Le Conseil de l’Europe appelle Israël à protéger les droits des mineurs palestiniens !

Dénonçant les mauvais traitements infligés aux mineurs palestiniens par l’armée israélienne, un rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) affirme dans un texte qu’elle a voté que :

« Les mauvais traitements des mineurs palestiniens dans le système de détention militaire israélien sont répandus, systématiques et institutionnalisés.»

L’organisation estime qu’ils sont «contraires à la loi israélienne elle-même !»

Une résolution, qui a été débattue et votée ce 9 octobre, à Strasbourg par l’APCE a fait suite à ce texte. Elle se fonde sur de nombreux documents et rapports de plusieurs agences des Nations unies tels le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) ainsi que de différentes ONG.

En effet, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se rend, régulièrement dans les lieux de détention des Palestiniens en Israël. Il s’avère qu’au cours des 430 visites qu’il a effectuées en 2017, le CICR a, également eu des entretiens individuels avec plus de 200 mineurs.

« Plus des deux tiers des enfants jurent avoir subi une forme de violence physique à la suite de leur arrestation et/ou des violences verbales […] et avoir été arrêtés sans que leurs parents aient été informés des motifs de leur détention

L’assemblée générale du Conseil de l’Europe recommande « de mettre fin à toutes les formes d’abus physiques psychologiques», notamment les tactiques coercitives « pour obliger les mineurs à avouer ou à signer des aveux dans une langue qu’ils ne comprennent pas et de prendre des mesures pour prévenir ces abus».

Le rapport souligne que les principales formes de mauvais traitements et de violations des droits de l’enfant dont il est fait état dans les déclarations sous serment recueillies par l’UNICEF et ses partenaires et, transmises au Conseil de l’Europe sont « contraires à la loi israélienne elle-même » ainsi qu’aux normes internationales relatives aux droits humains.

Rappelons que l’UNICEF a estimé qu’en 2017, entre 500 et 700 mineurs palestiniens, y compris des jeunes filles ont été détenus dans des prisons en Palestine occupée et poursuivis par des tribunaux militaires. 

Selon la même source, au cours des 3 dernières années, près de 1400 mineurs palestiniens ont été poursuivis devant les juridictions militaires spéciales. Fin décembre 2017, selon les chiffres des services pénitentiaires israéliens, le nombre des mineurs palestiniens détenus dans les prisons israéliennes avait augmenté de 73% par rapport à la période 2012-2015. Le rapport dénonce tout spécialement les opérations d’arrestation nocturnes au cours de raids menés au domicile des parents et qui représentent entre 25% et 45% des cas, avec pour conséquence des enfants «terrifiés et épuisés», privés de la présence d’un avocat ou de l’un des parents.

Et, le rapport de l’UNICEF de conclure :

« La violence physique et psychologique subie par les mineurs palestiniens dans le système judiciaire israélien doit cesser.»

Pour que l’armée la plus démoniaque au monde cesse d’exercer sa violence sur les enfants innocents palestiniens, il faut plus que des recommandations ou de l’indignation exprimées par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, l’UNICEF ou le CICR. Il est fort louable de dénoncer ces innommables crimes mais cela reste tellement insuffisant puisque cette violence se poursuit et pire elle s’accélère.

Nous nous demandons quelles mesures sérieuses les institutions internationales ou les gouvernements « puissants », qui ont le pouvoir d’agir, ont prises pour contraindre les dirigeants de l’entité criminelle infanticide d’Israël à cesser de tourmenter et d’importuner des enfants qui ne demandent qu’à vivre leur enfance chez eux, dans leur familles, dans leur pays.

« Celui qui laisse passer une injustice ouvre la porte à la suivante. »