Les privilégiés de la classe dirigeante française

Combien de temps encore le peuple français devra-t-il financer les dépenses exorbitantes de son gouvernement et le train de vie de sa classe politique?

À l’heure où les citoyens français sont dans la rue pour manifester leur mécontentement face à un niveau de vie de plus en plus extrême, et un pouvoir d’achat qui diminue sans cesse, il serait intéressant de s’interroger sur la raison pour laquelle nos dirigeants, soutenus par leurs prédécesseurs, ne font aucun effort pour remédier à cette situation chaotique.

Pour commencer, nous pourrions nous pencher sur le cas de nos anciens présidents de la république.

La république française compte quatre anciens présidents à la retraite : Valérie Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Selon Le Figaro, François Hollande devrait toucher 15 000 € net mensuels, soit le cumul de 4 mandats. Valéry Giscard d’Estaing serait l’ancien président de la république le plus coûteux.

D’après le blog du député du PS René Dosière, qui a enquêté, cet ancien chef de l’État coûterait chaque année 2,5 millions d’euros. Nicolas Sarkozy représente quant à lui un coût annuel de 2,2 millions d’euros alors que Jacques Chirac toucherait 1,5 million d’euros annuels.
Cela représente un total annuel de plus de 6 millions d’euros gracieusement dépensés par la république pour ses anciens présidents.

Malheureusement les dépenses ne s’arrêtent pas là…

René Dosière précise que ce budget ne prend pas en compte leur indemnité d’ancien président. Le député PS tire ses informations de demandes formulées auprès des services du Premier ministre et d’autres ministères.

Il a ainsi découvert que la résidence privée de Valérie Giscard d’Estaing mobilise 15 gendarmes à temps plein pour un coût annuel de 1,1 million d’euros, celle de Jacques Chirac mobilise six gendarmes pour 400 000 € par an, et celle de Nicolas Sarkozy représente un budget de 700 000 € par an.

En outre, Valérie Giscard d’Estaing garde à sa disposition des sous-officiers de l’armée de terre et trois sous-officiers de la Marine pour un coût total de 287 000 € par an.
Le ministère des finances a indiqué au député PS avoir également mis à la disposition des anciens présidents six agents, pour un montant total de 511 605 € par an.

Nos anciens présidents bénéficient également d’un appartement de fonction meublé et équipé avec deux personnes affectées à leur service, un véhicule avec deux chauffeurs, et plusieurs collaborateurs permanents.

Un décret paru en octobre 2016 au Journal officiel et signé par François Hollande, institue le principe de la dégressivité des moyens dévolus aux anciens présidents.

En effet, cinq ans après la fin de leur mandat, les collaborateurs mis à leur disposition passent de sept à trois, et les agents de service passent de deux à un.
La gratuité des transports sur le réseau est également révolue.

Peut-on vraiment affirmer que cette baisse des moyens accordés aux anciens présidents est significative ?

Avec tant de privilèges et d’argent public dépensé, il devient extrêmement difficile de faire croire au peuple que le gouvernement fait des efforts. Rappelons que Nicolas Sarkozy avait fait augmenter le salaire mensuel présidentiel de 170%, le faisant passer de 7 984 € à 21 300 € !

Mieux encadrée qu’auparavant, la prise en charge des anciens locataires de l’Élysée restera néanmoins une dépense impondérable. L’arrivée du jeune président Emmanuel Macron pourrait même poser un défi inédit. Si jamais il ne se représentait pas, ou s’il était battu en 2022, le contribuable devrait couvrir de nouvelles dépenses durant de nombreuses années.

Nous pourrions poursuivre avec le cas des sénateurs et des députés, et leurs odieux privilèges.

En 2017, la chambre haute et ses 348 élus ont coûté 323,5 millions d’euros à l’État, pour un budget total de 350,9 millions selon le site « MEDIAPART ».

La liste des dépenses n’est malheureusement pas terminée…

Tous les budgets ont connu « un petit serrage de boulons » ces dernières années, assure l’ancienne Sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen–Seat. Le traitement des sénateurs a été aligné sur celui des députés : 7 100,15 € d’indemnités parlementaires et 6 037,23 € de frais de mandat.
C’est cette indemnité qui fait polémique à cause de son opacité et du fait qu’elle soit non imposable.

Officiellement, elle « sert à faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat, qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l’assemblée » indique le site du Palais Bourbon.

Concrètement, son usage est à la discrétion de l’élu. Elle sert par exemple à payer le loyer de la permanence en circonscription, assumer des frais de bouche ou encore pour les frais d’habillement. Elle peut également servir à revaloriser le salaire des collaborateurs parlementaires.

Une enveloppe qui pose problème parce que son utilisation n’est pas contrôlée.

Depuis septembre 2017, après la réforme de la loi de confiance dans la vie publique, les parlementaires sont désormais obligés de justifier l’intégralité de leurs dépenses avec un système de remboursement sur justificatif.

Rappelons-nous de l’affaire François Fillion, lors de la période des élections présidentielles, qui avait été accusé d’avoir donné un emploi fictif à son épouse !

Était-il le seul ? Le peuple n’est pas dupe !

