L’Europe réclame un délai à l’Iran avant l’arrêt de ses exportations de pétrole !

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L’Europe réclame un délai à l’Iran avant l’arrêt de ses exportations de pétrole !

Le 5 février 2012, le député et membre du Comité sur l’énergie iranien, Nasser Soudani, a déclaré à l’agence de presse iranienne Fars qu’« un certain nombre d’ambassadeurs de pays européens dont la France, la Grèce, l’Italie et l’Allemagne, sont venus désespérément demander au Parlement et au ministère des Affaires étrangères de ne pas ratifier le projet d’arrêt [immédiat, ndlr] des exportations pétrolières vers l’Europe ». M. Soudani ajoute : « les ambassadeurs ont appelé à un moratoire afin que les Européens aient la possibilité de reconsidérer la décision d’arrêter l’importation du pétrole iranien », avant de souligner que ce sont les Européens qui sont à l’origine des tensions !

Plus récemment, jeudi 16 février, lors d’un point presse à Moscou, l’ambassadeur iranien en Russie Seyyed Mahmoud Reza Sajjadi a déclaré : « L’Europe a commis une erreur en politisant la question énergétique. Si les consommateurs de pétrole peuvent décréter un embargo, les fournisseurs sont eux aussi en mesure de le faire ». Les importateurs d’énergie sortent perdants de ce jeu politique.

Les médias avaient annoncé mercredi 15 février une riposte iranienne aux sanctions de l’Europe, et la suspension des livraisons de pétrole vers six pays européens : la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal et les Pays-Bas. L’information a provoqué une flambée des cours du pétrole, mais elle a été aussitôt démentie par l’Iran : « Téhéran n’interrompra pas pour l’instant ses exportations de pétrole vers l’Europe, pour des raisons humanitaires et à cause du froid ».

Le 23 janvier 2012, l’Union européenne avait imposé un embargo pétrolier sur l’Iran ainsi que le gel des avoirs de la Banque centrale iranienne. Ces sanctions étaient en réalité dictées par l’USraël, qui cherche à susciter une vague d’iranophobie et à isoler l’Iran politiquement et économiquement, craignant son influence dans la région, notamment en Irak et en Afghanistan. L’entité sioniste, seul possesseur d’un arsenal nucléaire au Moyen-Orient avec plus de 200 ogives nucléaires non déclarées, constitue la véritable menace pour la paix dans la région !

Parti Anti Sioniste