Le 25 décembre, la frappe israélienne contre Damas a tourné au fiasco

Les missiles S-200 ont surpris Israël.

Noël 2018 n’a pas été trop clément pour Israël, car ce qui s’est produit le 25 décembre au cœur de l’entité israélienne, surtout dans la région de Haïfa, reste un retentissant échec.

Quelques heures après la frappe aux CBU-39 contre la banlieue ouest de Damas, les médias israéliens ont unanimement reconnu qu’un missile syrien avait touché des dizaines de localités, dont les plus importantes sont Hadera, Césarée, Zichon Yacov, Or Akiva et Binyamina, où vivent près d’un quart de million de colons qui ont tous ressenti un mini séisme lors de l’explosion du missile suivie d’incendies dans la zone atteinte.

Le commandement militaire israélien a été contraint de reconnaître publiquement la confusion qu’a causée ce mystérieux missile, ne sachant pas s’il s’agissait d’un missile de défense aérienne qui aurait intercepté les avions israéliens ou d’un missile sol-sol porteur d’un message militaire à Israël.

Mais l’énigme a fini par être percée : à en croire les médias israéliens, le missile qui a visé Haïfa serait un SA-5, soit une variante du S-200.

Et il a été porteur de ce message russe :

Tout futur raid israélien aura pour « riposte» ce type de missiles à l’avenir, non pas tant pour intercepter les avions agresseurs que pour atteindre la profondeur stratégique d’Israël.

Car l’engin, capable de percer la DCA israélienne, peut en outre et en cas de l’échec de l’interception, poursuivre sa trajectoire pour s’abattre sur la cible ennemie.

Et c’est ce qui s’est produit le 25 décembre dernier quand les chasseurs israéliens croyant pouvoir provoquer le tir des S-300 syriens afin de les localiser, ont tiré rageusement et depuis le ciel libanais des dizaines de missiles intelligents GBU-39 sur la banlieue ouest de Damas.

Mais l’attaque a tourné au fiasco : le S-300 n’est pas tombé dans le piège tandis que Haïfa a subi de plein fouet le tir d’un missile sol-air SA-5, transformé à l’occasion en missile sol-sol. Le soir de Noël donc, Israël a perdu un autre de ses leviers, dit le facteur « surprise » : ses GBU-39 ont été tirés depuis ses F-35 et sous l’oeil scrutateur des radars et autres engins adverses et sans que la Syrie et son allié russe décident, comme le souhaitait le QG de l’armée israélienne, de riposter par des S-300.

C’est trop pour une armée de l’air israélienne qui prétend vouloir se défendre seule, si jamais les États-Unis se retirent de la Syrie.

En attendant, un gros mensonge à titre de consolation : dans la foulée de la défaite, les médias israéliens ont prétendu que le raid israélien avait tué le commandant en chef de la force Qods, le général Ghassem Soleimani : quelques heures plus tard ce dernier participait à une cérémonie commémorative à Téhéran …