si les États-Unis participent à cette guerre, c’est la planète entière qui sera menacée.