La 5G prépare l’ère post-Israël à Neom

Le monde entre peu à peu dans la cinquième génération des réseaux mobiles : la 5G. C’est une énorme révolution numérique aux enjeux insoupçonnables pour la population mondiale qui est en train de prendre forme.

 

Cette révolution est étroitement liée au projet Neom qui deviendra dans quelques années le centre névralgique de la gouvernance mondiale. Une i-société totalement régie par l’Intelligence Artificielle (IA) où s’entremêleront science et technologie dans ce qui semblera être une dictature orwellienne, à ceci près qu’elle se fera de manière plus subtile.

 

Qu’est-ce que la 5G ?

Pour l’instant, il n’y a ni définition officielle, ni norme établie. Étonnant lorsque l’on sait que certains pays l’ont déjà adoptée. La phase de définition a commencé en 2018 et devrait s’achever avant 2020. Selon le calendrier établi par l’UIT, l’agence des Nations-unies chargée des technologies de l’information et de la communication, l’industrie est encore dans une phase de « préparation du terrain ».

Les entreprises de télécommunications ont promis monts et merveilles avec l’avènement de la 5G. Elle permet la transmission d’un nombre considérable de données (Data) en un temps record (un temps de latence qui est réduit à une milliseconde contre 40 en moyenne avec la 4G).

La 5G est la technologie des ondes millimétriques qui appartiennent au spectre des « extrêmement hautes fréquences » (EHF), entre 30 et 300 GHz. La notion « millimétrique » est en rapport avec la longueur d’onde, qui s’étale entre 1 et 10 mm (distance parcourue par l’onde pendant une oscillation).

Ces mêmes ondes de fréquences sont utilisées par l’armée américaine depuis 2001 pour disperser ou contrôler une foule indisciplinée. Active Denial System (ADS) est un système d’armes non létales à énergie dirigée, un puissant émetteur d’ondes millimétriques développé par Raytheon. (https://m.youtube.com/watch?v=Ipp1e6Bdgc4)

Cette nouvelle ère de la 5G qui en est au stade de balbutiement, s’étend progressivement auprès des industriels, et des citoyens à travers le monde. Elle ouvre des perspectives extraordinaires dans le cadre de la robotique, la réalité virtuelle, la réalité augmentée et l’Internet des Objets – Internet of Things (IoT) – qui est la convergence de toutes les technologies de l’information et des communications.

Mais avant qu’on en perçoive toute la teneur, des bouleversements géopolitiques vont changer la face du monde.

Comme nous l’avons indiqué dans un article récent “Neom et les préludes de l’ère post-Israel”, l’impérialisme américano-sioniste est en train de céder sa place à la gouvernance mondiale de l’IA et au Big Data. Parallèlement, l’État d’Israël va prochainement disparaître dans un chaos mondial planifié afin que l’IA devienne une source d’espérance et de bonheur. Neom sera au cœur de la gouvernance mondiale de l’IA.

Nous serons bercés d’illusions, – celles de croire que l’ancien monde de l’hégémonie américano-sioniste est révolu, celles de croire qu’avec l’IA le monde est entré dans une nouvelle ère de paix, de sécurité et de progrès sans précédent -, nous serons en réalité face à un leurre. À NEOM, l’impérialisme américano-sioniste aura seulement pris une toute autre forme, un nouveau visage.

La 5G, promesse d’un monde 100% connecté pour un monde 100% surveillé par l’IA

En 2014, le pape de la surveillance et de la sécurité aux États-Unis, Bruce Schneier, a dit à propos de la surveillance d’Internet qu’ “elle était devenue un modèle économique. On construit des systèmes internet pour espionner les gens, en échange de service. Ça s’appelle du marketing.”

 

Grâce à la puissance du réseau 5G, l’« Internet des Objets » (Internet of Things ou IoT) ira beaucoup plus loin que l’internet classique, car il ira au delà du virtuel, il s’invitera dans le monde réel et révolutionnera la manière dont le monde communique. Il présente à la fois de grandes opportunités en terme pratique, mais aussi des risques très alarmants pour la sécurité et la liberté individuelle.

