Le 5-FU, le silence des lobbies et la passivité de l’état

Chaque année en France, 200 patients atteints d’un cancer meurent, non pas à cause de leur maladie, mais à cause d’un médicament anticancéreux, le 5-Fluorouracile (5-FU).

En effet, chez certains patients, qui présentent un déficit total ou partiel d’une enzyme particulière, les effets toxiques du 5-FU sont décuplés.

Des tests existent pourtant pour dépister les patients à risque, mais jusqu’à récemment, certains hôpitaux et oncologues ne les pratiquaient pas. À l’heure actuelle, la détection systématique du déficit en DPD n’est recommandée dans aucun pays, ce qui est très étonnant.

Dans une note adressée récemment aux professionnels de santé, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’est contentée de rappeler l’existence des tests, sans pour autant les rendre obligatoires, invoquant un manque « de consensus […] sur les modalités de dépistage ». L’Institut national du cancer (Inca) a indiqué qu’une évaluation scientifique indépendante des différents tests a été lancée afin d’identifier quels sont les plus pertinents. Les conclusions devraient être rendues dans les prochaines semaines.

Utilisé depuis plus de soixante ans, le 5-Fluoro-Uracile (5-FU) est l’un des médicaments les plus prescrits dans le traitement des tumeurs cancéreuses.

Selon un bilan réalisé par le centre régional de pharmacovigilance de Marseille, des effets indésirables graves liés au 5-FU ont été observés chez 1505 personnes entre 2005 et 2015 en France. Parmi elles, 133 sont décédées après avoir reçu le traitement, et 155 ont eu leur pronostic vital engagé.

En multipliant par 5 (équivalent à 50 années de chimiothérapie), plus de 7500 personnes sont devenues beaucoup plus malades qu’auparavant, au moins 1000 personnes en sont mortes, et environ 800 personnes ont un pronostic vital engagé.

Le 5-FU est un médicament très puissant. En empêchant la synthèse d’ADN au sein des cellules à division rapide, cancéreuses ou non, il les condamne à une mort certaine. Parmi les effets indésirables recensés, figurent des atteintes hématologiques (diminution du nombre de plaquettes et de cellules immunitaires dans le sang), digestives (diarrhées, vomissements) ou encore des troubles cardiaques. Ces effets graves seraient constatés chez 15% à 40% des patients qui reçoivent du 5-FU.

Il se trouve que la plupart de ces intoxications au 5-FU auraient pu être évitées. En effet, la principale cause de ces toxicités sévères est connue depuis les années 1990. Il s’agit du manque ou de l’absence d’une enzyme, la dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD), chargée d’inactiver le 5-FU au niveau du foie.

Mais pour les personnes qui ont un déficit, la dose standard de 5-FU qui leur est administrée est trop importante par rapport à celle qu’elles doivent recevoir, ce qui induit une toxicité pouvant être fatale. En clair, administrer du 5-FU à un patient, sans savoir s’il possède ou non l’enzyme, revient à jouer à la roulette russe.

Le test nécessite une simple prise de sang 10 jours avant le traitement. Il est effectué dans de nombreux laboratoires dans toute la France, mais il n’est pas obligatoire, malgré des décès réguliers provoqués par le 5-FU sur des personnes déficitaires en DPD.

En attendant qu’une décision soit prise, il est vital d’avertir tout le monde du danger encouru par une prescription aveugle des chimiothérapies à base de 5-FU.

Chaque patient a le droit d’exiger une demande de test de dépistage et une chimiothérapie adaptée aux résultats du test.

La négligence de nombreux prescripteurs de chimiothérapie conduit chaque année des centaines de malades à une mort rapide. Il est donc urgent d’imposer cette analyse aux praticiens.

 

Le Parti Anti Sioniste s’étonne qu’un problème pouvant être facilement résolu en pratiquant les tests adéquats, ait mis autant de temps à être révélé.

Pourquoi avoir attendu près de trente années pour tenter de remédier à cela, et encore, aucune décision n’est prise pour le moment.

La réponse se trouve certainement et une fois de plus dans l’influence du lobby pharmaceutique sur notre système de santé, une influence qui place encore et toujours les intérêts financiers au-dessus de la santé des patients.

Heureusement qu’il existe de nombreux médecins intègres, conscients de ces dérives inacceptables et qui tentent, au risque de mettre leur carrière en péril, d’alerter une opinion livrée à elle-même et qui ne trouve du soutien et de l’intérêt que chez quelques rares thérapeutes qui gardent leur indépendance vis-à-vis des lobbies surpuissants du médicament.