ONU : la Palestine présidera le G77 bientôt !

Ce 16 octobre, l’Assemblée générale des Nations unies a attribué aux Palestiniens des pouvoirs légaux supplémentaires afin qu’ils puissent exercer en 2019 la présidence du Groupe des 77.

En effet, bientôt la Palestine pourra ainsi prendre la tête d’une coalition promouvant les intérêts économiques et politiques des pays en voie de développement, le G77 et ce, au grand dam des États-Unis qui ont exprimé leur vif désaccord contre ce nouveau rôle dévolu aux Palestiniens.

L’ambassadeur américain adjoint, Jonathan Cohen a déclaré devant l’Assemblée générale :

« Il est tout à fait inapproprié qu’un membre observateur représente des États à l’ONU.»

Rappelons que contrairement au Conseil de sécurité, Washington n’a pas de droit de veto pour empêcher l’adoption d’une résolution au niveau de cette Assemblée générale, car les États-Unis y ont un droit de parole et de vote à l’égal des autres membres.

Notons que sur les 193 pays composant l’ONU, 146 ont approuvé une résolution allant dans ce sens présentée par l’Égypte. Bien évidemment, comme il fallait s’y attendre, 3 pays ont voté contre : les États-Unis, l’entité sioniste d’Israël et l’Australie, tandis que 15 autres pays se sont abstenus.

Force est de constater qu’une grande symbolique accompagne ce texte bien au-delà de son enjeu juridique, sachant que les Palestiniens n’ont pas d’État et que l’administration de Donald Trump semble avoir ajourné la divulgation d’un plan de paix destiné à régler le conflit israélo-palestinien jusqu’après les élections américaines de mi-mandat en novembre prochain.

Le 27 septembre, en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU, «le Groupe des 77 et la Chine», qui en réalité comprend 134 pays au total, avait choisi la Palestine pour assumer sa présidence tournante en 2019.

Créé à l’origine pour favoriser les intérêts économiques de ses membres, le G77, la plus grosse coalition d’États en développement au sein des Nations unies est, aujourd’hui, une force de négociation non négligeable au sein de l’Organisation, notamment sur les questions budgétaires.

La Palestine avait besoin d’une résolution pour pouvoir exercer son mandat sans passer par l’intermédiaire d’un État membre de l’ONU pour chaque décision ou chaque réunion, vu que son seul statut d’observateur à l’ONU ne lui confèrait pas tous les attributs légaux pour exercer cette présidence.

Le texte de la résolution rappelle que « l’État de Palestine » est déjà «partie à de nombreux instruments conclus sous les auspices de l’Organisation des Nations unies et qu’il est membre à part entière de plusieurs institutions spécialisées et organes de l’Organisation des Nations-unies».

Selon un diplomate qui a requis l’anonymat :

Être à la tête du G77 «permettra aux Palestiniens d’obtenir une reconnaissance internationale et montrera qu’ils sont un acteur international capable de parler d’autre chose que du conflit israélo-palestinien.»

Nous tenons à féliciter, chaleureusement, les Palestiniens pour cette résolution qui leur permettra de réaliser de grandes choses et de montrer, au monde qu’ils sont performants et efficaces dans bien des domaines.

On dirait que cette résolution est une petite bouffée d’oxygène offerte par l‘Assemblée générale des Nations unies aux Palestiniens qui en ont tellement besoin.

C’est un petit pas appréciable face aux injustices que les États-Unis, l’entité sioniste infanticide d’Israël et d’autres pays font subir aux Palestiniens.

Les grandes réalisations et les grandes victoires commencent par de petites choses, c’est une question de temps et de patience…