 

Pourquoi pratique ? La vie s’en trouvera grandement facilitée. Par exemple, parmi les objets ou gadgets connectés :

  • la maison intelligente contrôlée à distance (radiateurs, portes, fenêtres, lampes, frigo, cafetière connectés, …etc) ;
  • les voitures autonomes : pas d’embouteillages, moins de risques d’accidents…
  • montres, vêtements connectés dotés de micro-capteurs (analyse de la température corporelle, la tension, l’activité cardiaque, …etc) : utiles pour les personnes malades.
  • La puce RFID contiendrait notre identité, notre dossier médical ; achats et autres transactions bancaires, traçage humain (dès la naissance), ou traçage d’objets de valeurs, … etc.
  • Grâce au mariage entre la 5G et la robotique, il sera possible de contrôler à distance le bras d’un robot : un chirurgien pourra opérer un patient se trouvant à des milliers de kilomètres de lui ; un bulldozer sur un chantier piloté à distance par un humain comme s’il était à bord. Très pratique pour intervenir dans des zones dangereuses ou après une catastrophe naturelle.

 

En multipliant autour de nous les objets connectés, en enrichissant chaque jour l’espace virtuel auquel nous nous connectons, nous nourrissons le déluge d’informations, source de richesse, de savoir, et de puissance pour l’IA qui ne va cesser d’évoluer de manière exponentielle.

Certains chiffres sont impressionnants : chaque jour, les humains produisent 5 exabits (10 puissance 18 bits ) de données. Soit ce que l’humanité a produit de sa naissance à 2003 ! Ce chiffre lui-même sera multiplié par 20 dans les 6 ans à venir !

Ces nouvelles perspectives en matière d’usage négligent un aspect fondamental : la sécurité.

 

La 5G est criblée de failles de sécurité. Selon des estimations du cabinet IDC, 200 milliards d’objets seront connectés à Internet d’ici 2020. Or la firme Proofpoint, spécialisée dans la sécurisation des données, affirme que les hackers parviennent d’ores et déjà à en tirer profit pour l’envoi massif de malwares (virus) par courrier électronique.

Encore récemment, des chercheurs ont montré qu’il était possible de pirater un compte Gmail en profitant des insuffisances techniques d’un frigidaire ou encore d’une lampe connectée : des informations ont pu être dérobées.

Qu’en sera-t-il donc d’une voiture autonome piratée, d’un pacemaker ou de tout autre dispositif contrôlé par une source étrangère, ou par des forces gouvernementales malveillantes qui seront très aisément dans la capacité de trouver, d’espionner, de neutraliser, voire même de faire disparaître tout opposant gênant.

La 5G pourrait ouvrir la voie à une forme de cyberterrorisme institutionnalisé.

Voilà le danger d’un référencement de données quasi-illimitées sur nos vies dans le big data : nos habitudes alimentaires, nos déplacements, nos dépenses, l’état de notre santé, nos relations personnelles, familiales, professionnelles, notre orientation politique et notre degré d’implication (Facebook fait déjà ce travail).

Aucun gouvernement, aucune entreprise, ne sera à l’abri de dérives puisqu’il sera possible de savoir absolument tout de nous, bon gré, mal gré.

 

En 2008, sur la chaîne Public Sénat, le représentant perpétuel du pouvoir de l’ombre en France, Jacques Attali (il murmure bien à l’oreille de nos présidents successifs depuis près de 40 ans) parlait déjà de la puce RFID :

« On peut imaginer que chaque individu accepte, volontairement ou SANS LE SAVOIR, une puce en lui, qui contiendrait tout un tas d’information sur lui qui permettrait à la fois de payer tout, de tout savoir, mais donc, d’être libéré d’un certain nombre de contraintes ».

En traduction littérale, nous serons contraints de ne plus être libres ! Lorsque Jacques Attali affirme que nous recevrons une puce sans le savoir, fait-il référence à une puce qui sera de l’ordre de l’infiniment petit ? Fait-il référence aux nanotechnologies qui permettraient la miniaturisation des puces électroniques ? Invisibles à l’œil nu, pourront-elles être inoculées aux gens sans qu’ils le sachent ? Mais comment ? À travers l’alimentation ?  Ou par seringue hypodermique, à travers des campagnes de vaccinations par exemple ? Il faudrait demander à Jacques Attali plus de précisions sur ce qu’il entend par là. Quoi qu’il en soit, c’est une folie.

