La ministre de la Justice cède aux pressions sionistes

Encore un triste exemple de la mainmise sioniste sur nos responsables politiques, qui n’en finissent plus de se coucher face aux injonctions de Tel-Aviv.

En effet, on apprend que notre « indépendante » ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a finalement renoncé à présider, comme cela était prévu, la remise du prix des droits de l’homme, le 10 décembre dernier à Paris, car le jury avait décidé cette année de remettre l’un des prix à deux ONG, israélienne et palestinienne, « B’Tselem » et l’association « Al-Haq », afin d’honorer et de récompenser leur travail de documentation sur l’occupation israélienne.

Fondée en 1979, Al-Haq, recense depuis quarante ans les cas de violations des droits de l’homme du conflit israélo-palestinien. Elle produit ensuite des rapports et des études juridiques détaillés, pour demander réparation. « C’est un grand honneur pour Al-Haq de recevoir ce prix prestigieux avec nos collègues de B’Tselem, qui sont nos partenaires dans la lutte pour la justice et un avenir meilleur, sans oppression et sans occupation », a réagi le directeur de l’association, Shawan Jabarin, emprisonné à plusieurs reprises en Israël et accusé – sans preuves – par les autorités d’être un membre du Front populaire de Libération de la Palestine, classé sur la liste des organisations terroristes de nombreux pays du globe. « Ensemble, nous travaillons à mettre fin à la culture de l’impunité afin que les Palestiniens puissent jouir pleinement de leurs droits humains », a ajouté l’activiste.

Créée en 1989 par des universitaires, journalistes et membres de la Knesset, B’Tselem entend « raconter la réalité de l’occupation israélienne », en documentant le comportement de soldats et des colons israéliens installés en Cisjordanie. En octobre dernier, l’activiste avait signé une tribune remarquée devant les Nations unies, dans laquelle il reprochait au gouvernement israélien « d’inciter à la haine ». « C’est un honneur particulièrement spécial de recevoir ce prix, avec nos collègues d’Al-Haq. Nous partageons les mêmes valeurs et la même prise de conscience : ce n’est qu’en mettant fin à l’occupation qu’un avenir fondé sur les droits de l’homme, l’égalité et la liberté pourra exister », a renchéri Hagai El-Ad.

Ce revirement de Mme Belloubet est à mettre en relation avec l’influence des réseaux « pro-Israël », comme l’affirme le journal « le Monde » qui explique que cela « a coïncidé avec une campagne de pressions exercées en Israël par des responsables de la droite, et en France, par les organisations juives. Jusqu’au dernier moment, elle a visé à empêcher la présence d’un représentant du gouvernement français ».

D’ailleurs, aucun membre du gouvernement n’était présent à cette remise de prix.

Le journal ajoute une précision de taille : « Cette absence à cette cérémonie est en soi exceptionnelle, seulement constatée deux fois en trente ans ».

 L’identité des deux lauréats, quand elle fut révélée, avait suscité la polémique, et la propagande sioniste avait alors sorti l’artillerie lourde, selon sa méthode habituelle : l’ambassade d’Israël en France se disant « choquée » que le prix des droits de l’homme décerné par les autorités françaises puisse être remis à l’organisation palestinienne Al Haq « qui prône ouvertement le boycott d’Israël ». Plusieurs personnalités politiques israéliennes avaient également fait entendre leur mécontentement, comme Michael Oren, député Koulanou, qui a Twitté : « La France attribue la plus haute récompense aux organisations B’Tselem et al-Haq qui accusent Israël d’apartheid, nous délégitiment au niveau international, défendent le terrorisme et soutiennent le BDS. Honte à la France ».

Il semblerait d’après le quotidien français qu’un homme aurait joué un rôle important dans le renoncement de la garde des Sceaux : l’inénarrable député Meyer Habib (UDI), élu de la 8ème circonscription des Français de l’étranger et grand ami du Premier ministre et criminel de guerre Benyamin Netanyahou. « J’ai honte pour mon pays, qui loin d’assumer ses responsabilités, jette de l’huile sur le feu, attise la haine et encourage la radicalisation antisioniste », a dit le député le 5 décembre, évoquant un « geste clairement hostile en direction d’Israël ».

De son côté, le CRIF, la toute puissante organisation sioniste de France, a dénoncé, à l’instar de son président, Francis Kalifat, une « provocation » et une position « incompréhensible. » Il accuse les deux organisations lauréates d’appeler au boycott d’Israël. Si c’est effectivement le cas pour Al-Haq, qui qualifie le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) d’« outil non-violent le plus efficace à disposition des Palestiniens pour lutter contre l’occupation », B’Tselem n’a aucune position officielle sur ce mouvement, même si l’organisation israélienne dénonce fermement  » la colonisation  » menée par son gouvernement.

Hagaï El-Ad, directeur de B’Tselem, affirme de son côté que la campagne « hystérique du gouvernement » israélien visant les deux organisations « démontre le climat politique hostile dans lequel nous travaillons, fait de propagande, de mensonges et de menaces, pour nous salir et nous faire taire ».

Selon « Le Monde », ce n’est qu’après « des jours orageux de négociations en coulisses » qu’il aurait été décidé qu’aucun membre du gouvernement ne serait envoyé à cette remise de prix.

Ainsi, cette cérémonie aura provoqué bien des remous, et l’État français a fini par céder aux pressions sionistes, à travers l’absence de la ministre de la Justice.

Les responsables de l’entité sioniste ainsi que leurs agents d’influence français peuvent sourire, car notre gouvernement a été obéissant. Il n’a tout de même pas osé pousser sa docilité à l’égard de l’entité sioniste en annulant la cérémonie, qui a tout de même eu lieu.

 

Le Parti Anti Sioniste trouve honteux et scandaleux que notre gouvernement se soumette ainsi aux injonctions d’un état étranger, qui lui dicte à qui décerner un prix ou pas, et qui, parmi nos ministres, doit participer ou pas à une cérémonie.

Il est incroyable que cela ne choque personne dans notre chère république, où l’on nous parle parfois d’interventionnisme russe dans nos affaires intérieures.

Qu’ aurions-nous entendu si la même situation s’était produite avec la République islamique d’Iran ?

Mais là, il s’agit d’Israël, devant qui nos responsables continuent de se comporter en exécutants dociles, ce que le peuple de France a désormais très bien compris.

Nul ne doute qu’ils auront à en rendre compte, car à travers leur soumission, c’est toute la France qu’ils engagent avec eux, à son corps défendant.