Facebook au service de la propagande israélienne

Facebook semble s’être engagé dans une politique de censure délibérée, dont les victimes sont toujours les mêmes : les États, les associations ou les individus osant résister à l’ordre américano-sioniste.

Les militants de la cause palestinienne sont particulièrement visés, tout comme tous ceux qui osent s’opposer à la politique génocidaire de l’entité criminelle israélienne.

On se souvient que le célèbre journaliste américain Glenn Greenwald avait affirmé en décembre 2018 que Facebook avait cédé à la pression du gouvernement israélien pour faire taire les militants palestiniens.

Selon un rapport du journal pour lequel il travaille, «The Intercept », « sur quelque 158 demandes de retirer des contenus pro-palestiniens, adressées par Tel Aviv à Facebook, 95 % ont été suivies d’effets ».

« Depuis au moins 18 mois, Facebook efface agressivement les pages des Palestiniens et des voix pro-palestiniennes, obéissant aux exigences du gouvernement israélien » ajoutait le journaliste.

 Au mois d’août dernier, la « suspension » de la page Facebook « Occupy London », qui avait plus de 150.000 abonnés, avait fait des vagues et indignés les défenseurs de la liberté d’opinion.

Une suspension qui s’inscrit dans une tendance consistant en une « suppression régulière des publications liées à la Palestine », avait alors indiqué un porte-parole d’Occupy London au site d’actualités indépendant « The Canary ».

« Cela se ressent comme de la censure. Pendant des mois, nous avons été confrontés à la suppression de nos publications liées à la Palestine. Environ une semaine sur deux, une publication sur ce sujet est supprimée et les comptes personnels des administrateurs de la page sont provisoirement bloqués. Et aujourd’hui, Facebook a bloqué la page tout entière » avait-il ajouté.

En janvier dernier, la journaliste Rania Khalek s’était vue supprimer sans explication, par le géant des médias sociaux, une vidéo dans laquelle elle expliquait comment,  » en plus d’être un territoire occupé et colonisé, la Palestine est le laboratoire personnel d’Israël pour tester, affiner et présenter ses méthodes et ses armes de domination et de contrôle « .

Après qu’elle et d’autres journalistes éminents eurent porté plainte, Khalek annonça quelques heures plus tard que Facebook avait restauré la vidéo.  » Il faudra se souvenir qu’à l’heure actuelle, ces géants des médias sociaux ont la capacité de faire disparaître du contenu comme bon leur semble « , a-t-elle déclaré dans un tweet.  » C’est effrayant et alarmant et on devrait s’y opposer haut et fort.  »

Dernier cas de soumission consentie de FB aux ordres de la propagande israélienne, la suppression de 783 pages, groupes et comptes qui reproduisaient la position officielle de l’Iran sur des sujets sensibles comme le conflit israélo-palestinien, la Syrie ou encore le Yémen dans les pays visés, sous couvert de comptes ou de pages locales.

En effet, Facebook a annoncé jeudi 31 janvier dernier, avoir mis fin à une « nouvelle campagne de manipulation d’ampleur, orchestrée depuis l’Iran et dirigée contre de très nombreux pays, dont la France, la deuxième en quelques mois ».

« Bien que les gens qui sont derrière ces activités aient essayé de cacher leur identité, une vérification manuelle nous a permis de lier ces comptes à l’Iran », a-t-on indiqué de même source.

Devrions-nous croire Facebook sur parole ? Pourquoi ne pas rendre publiques les preuves de cette soi-disant manipulation iranienne de grande ampleur ?

D’autant plus que Nathaniel Gleicher, responsable de la cyber-sécurité chez Facebook, nous explique que FB n’est « pas en mesure d’affirmer directement qui est derrière », que ce soit les autorités ou « d’autres acteurs », lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, répétant vouloir être « prudent ».

Donc comment prétendre après ces déclarations qu’il s’agit de l’Iran ??