 

Jacques Attali qui affirme que nous aurons une puce en nous sans le savoir (2,20 mn) : https://m.youtube.com/watch?v=FyCnf68Uha8&t=55s

https://m.youtube.com/watch?v=yZLI8lXlLcY

 

5G : une couverture globale du monde est-elle vraiment possible ?

 

Alors même que la 4G n’est pas déployée partout, la 5G a l’ambition de vouloir couvrir le monde. Mais, comment ?

D’une part, la 5G sera fonctionnelle via des réseaux satellitaires : la société SpaceX d’Elon Musk a, dans le cadre du projet Starlink, déjà envoyé des satellites en début d’année et prévoit d’en envoyer encore près de 4525 pour couvrir le monde : que l’on soit au milieu de l’océan pacifique, au fin fond du désert du Sahara, sur les hauteurs du Mont Kilimandjaro ou dans un Airbus à haute altitude défilant à plus de 800 km/h, rien n’arrêtera la 5G.

Le monde sera entouré d’une cage électromagnétique.  “La connectivité par satellite est un élément souvent négligé dans la 5G mobile, mais pourrait jouer un rôle clé dans la fourniture d’un accès de nouvelle génération à des zones hors de la portée des opérateurs terrestres”, a déclaré Vivek Jhamb, directeur commercial de la star-up américaine OneWeb, concurrent direct de SpaxeX dans l’envoi de satellites.

D’autre part, le réseau 5G sera évidemment déployé dans les villes. De très petites antennes-relais seront dissimulées dans le mobilier urbain tous les 150/200 mètres pour faire face à l’accroissement des données généré par l’IOT. Et surtout, parce que la 5G a un point faible : certes, plus la fréquence est élevée, plus elle laisse passer de données, mais la longueur d’onde est plus faible, ce qui nécessite la présence de nombreuses antennes.

 

L’IA, une divinité numérique ?

 

On n’arrête pas le progrès, nous dit-on. Dans les laboratoires de recherche américains et britanniques, la 6G est déjà expérimentée. Elle est en lien direct avec la physique quantique et utilise de puissants canaux de transmission de l’information sans fibre optique (au moyen de la télépathie par exemple).

Veulent-ils créer une divinité qui communique avec nous en notre for intérieur ?

En tout cas, l’IA a déjà son église reconnue par le gouvernement américain comme organisation religieuse, mais pas sûr que le destin de cette IA se jouera sur ce continent. Son fondateur, Anthony Levandowski, dit préparer l’avènement d’un nouveau dieu du nom de “Intelligence Artificielle” :

« Le résultat sera de fait un dieu. Pas un dieu qui créé la foudre ou des ouragans. Mais s’il y a quelque chose un milliard de fois plus intelligent qu’un humain, comment allez-vous l’appeler ? », demande-t-il. Selon lui, la machine, quand elle deviendra plus intelligente que l’homme, sera le nouveau boss de la Terre. Et l’homme, une fourmi.

Anthony Levandowski, sur le site de Way of the Future déclare « Nous avons l’intention d’archiver qui a fait quoi, et depuis quand, pour participer à une transition pacifique et respectueuse. » Avec l’impérialisme américano-sioniste, nous avons eu la guerre perpétuelle sous couvert de liberté. Avec l’Intelligence Artificielle, nous aurons la surveillance perpétuelle sous couvert de paix.

La révolution numérique est sournoise, car elle crée d’abord une dépendance, exige de l’homme de la transparence, de la docilité, pour finalement le contraindre consciemment ou non à renoncer à sa vie privée, à sa liberté : être connecté, permettre que des données considérables sur nos vies soient entre les mains de l’IA, n’est-ce pas accepter de céder une part de soi-même ? Comment résister ? Refuser d’être connecté sera-t-il considéré comme un droit ou les “déconnectés” vont-ils être perçus comme des marginaux, des parias de la société ?

Une chose est sûre, lorsque le progrès est légitimé à des fins qui desservent l’Homme, c’est toute la civilisation qui est en péril.

Le Parti Anti Sioniste suit de près les évolutions du Projet Neom et les événements géopolitiques qui s’accélèrent autour de cette question, convaincu que ce projet est l’enjeu ultime de l’humanité, compte tenu de sa dimension eschatologique.