Les diplomates de l’UE s’inquiètent de la « discrimination juridique systématique » en Cisjordanie

Le journal « Le Monde » a fait part d’un rapport confidentiel sur l’occupation israélienne en Cisjordanie, rédigé par les chefs de mission européens à Jérusalem et Ramallah.

Ce rapport, transmis en juillet 2018 fait état de la différence de traitements entre les colons et les Palestiniens se traduisant par les innombrables et intolérables injustices commises par le régime sioniste israélien sur la population.

Sachant qu’il n’y a aucune chance qu’il soit diffusé, il est destiné au service européen pour l’action extérieure et aux États membres, il demeurera donc lettres mortes à l’instar de tous les rapports similaires antérieurs, dans un bureau exigüe, il finira sûrement par prendre la poussière sur une étagère oubliée.

Les chefs de missions ayant constaté le manque de pourparlers entre Israéliens et Palestiniens depuis 2014, ils se donnent comme but de pallier aux « aspects les plus dysfonctionnels » de la vie quotidienne, pour les Palestiniens privés de leurs droits élémentaires ».

En premier lieu ce document va vérifier « la discrimination juridique systématique » qui touche les Palestiniens.

Il y est écrit que « La Cisjordanie est gouvernée par un régime juridique dual discriminatoire qui s’est, graduellement développé depuis le début de l’occupation israélienne, en Cisjordanie, en 1967 », puis dénonce le fait que « Les individus sont jugés dans des tribunaux différents, sous différentes lois, pour le même délit commis au même endroit, en fonction de leur nationalité ».

Une justice à deux poids, deux mesures

En ce qui concerne les Palestiniens, comme vous pouvez vous en douter, ils n’ont pas les mêmes droits que les Israéliens. En effet, les lois n’ont pas été changées, elles sont archaïques, datant de 1967. Il est à savoir que 2500 ordres militaires se sont ajoutés à ceux de l’époque ottomane, britannique puis jordanienne. Pour vous dire, des lois moyenâgeuses qui ne sont plus adaptées à notre époque.

Quant aux colons , eux, ils relèvent des tribunaux israéliens. D’après les indications des chefs de missions, les plus violents « peuvent agir la plupart du temps dans l’impunité ».
Donnant l’exemple d’un Israélien soupçonné d’agression afin de prouver la véracité de leurs écrit. Cet israélien sera détenu dans un poste de police, puis présenté devant un juge en vingt-quatre heures. Tandis qu’un Palestinien, lui, sera placé en détention militaire, présenté devant un juge dans les quatre-vingt-seize heures, rarement remis en liberté sous caution. Si l’affaire est sérieuse d’un point de vue sécuritaire, il restera en prison jusqu’au jugement.

Le dernier taux de condamnation connu date de 2011 : il est de 99,74 %. Afin de réduire leur peine de prison les Palestiniens n’ont comme seule alternative que d’opter pour un accord en plaidant la culpabilité, souligne le rapport : « L’écrasante majorité des Palestiniens est condamnée sans présentation de preuve à l’audience ».

La différence de traitement entre colons et Palestiniens réside dans le domaine de la construction. Les premiers sont favorisés pour obtenir des permis de construire ou pour régulariser des bâtiments illégaux. Les Palestiniens vivant en zone C (60 % de la Cisjordanie), eux, ils ne bénéficient, quasiment jamais de plans de développement urbain.

Les discriminations concernent, aussi la liberté de mouvement. En 2017, note le rapport, « 572 obstacles permanents » à cette liberté étaient enregistrés, auxquels s’ajoutaient en moyenne 327 points de contrôle mobile par mois sur les routes.

Les axes principaux sont conçus pour les colons, afin de leur permettre de rallier Jérusalem et Israël. Les Palestiniens, eux, ils ont besoin de permis pour franchir le mur de sécurité, dans le cadre d’un « système bureaucratique non transparent ». Ce deux poids, deux mesures a un impact catastrophique sur l’économie de la Cisjordanie, « petite, largement informelle et basée sur les services ».

De plus, il fait mention sur les politiques répressives de l’Autorité palestinienne : détentions arbitraires sans inculpation, usage excessif de la force contre des rassemblements pacifiques, « instrumentalisation de la justice », torture et abus…

« L’UE et les États membres devraient continuer leur réflexion sur la façon de renforcer leurs politiques pour contrecarrer les activités de colonisation », a-t-il été proposé.

Face à la sensibilité du sujet, il était prévisible de constater que cela n’aboutira à aucun changement ni amélioration en faveur des Palestiniens sachant que les États membres de l’UE ont des divergences sur le conflit israélo-palestinien et qu’il est sensible d’opter pour sanctionner l’entité sioniste.

L’UE reste figée sur l’accord d’Oslo de 1993, qui jusqu’au jour d’aujourd’hui n’a toujours pas abouti à la réalisation d’un État Palestinien.

Pour rappel : Bruxelles, la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne, eux défendent une solution à deux États qui semble impossible.

Pour le Premier ministre israélien et criminel de guerre Benyamin Netanyahu profite subtilement et ce à son avantage de ces divisions européennes.

« Les droites identitaires au pouvoir, hostiles à Bruxelles, ont une complicité politique sans précédent avec Israël ».

Netanyahu a, astucieusement convaincu les pays du « groupe de Visegrad » (Pologne, Hongrie, Slovaquie, République tchèque) d’organiser les 18 et 19 février leur prochaine réunion à Jérusalem. « Ils pourront ainsi gloser, ensemble, sur l’écart qu’entretient l’UE entre les mots et les actes ».

Il est à rappeler qu’il y a eu plusieurs rapports dénonçant la maltraitance, la souffrance, l’injustice que subissent les Palestiniens de la part des israéliens. Mais personne n’y prête l’oreille, pire s’il y a des preuves à l’appui, ce rapport est nul et non avenu, comme ce rapport, de décembre 2017 accusant l’entité sioniste d’Israël d’apartheid, a dû être abandonné suite aux pressions exercées par Israël et les État-Unis, et à cause duquel la secrétaire générale adjointe des Nations unies, de l’époque, Rima Khalaf, avait démissionné.

 

Le Parti Anti Sioniste ne s’étonne point de voir que tant de rapports prouvant la, les crimes et les horreurs commises par le régime sioniste israélien, se voient jetés aux oubliettes laissant le peuple Palestinien entre les griffes de leurs bourreaux sanguinaires.
Existe-t-il une loi interdisant à quiconque d’établir un rapport répertoriant les injustices que subit un peuple ?
Existe-t-il un texte de loi quelconque donnant à l’entité sioniste d’Israël le droit de commettre toutes ces injustices sans en être punie ni même inquiétée ?
Qui ou qu’est-ce qui donne autant de droits à ces sionistes criminels, tueurs d’enfants ? D’où détiennent-ils autant de pouvoir d’action ? Qu’est-ce qui les rend intouchables ?
Usurpation, vole, violence, injustices, colonisation, barbaries, meurtres…tant de crimes qui représentent très bien ce qu’est l’entité sioniste d’Israël.
Le plus incompréhensible c’est que ceux qui prouvent et dénoncent les horreurs que subit le peuple palestinien soient contraints de présenter leur démission à cause des pressions exercées par Israël et les États-Unis, ce qui prouve à quel point l’ONU a les mains et pieds liés et que ce soit elle ou n’importe quelle autre institution internationale sensée protéger, aider et secourir les populations civiles ne décident de RIEN et n’ont aucune utilité au final.