Des eurodéputés «choqués» par le volume d’armes européennes chez les terroristes syriens

Sputnik a pris connaissance de l’existence d’un projet de résolution mis au point par un groupe de députés européens. Il concerne l’évaluation du nombre d’ armes en provenance de l’Union européenne se trouvant entre les mains des terroristes en Irak et en Syrie et qui nécessite une enquête spéciale.

En effet, le document, déjà approuvé par la commission des Affaires étrangères (AFET), souligne que le Parlement européen est «choqué par le volume des armes et munitions de fabrication européenne retrouvées entre les mains de Daech en Syrie et en Irak».

Le projet de résolution propose d’obliger les membres de l’UE à ne pas délivrer de licence d’exportation en cas de risques évidents de réexportation des technologies ou équipements en question. Le document mentionne que :

«Le PE appelle les pays membres à renoncer à l’avenir à des transferts similaires, notamment vers les États-Unis et l’Arabie saoudite.»

Tout au long du conflit syrien, les officiers des forces gouvernementales ont à plusieurs reprises fait état de la découverte d’importantes quantités d’armes, munitions et matières explosives de fabrication américaine et européenne dans les zones libérées des terroristes.

Rappelons qu’au mois de juin dernier, M. Igor Konachenkov, le représentant du ministère russe de la Défense avait déclaré que l’expansion de Daech en Syrie était devenue possible en raison de l’inaction criminelle des États-Unis et de la «coalition internationale» autoproclamée.

En outre, selon lui, la majorité des armes livrées par les États-Unis en Syrie est tombée entre les mains du Front al-Nosra et de Daech, qui cherchaient à renverser Bachar Assad.

Il avait ajouté :

« Pendant tout ce temps, Washington était concentré sur le financement et les livraisons directes d’armes coûtant des centaines de millions de dollars à une fictive « opposition syrienne ».

Cependant, la grande majorité des armes et des munitions fournies par les États-Unis est tombée entre les mains des terroristes du Front al Nosra, la branche armée d’Al Qaïda et de Daech, dont les objectifs, par coïncidence avec la politique de Washington étaient de renverser le gouvernement légitime syrien. »

Le représentant du ministère russe de la Défense n’avait pas omis de rappeler que :

« L‘apparition et la formation de l’organisation terroriste Daech en Irak était une conséquence directe et incontestable de l’invasion du pays par les troupes américaines» sous prétexte que ce pays, alors dirigé par Saddam Hussein, possédait des armes chimiques, ce qui s’est avéré faux.

Et, d’ajouter que :

« L’expansion ultérieure de Daech en Syrie est devenue possible grâce à l’inaction criminelle des États-Unis et de la « coalition internationale » autoproclamée, avec pour conséquence directe la prise de contrôle rapide par les terroristes de Daech des principales régions pétrolifères de l’est de la Syrie, ainsi que des flux de capitaux provenant de la vente illégale de produits pétroliers.»

Il est effrayant de constater, après coup, à quel point les Arrogants peuvent dériver durant des conflits en se prenant pour les maîtres du jeu. Ils distribuent les cartes à leur guise.

Une fois le calme revenu, grâce aux sacrifices du peuple et de l’armée légitime du pays meurtri, un voile se lève sur une partie de la vérité qui en choque plus d’un.

C’est toujours le même scénario qui se répète, la Syrie, l’Irak, la Libye, le Yémen, le Liban…

Sous les prétextes les plus saugrenus, ces pays sont ciblés, diabolisés, accusés puis attaqués, voire détruits, pour ensuite dire que finalement c’était une erreur.

À qui profite ces guerres meurtrières ?

De quel droit ou au nom de quoi un gouvernement (une institution) peut-il décider du sort d’un autre pays souverain et y commet les pires des crimes ?

Les valeurs qui régissent les relations internationales sont à revoir afin que la justice, la paix et le bien-être des peuples soient appliqués pour tous et à juste mesure.