Israël rétablit ses relations avec le Tchad et s’installe aux portes de l’Afrique du Nord

Le Premier ministre et criminel de guerre israélien Benjamin Netanyahou s’est rendu dimanche 20 janvier à N’Djamena pour renouer les relations entre l’entité sioniste criminelle et le Tchad.

Le premier responsable du régime de Tel-Aviv a qualifié de  » percée historique  » sa visite dans ce pays africain à majorité musulmane, au cours de laquelle la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, que le Tchad avait rompues en 1972, a été annoncée.

Avant son départ d’Israël, le chef du gouvernement avait affirmé que cette visite  » dans un très grand pays musulman ayant des frontières avec la Libye et le Soudan marque une percée historique « , a fait savoir son cabinet dans un communiqué.

 » Cette visite fait partie de la révolution que nous menons dans le monde arabe et musulman que j’avais promis d’accomplir « , a avancé le Premier ministre.

Cette visite, qui n’a duré qu’une journée, fait suite à celle du président Déby au sein de l’état colonial israélien en novembre dernier. Netanyahou avait alors affirmé son intention d’annoncer le rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et le Tchad, un pays d’environ 15 millions d’habitants, lors d’un voyage prochain à N’Djamena.

Netanyahou est engagé dans une campagne active pour nouer ou renouer des liens, y compris en Afrique, avec des pays refusant de reconnaître Israël ou ayant pris leurs distances à cause de l’occupation des terres des Palestiniens et de leur oppression par ce régime criminel.

La pression des nations africaines musulmanes, accentuée par les guerres israélo-arabes de 1967 et de 1973, ont conduit un certain nombre d’États africains à rompre avec l’État colonial.

Mais ces dernières années, Israël a offert des perspectives de coopération dans des domaines allant de la sécurité à la technologie, en passant par l’agriculture, afin de développer ses relations sur le continent africain.

Le Tchad est l’un des principaux États africains engagés dans la lutte contre les organisations djihadistes « Boko Haram » et État islamique dans la bande sahélo-saharienne et en Afrique de l’Ouest. Il fait partie de la Force multinationale mixte (MNJTF), regroupant également des militaires du Nigeria, du Niger, du Bénin et du Cameroun, fer de lance des pays de la région contre Boko Haram.

Le Tchad appartient également au G5-Sahel qui regroupe à ses côtés la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso pour combattre les groupes armés djihadistes dans la bande sahélo-saharienne.

Soutenu par les pays occidentaux dont la France et les États-Unis, il a payé et continue à payer un lourd tribut à cette lutte contre les groupes djihadistes.

Les deux dirigeants et leurs délégations ont signé à N’Djamena plusieurs protocoles d’accord de coopération, en particulier dans le secteur de la défense et de la sécurité, mais aucun détail n’a été divulgué sur son contenu.

En novembre, Benjamin Netanyahou et Idriss Déby avaient refusé de dire si leurs discussions incluaient des accords d’armement, mais des sources sécuritaires tchadiennes affirment que l’armée tchadienne et l’Agence nationale du renseignement se sont équipées de matériels militaires israéliens.

En renouant avec Tel-Aviv, Idriss Déby a non seulement ouvert la porte de l’Afrique centrale à Israël, mais il l’a aussi parachuté aux frontières du Maghreb.

Cela inquiète fortement les autorités algériennes et tunisiennes, car il se dit que le Premier ministre Israélien offrirait de déployer des militaires israéliens sur les frontières libyo-tchadiennes.

L’objectif est clair : tout comme pour la Syrie et l’Irak, Israël se charge de la mission d’organiser des groupes terroristes identiques à Daesh pour les envoyer à l’assaut du nord de l’Afrique.

Il s’agit pour Israël de servir un nouveau projet de déstabilisation du nord de l’Afrique, qui pourrait succéder à celui qui a déjà visé le Moyen-Orient. L’éventuel déploiement militaire d’Israël au Tchad concrétiserait également le projet américano-israélo-saoudien au cœur de la région stratégique du Sahel,  visant à la déstabiliser.

Pour les opposants et la société civile tchadienne, les vraies raisons de ce rapprochement sont d’ordre militaire, pour « l’aider à préserver son pouvoir », affirme ainsi Mahamat Nour Ibedou, dirigeant de la Convention tchadienne pour la protection des droits de l’homme.

De son côté, le dirigeant du Parti pour le développement (PLD) Mahamat Ahmat Alhabo, regrette que les Tchadiens n’aient pas été consultés avant ce voyage. Il rappelle que ce pays « continue de violer les résolutions de l’ONU et d’occuper les terres palestiniennes ». Pour le leader du parti les Transformateurs, Succès Masra, Déby est en réalité allé « chercher quelques armes » pour faire face aux menaces internes.

En effet, la décision d’Idriss Déby de normaliser les relations avec Israël pourrait bien s’expliquer par la promesse de Tel-Aviv de l’aider à écraser les rebellions qui menacent son régime dans le nord et l’est du pays.

Face à la montée des périls sécuritaires sur plusieurs fronts, confronté à la grogne sociale illustrée par des grèves à répétition, le président tchadien, déçu par le manque de générosité de ses partenaires occidentaux, espère, en renouant avec Israël, élargir ses soutiens diplomatiques et militaires.

 

Le Parti Anti Sionisme se désole que ce pays musulman et africain, tombe dans l’escarcelle sioniste en acceptant le rétablissement de ses relations avec l’entité criminelle.

À travers cela, il permet à l’entité coloniale de prendre pied au sahel et de se positionner à proximité des frontières maghrébines, ce qui constitue un danger d‘une extrême gravité pour les régions nord-africaines et sahéliennes.

Car là   l’armée israélienne s’installe, la guerre et le chaos ne sont jamais loin.