Le refus de Kim Jong-un

Le président nord-coréen, Kim Jong-un, et le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, se sont accordés sur les étapes de la dénucléarisation de la Corée du Nord, selon l’administration sud-coréenne.

En effet, lors de la visite officielle de Mike Pompeo à Pyongyang, les représentants américains et nord-coréens ont convenu de créer un groupe conjoint de travail sur les questions de dénucléarisation et ont discuté des prochaines étapes de ce processus.

A l’issue de sa rencontre avec Mike Pompeo, une déclaration de l’administration du président de la République de la Corée du Sud Moon Jae-in indique que :

« La Corée du Nord et les États-Unis formeront un groupe qui étudiera les questions de la dénucléarisation de la péninsule coréenne et la possibilité d’organiser un nouveau sommet des chefs d’État américain et nord-coréen.»

Rappelons qu’un accord sur la dénucléarisation de la Corée du Nord est intervenu lors de la rencontre du 12 juin dernier, à Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-un. Pyongyang s’est dit prêt à une dénucléarisation complète de la péninsule de Corée et de son côté,Washington s’est engagé à accorder des garanties de sécurité à la Corée du Nord. Toutefois, les deux pays n’ont pas concrétisé leurs projets dans le communiqué final.

Cependant, nous apprenons que le dirigeant nord-coréen aurait refusé la permission à Mike Pompeo de consulter la liste des sites nucléaires nord-coréens avant la signature du traité de paix, qui doit remplacer l’armistice qui a mis fin aux hostilités sur la péninsule à l’issue de la guerre de Corée (1950-53), rapporte le journal japonais Yomiuri shinbun, citant des sources anonymes.

Kim Jong-un argue que la dénucléarisation demande, avant tout, des relations de confiance entre Washington et Pyongyang, ce qui est bien loin d’être le cas, selon la presse japonaise.

Toujours selon ces sources, répondant à Pompeo désireux de consulter la liste recensant au moins partiellement les sites nucléaires, le dirigeant nord-coréen aurait affirmé que :

« Dans les conditions de manque de confiance, même si la liste était présentée, les États-Unis ne l’auraient pas cru.»

Et, d’ajouter :

« Il pourrait s’avérer que les données seront à nouveau demandées. Cela ouvrirait alors un débat animé.»

Toujours est-il que la nouvelle entrevue entre Kim Jong-un et Donald Trump, qui «n’est pas très lointaine», ne se déroulera, « probablement » pas dans la cité-État asiatique, affirmait le Président américain, précisant qu’elle pourrait «éventuellement» avoir lieu sur le territoire américain ou nord-coréen.

La Corée du Sud a annoncé dimanche 14 octobre que le sommet entre les deux hommes se tiendrait «le plus tôt possible.»

La dénucléarisation en elle-même est une excellente chose car elle signifie la réduction du nombre des armes nucléaires qui, sur Terre, ne font que nuire à la vie sous toutes ses formes, et ce, de manière irréversible.

Néanmoins, ce concept doit s’appliquer à toutes les nations possédant ces redoutables armes. Pourquoi demander la dénucléarisation à un pays plutôt qu’à un autre sachant que l’usage est le même pour tous ceux qui y ont recours ?

L’humanité n’a nul besoin de toutes ces armes nucléaires. Ce dont elle a besoin c’est d’utiliser cette énergie à des fins médicales pour apporter à l’homme les soins dont il a grandement besoin.