Le Hamas renforce ses liens avec l’Axe de la Résistance

Au moment où la plupart des pays arabo-musulmans normalisent leurs relations avec le régime criminel israélien, le Hamas renforce de son côté ses liens avec l’Iran et le Hezbollah, tout en consultant la Russie et la Chine, afin de contrer le plan de paix du président Trump, le « deal du siècle ».

Cette relation avait été mise à mal après la rupture des relations entre le Hamas et le gouvernement syrien en 2011, dès le début de la guerre en Syrie, et le choix du mouvement palestinien de soutenir les forces armées opposées à Damas, avant de s’apercevoir que celles-ci étaient téléguidées par Washington et Tel-Aviv en vue de briser l’Axe de la Résistance et de liquider la cause palestinienne.

Ces liens, qui s’étaient distendus, ont été par la suite renoués, notamment après l’élection d’Ismaël Haniyeh à la tête du mouvement palestinien au mois de mai 2017, qui avait été saluée par l’incontournable commandant de la redoutable force Al-Qods des Gardiens de la Révolution iranienne, le Général Soleimani.

« Nous espérons renforcer nos liens avec le Hamas, l’allié de l’ « Axe de la Résistance », capable de remettre la question palestinienne à l’ordre du jour. À cette fin, nous comptons sur vos efforts pour placer les Palestiniens au sommet de la lutte mondiale des musulmans », avait alors affirmé le légendaire stratège.

De son côté, le nouveau chef du Hamas avait adressé une lettre au guide suprême iranien, Seyyed Ali Khamenei, en janvier dernier, dans laquelle il assurait que « tout le peuple palestinien accordait une grande valeur aux  positions de l’Iran envers la question palestinienne ».

Et d’ajouter, en s’adressant au Guide, « nul doute, que l’Iran et vos directives ont contribué à renforcer la force des Moudjahidines et la résistance en Palestine ».

Le dirigeant palestinien avait également, dans cette missive, mis l’accent sur les différents aspects du grand complot tramé par l’empire américano-sioniste contre Jérusalem occupée et le peuple palestinien, qui consistait à provoquer l’effondrement de Gaza en tant que forteresse de la résistance anti-israélienne et à développer le processus de normalisation des relations des régimes rétrogrades de la région avec le régime sioniste.

L’Ayatollah Khamenei avait répondu à cette lettre en insistant sur la position immuable de la République islamique d’Iran pour soutenir la Palestine et les combattants de la Résistance palestinienne. Le Guide suprême y avait affirmé que le règlement de la question palestinienne serait possible par le renforcement du camp des combattants de la Résistance afin de donner de l’élan au combat contre les occupants israéliens et leurs alliés.

Désigné pour diriger le Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, qui incarne le courant rejetant toute concession politique à l’occupant et préconisant la lutte armée comme seule solution possible, a confirmé en août dernier, ce renouveau des relations avec Téhéran.

« Les relations avec l’Iran sont excellentes et l’Iran est le premier fournisseur d’armes et de fonds aux Brigades Ezzedine al Qassam [branche militaire du Hamas] », avait en effet affirmé Yahya Sinwar, lors d’une de ses rares apparitions médiatiques.

« Les relations se rétablissent et retrouvent leur niveau d’avant », avait encore insisté cet ancien commandant des Brigades Ezzedine al Qassam.

Musa Abu Marzouk, haut responsable du Hamas, a par ailleurs déclaré au mois de mars dernier que les relations de son mouvement avec l’Iran étaient « excellentes », tout en affirmant que les liens entre le Hamas et la République islamique étaient « désormais proches du point où elles étaient avant l’éruption de la guerre en Syrie ».

« L’Iran a aidé le Hamas à une époque où beaucoup d’autres n’avaient pas réussi à le faire », a indiqué le responsable palestinien, en référence à l’aide financière et militaire fournie par les Iraniens au mouvement de résistance palestinien.

Après moult désillusions et trahisons de la part de pays sensés le soutenir, le Hamas s’est rendu compte qu’il ne pouvait compter que sur l’Axe de la Résistance, dont la lutte pour la libération du peuple palestinien est constitutive de son ADN.

À l’heure où la quasi-totalité des pays arabes lui tournent le dos, le mouvement de résistance islamique a pris conscience que seuls l’Iran et le Hezbollah étaient en mesure de le soutenir pour contrer ce nouveau projet diabolique américano-sioniste de deal du siècle, visant à imposer au peuple palestinien un nouveau plan de paix qui ne serait qu’une énième escroquerie mais qui serait le prétexte à tous les pays arabes de la région pour normaliser leur relation avec l’entité infanticide israélienne.

Prenant conscience de ce complot, les forces de la résistance palestinienne ont compris que seule une harmonie sans faille avec l’Axe de la Résistance pourrait contrecarrer ce deal.

 

Le parti anti sioniste ne peut que se réjouir de cette unité retrouvée entre le Hamas et l’axe Iran/Hezbollah, qui permet à la lutte pour l’indépendance de la Palestine de se renforcer face aux plans maléfiques de l’axe du mal américano-sioniste, jamais à court de complots.

La menace est grave face à ce « deal » qui n’est en réalité qu’un dictat dont le but est de mettre un terme à la question palestinienne et de remettre la sainte ville de Jérusalem et ses lieux sacrés au régime usurpateur israélien.

Mais quels que soient les complots ourdis par les sionistes et leurs alliés/vassaux, nous sommes fermement convaincus que Jérusalem et toute la Palestine occupée seront bientôt restitués à leurs habitants légitimes.