Le Venezuela snobe le dollar pour d’autres devises

Dans un contexte de crise monétaire agrémentée par de nombreuses pressions internationales, le 17 août 2018, M. Nicolas Maduro, président vénézuélien avait annoncé un plan de rétablissement de l’économie de son pays.

Face au déséquilibre entre le prix des biens de consommation et les coûts de production, il avait, entre autres déploré que «tous les prix soient dollarisés», s’engageant, ainsi à viser un « processus d’ajustement équilibré et juste » sur la base des schémas internationaux et « avec l’indexation sur le Petro ».

Aussi, le 20 août 2018, le bolivar souverain est-il entré en vigueur devenant, officiellement la nouvelle devise nationale. Il a été annoncé au taux de 1 bolivar souverain pour 100.000 bolivars forts. C’est ce mécanisme que la presse francophone avait résume de manière légèrement moqueuse en écrivant que Nicolas Maduro a «supprimé cinq zéros».

Pour compenser cette surévaluation mécanique, la banque centrale vénézuélienne avait, alors annoncé qu’elle dévaluait de 96% la valeur de la nouvelle monnaie. Le nouveau taux étant, donc de 60 bolivars souverains pour un dollar (le précédent taux équivalant à quelque 2,48 bolivars souverains pour un dollar). Aussi spectaculaire soit-elle, il ne s’agit donc pas d’une brutale dévaluation entreprise en toute catastrophe par le Venezuela, comme le laissaient entendre de nombreux titres dans la presse…

De son côté, M. Tareck El Aissami, ministre vénézuélien de l’Industrie et de la Production nationale, a déclaré, le 16 octobre que les sanctions économiques infligées à Caracas par Washington empêchaient son pays de continuer à utiliser le dollar sur le marché national.

De ce fait, il a annoncé que «les transactions du marché national» seraient dorénavant référencées en euros, en yuans et en d’autres monnaies convertibles.

Il a précisé que :

« Ces nouveaux référencements incluront les enchères effectuées sur le Dicom (le système complémentaire de changes flottants vénézuélien).»

Tareck El Aissami a expliqué que toutes les banques privées basées au Venezuela étaient obligées de participer au Dicom, la plateforme monétaire qui intègre le Venezuela dans le système international de changes flottants (celui-ci déterminant le comportement des monnaies entre elles sur les marchés internationaux).

Dans le cadre de cette annonce, Tareck El Aissami a déploré « la folie de l’impérialisme» américain, expliquant comment, selon lui, le blocus financier qui frappe le Venezuela affectait directement les secteurs public et privé de son pays, particulièrement l’industrie pharmaceutique et l’agriculture.

En effet, le 21 septembre 2018, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo annonçait que les États-Unis s’apprêtaient à mettre en place « une série d’actions » imminentes afin d’accroître la pression contre Caracas.

Le Parti Anti Sioniste encourage et soutient, énergiquement toutes les initiatives et tous les efforts entrepris par les dirigeants vénézuéliens afin de relever et renforcer leur économie et souhaitons-le, sortir leur pays des crises imposées par l’Arrogance internationale.

Nous les encourageons, également à tenir bon et à ne surtout pas déroger d’un iota de la ligne de conduite et des idéaux de la révolution bolivarienne pour faire face à l’impérialisme occidental, qui cupide, vorace et imminemment égocentrique plonge les économies des pays dans la détresse pour les spolier de leurs richesses.

Nous pensons que les immenses ressources dont dispose notre belle planète reviennent de droit à toute l’humanité qui doit en bénéficier équitablement. Sous aucun prétexte de quelle nature qu’il soit, une entité ou encore moins, une élite ne peut faire main basse sur ces richesses et se les accaparer. Elle appartiennent à tous les hommes qui doivent en jouir chacun à son niveau…