Facebook avait déjà bloqué des comptes et pages qu’il jugeait douteux venus d’Iran en août dernier : le groupe a donc poursuivi ses investigations ces derniers mois, a aussi expliqué M. Gleicher, qui a aussi indiqué avoir étroitement travaillé avec Twitter sur ce dossier.

Comme lors de précédents blocages de profils et de pages qualifiés d’« inauthentiques » selon la terminologie Facebook, M. Gleicher a rappelé que ces suppressions étaient motivées non pas par le contenu des messages, mais par le fait que ceux qui les avaient postés l’avaient fait via de faux profils et de façon « coordonnée », dans le but de tromper les utilisateurs.

Les activités bloquées ont été détectées au total dans 26 pays, très souvent avec une importante population musulmane, en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient mais aussi en Afghanistan et au Pakistan, en Inde et jusqu’en Indonésie, Malaisie et Afrique du Sud.

Quelque 2 millions de comptes suivaient au moins une des pages concernées, 1.600 comptes participaient à l’un des groupes et plus de 254.000 comptes suivaient au moins un des comptes Instagram.

Facebook a nettement étoffé ses équipes destinées à supprimer de sa plateforme ce type de comportement après les virulentes critiques que lui ont valu son manque de réactivité face aux manipulations électorales dont on accuse la Russie de s’être livrée en faveur de Donald Trump en 2016, bien que le Kremlin ait toujours nié une quelconque ingérence dans les élections.

En août dernier, Facebook et Twitter avaient annoncé la fermeture de nombreux comptes suite à la détection de campagnes venues d’Iran et de Russie.

Parmi les exemples de messages supprimés, fournis par Facebook, un dessin avec ce commentaire : « Al Qods est la capital éternelle de la Palestine ». Autre exemple visant la France cette fois : « Je ne reconnais absolument pas Israël », message posté par une Page titrée « Israël est un criminel de guerre ».

À la fin du mois de janvier 2019, le New York Times a publié un rapport sur les règles de censure mondiale de Facebook. Ce rapport, rédigé par Max Fisher, offre un aperçu de ces pratiques de censure secrètes, mais largement critiquées.

Un examen de 1400 pages fournies au journal par un employé inquiet – et vérifiées comme authentique par Facebook, qui aurait fait des mises à jour –  » a révélé de nombreuses lacunes, des préjugés et des erreurs flagrantes « , a écrit Fisher.

La principale conclusion de son article, a déclaré Fisher sur Twitter, est double : Facebook  » intervient dans les affaires politiques et sociales du monde entier « , agissant  » comme une branche invisible du gouvernement « , et « fait tout cela au rabais, envoyant des diapositives PowerPoint désorganisées à des entreprises de sous-traitance qu’il peut à peine contrôler. Et il fait beaucoup, beaucoup d’erreurs en cours de route ».

Des erreurs qui se font toujours contre les mêmes, à savoir ceux qui s’opposent à l’hégémonie de l’empire américano-sioniste, et qui osent dénoncer et critiquer ses crimes et ses agissements.

Facebook, comme l’ensemble des réseaux sociaux, devrait être un outil public, protégé par la loi, à l’abri de toute décision arbitraire. Il devrait être possible de faire appel contre tout blocage devant les tribunaux.

Au lieu de cela, nous constatons qu’il devient un outil de propagande au service d’Israël et des gouvernements américano-compatibles.

 

Le Parti Anti Sioniste condamne vivement ce diktat des réseaux sociaux, qui ne se gênent pas pour utiliser nos données privées à des buts commerciaux, mais qui se permettent de censurer toute opinion contraire à la pensée dominante.

Les masques tombent et nous comprenons aujourd’hui que Facebook n’est qu’un outil de plus au service de la propagande israélienne, censurant toute critique de la politique de l’entité coloniale tueuse d’enfants, sous des prétextes aléatoires et invérifiables.