Le Levothyrox de nouveau au cœur de l’actualité

Ce substitut hormonal, qui remplace la Thyroxine naturelle lorsque celle-ci n’est plus sécrétée en quantité suffisante par la thyroïde, utilisé par plus de 3 millions de personnes souffrant d’hypothyroïdie, fait de nouveau parler de lui.

Petit retour en arrière : en mars 2017, les laboratoires Merck changent la formule du médicament sans en avertir les patients. Trois mois plus tard, des malades se plaignent d’effets indésirables : chutes de cheveux, fatigue, maux de tête, vertiges, douleurs articulaires et musculaires.

Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, a déclaré sur RTL que 200 000 personnes étaient concernées par ces effets indésirables (une pétition a été postée en ligne par des patients) alors que les enquêteurs de pharmacovigilance ont signalé 9 000 cas seulement.

« Nous faisons face à un vrai scandale sanitaire qui touche des centaines de milliers de personnes en France. Des études ont montré la nocivité du Levothyrox nouvelle formule, mais les autorités restent sourdes à la souffrance des gens. Et en France, contrairement à d’autres pays européens, il n’y a pas d’alternative au Levothyrox », explique encore Martine Arz, membre d’un collectif breton de patients, le « Levo NF Breizh ».

Aujourd’hui, le Levothyrox est au cœur des préoccupations. Il s’avère que certains passages d’un document demandé par maître Emmanuel Ludot, avocat de plusieurs malades victimes d’effets indésirables, ont été effacés au nom de la nouvelle directive sur le secret des affaires.

Interrogé par RT France, l’avocat s’insurge en précisant que l’utilisation de la loi sur le secret des affaires dissimule des infos que les malades sont en droit d’attendre.

En février 2018, l’avocat avait fait une demande à l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits (ANSM) afin d’obtenir une copie de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du Levothyrox.
Après 6 mois d’attente et une nouvelle loi mise en place, le document est arrivé incomplet.

Rappelons que l’ ANSM s’est substituée le 1er mai 2012 à l’Agence française de sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé (Afssaps) dont elle a repris les missions, droits et obligations.

Il est utile de savoir que cette agence est financée à 80% par les taxes payées par les laboratoires, notamment celle prélevée pour l’autorisation de mise sur le marché d’un produit.

Attendre six mois pour envoyer un document aussi important est déjà scandaleux, mais oser le charcuter au point qu’il ne comporte aucun renseignement utile comme la raison du changement de la formule, le lieu de fabrication ni même celui qui fabrique le principe actif, dépasse l’entendement.

En quoi ces informations porteraient atteinte au secret des affaires ?

Ainsi, le gouvernement et l’agence du médicament osent affirmer que le secret des affaires prime sur la santé publique, et cela n’étonne personne…

Il est clair que la politique sanitaire de notre pays est sous la coupe du lobby du médicament, un lobby ultra-puissant au budget dépassant de loin celui de la France, et pour qui la santé de nos concitoyens passe bien après les considérations commerciales et économiques.

Quant à l’état et aux responsables politiques élus censés nous protéger, nous constatons une fois de plus de quel côté ils se placent.

Que risquent les malades si l’industrie pharmaceutique est en mesure de manier la loi comme bon lui semble ?
Quels seront leurs recours ?

Le Parti Anti Sioniste dénonce ces pratiques qui visent à maintenir la population dans l’ignorance de problématiques qui les touchent de près, sous couvert de nouvelles lois qui ne visent qu’à protéger les intérêts des groupes financiers.

Ces informations cachées au public prouvent une fois de plus que les intérêts commerciaux des lobbies pharmaceutiques prédominent sur la santé des citoyens français.

Il est encore une fois évident que la solution ne viendra pas des services de l’État, censés pourtant protéger les populations, mais plutôt d’actions individuelles et de la prise de conscience des populations sur cette réalité.

En effet, dans le cadre des scandales sanitaires successifs, ce sont à chaque fois les victimes qui ont dû saisir la justice pour faire reconnaître leurs droits et pour informer les autres patients.

 Quant à l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits (ANSM), il est intéressant de savoir qu’elle n’a jamais signalé aucun scandale sanitaire jusqu’à présent….CQFD.