Ils voulaient la guerre civile, ils ont récolté la révolution

Les pyromanes mondialo-sionistes n’en reviennent pas. Tant d’années passées à monopoliser la parole dans tous les grands médias, en nous alertant contre la menace verte, le danger islamiste, la cinquième colonne musulmane…

Tant de chroniques haineuses et d’analyses apocalyptiques, prédisant le déferlement prochain de hordes d’islamistes violeurs de femmes et poseurs de bombes, venues de nos banlieues pour instaurer la charia dans l’Hexagone. Le tout avec la complicité et la complaisance des médias, transformés en machines de propagande dignes de la Pravda de la grande époque.

Le bon peuple gaulois, à qui on martelait l’essence judéo-chrétienne de la France, était assailli de toute part par cette menace verte : voile, laïcité, halal, droit à la caricature et à l’islamophobie, etc. Telles étaient les nouvelles priorités de notre société.

Les agents sionistes semaient les graines de la division et soufflaient sur les flammes de la guerre civile, dans leur stratégie du « diviser pour régner ». Le musulman se retrouvait stigmatisé, coupable par défaut, bouc émissaire idéal, pour détourner l’opinion des véritables problèmes.

Mais c’était insulter l’intelligence du peuple français, cette majorité silencieuse à qui on ne demande pas son avis, qu’on méprise constamment, en tentant de lui faire prendre des vessies musulmanes pour des lanternes sionistes, et qui a bien compris, malgré ces tentatives d’enfumage, quel était le problème, et qui étaient les véritables responsables de sa situation dramatique.

Une majorité qui se retrouve pleinement dans un mouvement de jaune vêtu, portant haut et fort ses revendications et criant sa colère à la face d’une Élite dirigeante complètement dépassée et déconnectée des réalités du pays.

Un aveuglement incroyable qui confine à l’autisme, mais qui n’est guère étonnant pour une classe dominante vivant depuis trop longtemps dans sa tour d’ivoire, incapable de comprendre ou de ressentir la fureur d’un peuple à bout.

Un peuple qui a bien compris quels étaient les tenants et les aboutissants d’un système oligarchique dont il ne veut plus et dont il a parfaitement identifié les acteurs: les banques, les multinationales, les lobbies, ainsi que les politiciens et les médias qui sont à leur service.

Un système qui favorise les plus forts et fragilise les plus faibles, à l’inverse de ce qu’exige le peuple. Celui-ci a décidé de renverser la table pour congédier ceux qui n’ont jamais cessé de lui mentir et de le trahir, alors qu’ils étaient censés le représenter.

Le mouvement des gilets jaunes, que beaucoup prenait pour un feu de paille, est beaucoup plus profond que cela. Il exprime une exaspération contenue depuis trop longtemps, contre les injustices de tout bord, contre la paupérisation, contre le coût de la vie, contre les cadeaux fiscaux faits aux plus riches, contre la disparition programmée des acquis sociaux, contre la justice à deux vitesses, contre les mensonges des médias, contre la non-représentativité de la classe politique, en bref, contre le modèle néolibéral impérialo-sioniste que l’on veut nous imposer coûte que coûte.

Non, la France ne doit pas être gérée comme une entreprise. Non, l’hôpital, l’école ou l’université n’ont pas vocation à être des centres de profits. Non au racket des radars et des péages d’autoroutes, non à la privatisation des services publics, non aux guerres néocoloniales, non à l’alignement sur la vision américano-sioniste, non à la soumission aux banques et à la dette, non à l’individualisme, non à l’américanisation de la société, non au rejet des valeurs traditionnelles.

Voila ce que les gilets jaunes, et à travers eux la majorité du peuple de France, expriment.

Nul ne peut dire sur quoi ce mouvement révolutionnaire va déboucher, mais il a déjà une victoire à son actif, celle d’avoir dévoilé la nature de ce système. Le roi est désormais nu.

Démocratie, liberté d’expression, droit de manifester, etc., terminé. Le pouvoir sonne « la fin de la récré » comme on a pu l’entendre dans une expression visant à infantiliser un mouvement légitime, et il se montre tel qu’il est vraiment.

