Israël déclare la guerre aux prisonniers politiques palestiniens

« La fête est finie ! »

C’est ce qu’a annoncé Gilad Erdan, ministre israélien de la Sécurité publique,lors d’une conférence de presse.

En effet, mercredi 2 janvier dernier, monsieur Erdan a affirmé vouloir « aggraver » les conditions de détention des prisonniers politiques palestiniens dans les prisons militaires israéliennes.
Sachant que ces prisonniers croupissent dans des cellules dénués de leurs droits, subissant des maltraitance morales et physiques.

Estimant que les détenus ne « souffrent pas assez », ceux-ci se verront restreindre leurs rations d’eau ce qui consisterait à rationner celle-ci et à réduire, considérablement leur temps de douche, leur autonomie et la fin de la séparation des prisonniers des factions palestiniennes rivales. « Les détenus ne pourront plus partager leur cellule avec des membres de leur groupe d’affiliation comme le Hamas ou le Fatah », c’est ce qu’a fait savoir le ministre israélien de la Sécurité publique.

Ajoutant que « La politique consistant à séparer les prisonniers du Hamas de ceux affiliés à la faction palestinienne rivale, le Fatah va également prendre fin ».

Et pour corsé plus leur condition de survidans ces geôles, et si cette nouvelle proposition venait à être acceptée, les prisonniers palestiniens se verront bloquer le transfère de fonds que leur procure l’Autorité palestinienne. Ainsi, dans le cadre de ce nouveau plan du ministère de la Sécurité publique, ils ne pourront plus avoir le droit de pratiquer certaines activités telle que de cuisiner pour eux-mêmes.

En novembre 2018, lors d’une discussion sur le sujet, le Shin Bet et l’armée israélienne avaient exprimé leur opposition à laquelle le ministre israélien de la Sécurité publique a répondu disant : « que sa proposition n’avait « été rejetée » par absolument aucune agence de sécurité israélienne ».

D’après Al-Jazeera, Gilad Erdan a affirmé que « les visites de la famille des prisonniers affiliés au mouvement palestinien Hamas ne seraient plus possibles ».

Cet acharnement devrait être mis en application dans les prisons israéliennes d’ici un an, il est dès à présent très critiqué par les dirigeants et les activistes palestiniens. « Des restrictions estimées comme de nouvelles violations des droits de l’homme par Israël ».

Le nombre de prisonniers palestiniens s’élève à 5 500 dont 230 enfants et 54 femmes et ce d’après les statistiques officielles.

Grèves de la faim et des manifestations ont été organisées par les détenus, ces dernières années afin de dénoncer les mauvaises conditions de vie qu’ils subissent de la part de leurs bourreaux. Ils dénoncent, aussi de nombreux cas de torture et des actes de violence en détention.

 

Le Parti Anti Sioniste s’insurge contre toute ces maltraitances, ces humiliations et cette barbarie dont fait preuve l’entité sioniste criminelle d’Israël envers des prisonniers qui ont des droits inaliénables même en situation de détention et ce à l’instar de tous les détenus politiques, de droits communs ou autres de par le monde.
Dépouiller à ce point de leurs droits les plus élémentaires et les plus fondamentaux des êtres humains en détention relève du sadisme le plus morbide.
Le gouvernement israélien est si dénué d’humanité que cela en devient affreusement dangereux pour tous ceux qui cautionnent de près ou de loin leur infâmes agissements.
Où sont les institutions qui protègent les droits de l’Homme ? N’ont-elles aucun pouvoir sur ce pour quoi elles ont été créées ? Sont-elles à ce point inefficaces ? Sont-elles des leurres pour berner l’opinion publique ?
Tant de questions que nous sommes en droit de nous poser et auxquelles nous laissons libre cours à chacun à la réflexion.
Toute injustice commise à l’encontre d’un peuple opprimé se verra, tôt ou tard punie.