Toujours selon la sénatrice, quatre postes ont été supprimés parmi la cinquantaine de chauffeurs. Les logements de fonction, nichés dans le très beau quartier du Luxembourg, sont peu à peu reconvertis en espaces de travail avec canapé-lit en guise de pied-à-terre parisien. Les bureaux actuels, vieillots pour la plupart, n’en disposent pas, mais le Sénat rembourse les nuits d’hôtel dans une limite de 120 € par jour de séance.

Quatre postes supprimés sur une cinquantaine, peut-on qualifier ceci de « réelles économies » ?

Les élus disposent aussi de nombreux avantages en nature : matériel informatique installé dans leur bureau, forfait téléphonique, frais postaux, mais surtout frais de transports.

Amenés à se déplacer régulièrement dans leur circonscription et à Paris, ils bénéficient donc de la gratuité sur tous les réseaux et services SNCF en première classe, ainsi que sur les réseaux parisiens RATP, s’ils le souhaitent. L’assemblée met également à leur disposition une douzaine de voitures avec chauffeurs, un nombre limité de transports aériens (pour l’élu et son conjoint), des frais de taxi remboursés dans la limite d’un forfait annuel et un véhicule de fonction.

Ils peuvent aussi se faire rembourser leur réservation d’hôtel.

Des restaurants et une buvette sont à la disposition des députés, qui peuvent également prendre le repas dans les deux restaurants en libre-service. Sous certaines conditions, ils peuvent y recevoir des invités, les prestations sont alors à la charge des députés.

242 députés disposent d’une possibilité de couchage dans leur bureau. Les autres députés, qui ne sont pas sur Paris ou dans le département de la petite couronne, accèdent à l’une des 51 chambres de la résidence de l’Assemblée nationale. Si celle-ci est complète quand l’assemblée siège, ils peuvent bénéficier d’un remboursement partiel de la nuitée à l’hôtel, à Paris. Les frais de petit-déjeuner et de parking sont également intégralement remboursés.

Ils disposent aussi de plusieurs allocations : familiale, logement, garde d’enfants de moins de trois ans et allocation d’assurance mutuelle de retour à l’emploi.

Toutes ces informations ne représentent que la face visible de l’iceberg, car au vu de la nouvelle polémique sur les obsèques des députés et de leurs familles, payées par le contribuable, nous savons qu’en 2017, selon Marianne, 573 000 euros furent dépensés par le palais bourbon en frais funéraires. Il existe désormais un forfait qui s’élève à 2 350 € pour chaque député, ancien député ainsi que leurs conjoints et enfants.

À nouveau, peut-on réellement qualifier ceci de « réelles économies » ?

Concernant le cumul des mandats, le flou demeure encore.

Dans le détail, la nouvelle législation interdit à tout parlementaire, député, sénateur et député européen, d’exercer simultanément un autre mandat exécutif local, maire, adjoint au maire, président ou vice-président d’intercommunalité, de conseil général et de conseil régional. Sont donc visés par cette loi les 577 députés français, les 348 sénateurs et les 74 députés européens.

En revanche, rien ne les empêche de continuer à être conseillers municipaux, départementaux ou régionaux. Selon les calculs du journal « Libération », c’est surtout parmi les sénateurs, qui étaient d’ailleurs très réticents à cette loi, que la mise en conformité sera la plus longue : presque un tiers d’entre eux étant encore maires.

Selon Denys Pouillard, directeur de « l’Observatoire de la vie politique et parlementaire », on a assisté à de nouvelles carrières en couple. On peut désormais voir un sénateur abandonner son titre de maire, et placer son épouse candidate en tête de liste à la mairie.  Un autre peut choisir son épouse comme suppléante au Conseil Général pour ensuite y démissionner. « C’est clairement un foyer fiscal qui repose sur l’argent publique » s’indigne le directeur.

Toutes ces pratiques sont scandaleuses, mais pourtant courantes et de surcroît légales !

Nous serions donc en droit de nous demander quelles sont les autres pratiques abusives cachées par notre gouvernement ?

Quels sont les autres avantages que l’on ne nous dévoile pas ?

Nos parlementaires seraient-ils donc passés maîtres en matière de détournement de fonds du contribuable ?

Tout nous amène à penser que nos élus se jouent de nous afin d’en profiter le plus longtemps et le plus largement possible.

Le Parti Anti Sioniste dénonce les agissements scandaleux de l’État, qui fait passer ces privilèges pour des droits républicains alors qu’il s’apparente plus à une monarchie !

Le peuple doit faire des efforts à chaque nouveau président, tandis que les élus, censés représenter ce même peuple, s’enrichissent de plus en plus.

Nombre de fuites parlent de femmes de ménage, de gardes d’enfants, pressing, repas grand luxe avec invités haut de gamme dans de somptueux châteaux, factures de gaz, d’électricité, etc… réglés par le contribuable.
Il n’est donc guère surprenant de constater la grande quantité de taxes imposées au petit peuple, car il faut bien que quelqu’un paye ces dépenses considérables.

Le problème de la répartition des richesses reste entièrement posé, et tant qu’il ne sera pas réglé, de façon équitable, les Français continueront de revendiquer plus de justice sociale et moins d’inégalités.