Le Congrès propose le recours à l’option militaire contre la Russie

Le Centre de recherche du Congrès américain propose le recours à l’option militaire contre la Russie.

Selon l’agence de presse russe Sputnik, un rapport mis à jour du Centre de recherche du Congrès US propose l’option militaire contre la Russie, apparemment à cause des « violations » du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).

Toutefois, comme l’ont souligné à maintes reprises les responsables russes, aucun élément de preuve à l’appui de telles allégations n’a été fourni par les USA.

À en croire les analystes, la partie américaine examine maintenant diverses options pour réduire les menaces. En même temps, l’émergence d’un nouveau missile de croisière russe qui, selon les États-Unis, constitue une violation des termes du Traité de non-prolifération, est dangereuse.

 «Le Congrès américain peut également envisager des initiatives législatives en vue de l’adoption par les États-Unis de mesures de rétorsion de nature militaire, ainsi que de mesures appuyant d’autres options diplomatiques», indique le rapport.

«Ces options comprennent des mesures de nature militaire (tels que le développement et le déploiement de nouveaux missiles de croisière à têtes nucléaires ou de nouvelles armes non nucléaires), des démarches diplomatiques, ainsi que des consultations avec les alliés des États-Unis», lit-on dans le rapport.

 

Toutefois, comme il est indiqué dans le document, même avec les nouveaux missiles américains à portée intermédiaire, il sera extrêmement difficile pour Washington de trouver un pays allié en Europe ou en Asie, qui accepterait d’héberger de tels missiles sur son territoire.

« De nombreux alliés américains en Europe seront probablement encore moins enclins à favoriser le déploiement de nouvelles armes nucléaires, étant donné les appels lancés récemment par un certain nombre de pays européens au retrait d’environ 200 missiles nucléaires américains restant sur le continent », selon le rapport .

Début décembre, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que la Russie disposait de deux mois pour «revenir au respect» du Traité sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Il a ajouté que dans le cas contraire, Washington suspendrait la réalisation de ses engagements dans le cadre du traité.

La Russie a déclaré à plusieurs reprises qu’elle accomplissait ses responsabilités dans le cadre du Traité FNI.

Le ministre russe des Affaires étrangères a en outre fait remarquer que Moscou avait des questions à poser à Washington. La partie russe souligne que les États-Unis déploient sur terre, notamment sur leurs bases militaires en Roumanie et en Pologne, des installations capables de lancer des missiles de croisière de type Tomahawk, ce qui est interdit selon le Traité.

La Russie a également souligné le fait que Washington développait des drones d’attaque et finançait des recherches sur la création d’un missile de croisière basé au sol.