Place à la répression, aux comparutions immédiates et aux mépris envers des citoyens révoltés qualifiés de « foule haineuse », d’antisémites, d’homophobes, d’extrémistes de droite ou de gauche, de complotistes… La litanie d’anathèmes habituels lancés à la face de ceux qui s’opposent à ce système oligarchique, dépassant bien sûr le cadre Hexagonal.

Face à eux, un pouvoir pris en otage entre le monde de l’argent qui l’a « élu », et un peuple qui lui demande des comptes. Un pouvoir ne représentant que lui-même et une classe de privilégiés, qui n’a pour seule réponse que de vagues promesses ainsi qu’une répression policière et judiciaire impitoyable.

Un pouvoir qui ne manque pas de superlatifs pour vilipender la violence d’une minorité de casseurs, en oubliant celle, beaucoup plus brutale, du système dominant qu’il incarne.

La violence de l’usure bancaire, des licenciements, de la misère sociale, du mépris de classe et de l’arrogance avec lesquels est traité le petit peuple. La violence des guerres menées par nos armées au Sahel et en Syrie, celle qui s’abat sur les enfants yéménites avec les armes que nous fournissons à nos « alliés » saoudiens, la violence du massacre des Palestiniens par nos « amis » israéliens, et bien d’autres violences encore, dont les journalistes aux ordres et les politiciens, philosophes ou autres experts de l’Élite, oublient de nous parler, ou minimisent à l’extrême.

Une Élite dont les agents se permettent d’exhorter les policiers à faire usage de leurs armes, sans risquer d’être condamnés par la justice pour « appel à la violence ». Une Élite dont les journalistes usent de « fake news » à longueur d’émissions en relayant les mensonges étatiques sur la soi-disant faible mobilisation populaire ou en se basant sur des sondages bidonnés minimisant le soutien, pourtant massif, de l’opinion publique envers les gilets jaunes.

Les masques sont tombés et ce pouvoir ne tient que par la grâce des forces de police qui, malgré leur sympathie évidente envers les manifestants, sont sommées de les réprimer pour préserver l’ordre public. Des policiers exténués, sous-payés, qui comprennent et approuvent les revendications du peuple dont ils sont issus, et qui ont certainement conscience d’être le dernier rempart d’un système aux abois.

Un peuple qu’on a méthodiquement remonté contre ses concitoyens musulmans pour le détourner des véritables responsables de ses problèmes économico-sociaux, et qui démontre aujourd’hui qu’il ne s’y est pas trompé, lorsqu’il hurle sa haine des banques, des journalistes et des politiciens.

Un peuple qui a compris que la religion de ses oppresseurs n’était ni l’Islam, ni  aucune autre religion monothéiste, mais qu’il s’agissait de la religion de l’argent, du pouvoir, de l’exploitation des faibles et de la loi du plus fort.

La guerre civile n’aura pas eu lieu. Il s’agit de lutte des classes et de révolte populaire, prémices probables d’une révolution à venir, car lorsque la coupe de l’injustice est pleine, le peuple veut changer le paradigme et rabattre les cartes.

 

Le Parti Anti Sioniste se réjouit de ce réveil populaire, lui qui a toujours œuvré pour l’éveil des consciences, et qui a toujours dénoncé ce système injuste ne profitant qu’à une minorité.

Il en a lui-même subi les foudres, à la veille du lancement de ce mouvement révolutionnaire, et a toujours prévenu les pyromanes à la solde de l’oligarchie que leurs manigances se retourneraient contre eux. Nous y sommes.

Mais nous appelons également les Français à ne pas tomber dans les pièges que ce système en bout de course ne manquera pas de leur tendre, lui qui est prêt à tout pour sa survie.

La conscience aura alors raison de l’injustice, et, sortant des ténèbres dans lesquelles le grand capital nous aura plongés depuis trop longtemps, nous pourrons enfin nous mettre en marche vers un monde plus juste, dont la France serait l’un des phares.