Deir ez-Zor: la population contre Washington et Paris

En Syrie, des centaines d’habitants de la province de Deir ez-Zor sont descendus dans la rue, ce dimanche 10 février, pour exprimer leur colère contre la présence des militaires américains sur le sol syrien et une possible invasion turque, a rapporté l’agence de presse officielle syrienne SANA.

Selon SANA, la manifestation a eu lieu ce matin dans le chef-lieu de la province de Deir ez-Zor.

Une manifestation similaire à Raqqa a précédé celle de Deir ez-Zor.

À Raqqa, les protestataires ont brûlé les drapeaux des États-Unis et de la France, en signe de protestation contre la présence des soldats américains et français dans la province de Raqqa.

Les manifestants dénoncent également les frappes aériennes de la coalition US sur les zones civiles situées au centre de la vallée de l’Euphrate et la décision des Forces démocratiques syriennes de fermer un point de passage vital avec les zones sous contrôle gouvernemental, empêchant ainsi l’acheminement de l’aide humanitaire.

Tout cela démontre que le fait de vouloir barricader la base d’al-Tanf ne sert à rien et que les Américains auront à faire face non seulement à l’armée syrienne et à ses alliés, mais aussi à la population.

Les frappes aériennes de la coalition US visant les différentes localités de la province de Deir ez-Zor se sont récemment multipliées. Des centaines de villages et de villes ont été touchés lors des raids aériens de la coalition.

La coalition internationale, dirigée par les États-Unis, a récemment largué des bombes au phosphore blanc sur la ville de Hajin, dans la province de Deir ez-Zor.

Une centaine de civils ont été tués ou blessés lors des frappes de la coalition, qui tente de justifier ces massacres sous prétexte d’une « lutte contre Daech ».