Elections européennes : Le Venezuela dans la campagne de la Liste Antisioniste

Chavez, quel rapport avec la liste de Dieudonné ?
Par Maria Poumier, le 04 juin 2009.


L’antisionisme de Chavez :

Premier dirigeant latino-américain à avoir exprimé son refus des ingérences israéliennes dans la politique de son pays, le président Chavez du Venezuela représente la pointe de la résistance antisioniste de toute l’Amérique latine : il a rompu les relations diplomatiques avec l’Etat fantoche d’Israël au moment des massacres de Gaza.

La démonisation du président Chavez, comparé par les medias aux ordres (des sionistes) à Hitler, ne repose sur rien. Son projet « bolivarien » est de type socialiste et antiimpérialiste. Il a déjà procédé à des nationalisations des ressources principales du pays, et a pris de nombreuses mesures en faveur des plus pauvres : redistribution de terres, aide spectaculaire au logement, alphabétisation, soins médicaux gratuits etc. Ceci est tout naturellement à l’avantage des plus sombres de peau. Quel rapport avec l’idéologie raciste hitlérienne ? Chavez a noué des liens exceptionnels avec les gouvernements africains, et il soutient la revendication de réparation pour l’esclavage et la déportation multiséculaire des Africains.
Chavez organise la multipolarité en Amérique latine, en stimulant des contrats rendant effectives les alliances régionales entre pays souverains telle l’ALBA, pour contrer le projet USA « ALCA ».

Le bolivarisme et la lutte contre le racisme :

L’Amérique latine et le Venezuela en particulier ont des leçons très importantes à nous donner dans ce combat. Le Venezuela est la patrie de Simon Bolivar, aristocrate, d’une famille de planteurs de cacao, rousseauiste et révolutionnaire dans l’âme, puis militaire ayant livré une  guerre victorieuse contre l’occupant espagnol à l’échelle de tout le continent latino-américain. Lors du revers qui faillit être fatal à tout le projet indépendantiste, il trouva refuge en Jamaïque et en Haïti. C’est le gouvernement haïtien du général Pétion qui lui fournit l’aide décisive avec laquelle il put reprendre les hostilités, jusqu’à la victoire. Outre un soutien matériel, le général Pétion promit à Bolivar le soutien actif de la population noire de tout le continent. En échange, Bolivar décrétait et imposait  l’abolition de l’esclavage, contre la volonté des classes possédantes,  avec le soutien de son armée, où les noirs affluèrent et se battirent de tout cœur.
Toute l’Amérique latine a connu des processus comparables de lente fusion de populations issues de migrations forcées, de conquérants et de vaincus. Chaque fois, le patriotisme et les guerres contre l’occupant étranger ont cimenté la nation et fait reculer les préjugés raciaux.

L’exemple pour la France :

C’est la même dynamique qui se produit dans la lutte de libération nationale française contre le sionisme : nous n’aurons la victoire qu’avec le soutien de toutes les composantes de la population, depuis la « vieille France » jusqu’aux descendants d’Africains les plus mal lotis, en passant par les juifs révolutionnaires et toutes les autres composantes de l’immigration, récente ou ancienne. Pour tous, comme en Amérique latine, la religion et la fidélité à la mémoire des héros de la Résistance contre l’occupant nazi constituent un puissant moteur pour l’action et pour la convergence dans un projet de société à l’opposé du modèle sioniste et communautaire.

Dieudonné, métis, est à la croisée des chemins, et il est en ce moment la seule personnalité capable d’incarner la dynamique révolutionnaire en marche.
Il est particulièrement bien placé pour comprendre la nécessité de satisfaire aux revendications des déshérités, tout en s’identifiant entièrement au patriotisme français. S’il manifeste plus d’esprit de sacrifice que d’autres, c’est parce qu’il s’appuie sur la tradition de résistance des Africains rebelles, communément appelés « nègres marron ».
Ces qualités lui sont déjà reconnues par une majorité de Français de souche, souvent réticents à reconnaître la grandeur noire, souvent aveuglés par des préjugés ancestraux, datant d’une époque où le monde semblait à chaque pays s’arrêter à ses frontières.
Dieudonné, en tant qu’artiste, a fait beaucoup pour modifier en profondeur le regard des Français les uns sur les autres. C’est un pédagogue et un thérapeute.

La liste Antisioniste est la matrice d’un Front de Libération Antisioniste regroupant les Européens de tout aspect, de toute affiliation idéologique et religieuse, et de toute origine, des élites aux plus démunis. La nouvelle population de l’Europe est entrée avec Dieudonné, Alain Soral et Yahyia Gouasmi, dans une étape de mobilisation bolivarienne. L’occupant, dans notre contexte, c’est la nébuleuse sioniste, provisoirement dominante dans les classes possédantes, usurpatrice de la représentation nationale. La presse et les médias, en déformant nos propos et notre réflexion, agit comme la principale agence de renseignement collaborant avec l’occupant, et contribuant activement à la répression, travaillant consciemment et systématiquement à l’étouffement de la réflexion créatrice.

Nous accusons les médias de porter une lourde responsabilité dans la dégradation des relations entre la population et ses représentants, ainsi que dans l’effondrement de l’image de la France à l’étranger. Ce sont ces médias qui nous font apparaître comme les valets serviles, veules et imbéciles, du gouvernement génocidaire israélien, au moment où même la classe politique des USA cherche à prendre ses distances. « Paris, capitale du Mossad », disait Carlos en 1975. A cause de votre flagornerie du pouvoir nous vivons sous un régime d’occupation, et notre liberté d’expression se réduit de jour en jour.  Nous disons : BASTA !