Communiqué : Tariq Ramadan remis en liberté

Hier, jeudi 15 novembre, l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, mis en examen pour des viols qu’il conteste, a clamé son innocence devant la Cour d’appel de Paris, chargée de statuer sur sa mise en liberté.

Après 9 mois d’incarcération et le rejet de quatre demandes de remise en liberté surveillée, la justice a finalement accédé à la requête émise par la défense de l’islamologue suisse, ordonnant sa mise en liberté sous contrôle judiciaire, a annoncé son avocat, Me. Emmanuel Marsigny, à l’Agence France-Presse (AFP).

« C’est une décision logique dans la mesure où les derniers développements du dossier apportés contre lui étaient mensongers. Il n’y avait plus d’obstacles à ce qu’il soit libéré », a déclaré ce dernier à l’issue de l’audience publique.

La libération de Tariq Ramadan est soumise au versement d’une caution de 300 000 euros, alors qu’il devra également remettre son passeport suisse, aura l’interdiction de quitter le territoire, d’entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins et pointer une fois par semaine au commissariat.

Mis en examen pour des soupçons de viols sur deux femmes, Tariq Ramadan a clamé jeudi avec force son innocence lors de sa première apparition publique depuis son incarcération. « J’irais fuir où ? Alors que tout va vers mon innocence. Je vais rester en France et défendre mon honneur et mon innocence », a-t-il déclaré depuis le box, ajoutant « Je veux bien qu’on me reproche d’avoir menti pour protéger ma famille, ma fille qui est dans la salle. Mais qui a menti le plus ? Qui a instrumentalisé le mouvement #MeToo ? », accusant ses accusatrices de se répandre dans les médias.

Après avoir nié pendant des mois tout rapport physique avec les deux femmes, l’islamologue avait fini par reconnaître avoir «menti » mais avait démenti tout viol.

Le parquet général, qui avait requis le rejet de la demande, n’a donc pas obtenu gain de cause. Cette décision de la chambre de l’instruction intervient alors que les confrontations entre Tariq Ramadan et ses deux plaignantes principales ont déjà eu lieu, rendant ainsi moins solide l’argument du risque de pressions.

Par ailleurs, selon son avocat Me. Marsigny, les SMS récemment versés au dossier accréditeraient l’hypothèse selon laquelle Tariq Ramadan a entretenu avec les deux plaignantes, des relations consenties. « La remise en liberté de Tariq Ramadan est logique au regard des derniers développements du dossier qui démontrent que les accusations de viols s’effondrent », s’est ainsi félicité Me Marsigny.

 

Le Parti Anti Sioniste salue cette décision qui démontre que le président de la cour d’appel a refusé de céder aux intenses pressions du lobby sioniste islamophobe qui a entrepris à travers ses agents d’influence et ses relais médiatiques, une vaste opération de diabolisation de l’intellectuel musulman, lui faisant payer ses prises de positions antisionistes.

La justice a donc enfin repris le dessus sur les inquisiteurs aux ordres, se souvenant sûrement que jamais en France, une telle procédure n’avait eu lieu sur un justiciable dans le même cadre d’enquête.

Un dossier dont l’instruction a constamment été violée, et déballée dans les médias, à charge contre Tariq Ramadan. Des médias qui se sont acharnés à l’unisson contre l’islamologue pourtant présumé innocent, alors que d’autres personnalités accusées de délits similaires et qui sont libres de leurs mouvements ont bénéficié du silence médiatique voire même du soutien appuyé des journalistes et intellectuels d’influence où encore à plusieurs responsables politiques qui continuent d’être reçus avec bienveillance à la télévision ou à la radio, et d’apparaitre tout sourire et en toute tranquillité alors qu’ils sont accusés de viol ou de détournements de fonds.

Le Parti Anti Sioniste voit dans cette décision un motif d’espoir en l’intégrité de notre justice, qui est restée dans le cadre de la loi et du droit, au delà de toutes influences politiques ou médiatiques.

Toutes nos pensées fraternelles et solidaires vont vers Tariq Ramadan et sa famille, lui qui, nous l’espérons, lavera au plus vite son honneur bafoué, et rétablira la vérité quant à son innocence.