La manœuvre du débat sur l’identité nationale

debat_identite_nationale

La manœuvre du débat sur l’identité nationale.
Le Président Sarkozy et son gouvernement viennent de lancer un débat sur l’identité nationale. On nous invite à réfléchir et à répondre à la question : « Qu’est-ce qu’être français ? ».
Qu’est-ce qu’être chômeur ou futur chômeur, SDF, sous-payé, mal-logé, trompé par la classe politique… : voilà des questions quotidiennes auxquelles les français savent répondre.
Mais alors pourquoi leur demander « Qu’est-ce qu’être français ? ». Y aurait-il urgence ? La France serait-elle au bord de la guerre ethnique ? Apparemment, non ! Alors pourquoi ce débat, et pourquoi en ce moment ?

Il y a bien-sûr, à l’approche des élections régionales, le désir de garder des électeurs pour qui cette question a été ou est toujours d’actualité, et gêner les socialistes qui préféreraient éviter le débat.
Les ministres, notamment M. Besson (ex-dirigeant du PS qui a rejoint M. Sarkozy), les élus, les médias sont mobilisés pour cette campagne. C’est le côté politicien et électoraliste de la manœuvre qui permet entre autre de faire diversion : pendant que l’on parle de l’identité nationale, on ne parle pas des problèmes quotidiens des Français.

Mais cette opération a aussi un but beaucoup plus pervers : orienter le débat pour laisser planer le soupçon sur certaines communautés et les stigmatiser par la suite. La communauté visée en priorité est la communauté musulmane (d’origine maghrébine, africaine, ou autre). Il s’agit de faire passer l’idée que l’Islam est le problème fondamental qui se pose en France aujourd’hui. On fait donc peser continuellement un soupçon sur les Français musulmans en leur demandant en permanence de justifier de leur qualité de Français. Le fait-on pour des citoyens d’une autre origine ou d’une autre religion ? La réponse est non.

Ce débat intervient également à un moment particulier, sur un fond de crise économique durable, et pour conditionner les esprits à une agression contre l’Iran. Cette agression est voulue par Israël. M. Sarkozy – qui a réintégré la France dans l’OTAN sans consultation populaire – est en Europe le partisan le plus acharné d’un affrontement avec l’Iran. Une telle guerre, si elle venait à éclater, aurait des conséquences incalculables, y compris en Europe. Alors une question vient à l’esprit : et si cette campagne avait pour but de désigner les Français musulmans comme boucs émissaires ? Dans le passé, d’autres communautés ont également été utilisées pour focaliser les haines et faire passer les guerres les plus criminelles. La question mérite d’être posée.

On observe en effet qu’une certaine catégorie de Français échappe à ce débat et n’est jamais citée. Il s’agit des sionistes qui affirment haut et fort que leur patrie est Israël et qui cherchent à entraîner notre pays dans la guerre. On aura compris que tout cela est dangereux et faussé dès le départ.
Faussé car les vraies questions ne seront pas posées. Ainsi qu’en est-il du soldat israélien Shalit : quelle est sa véritable identité nationale ? Israélien quand Tsahal gagne, ou Français quand il est fait prisonnier ? Faut-il que la France entre en guerre pour le délivrer ? Est-ce la France qui lui a demandé de faire son service militaire en Israël ?
Enfin, ce débat est dangereux car il ne peut qu’attiser les haines et la division. Peut-être est-ce le but recherché par le lobby sioniste : opposer des communautés pour leur plus grand profit. Nous sommes convaincus que les Français de toutes origines ne vont pas tomber dans ce piège.

Le Parti Anti Sioniste, quant à lui, refuse tous les communautarismes et toutes les divisions que l’ennemi cherche à encourager. Nous n’avons qu’un seul ennemi commun, c’est le lobby sioniste qui a gangrené l’Etat et la société, et qui maintenant cherche à diviser pour mieux entraîner la France dans une guerre injustifiée.

Voilà ce qu’il faut expliquer autour de vous.

Yahia Gouasmi,
Président du Parti Anti Sioniste.