Commémoration à la yéménite !

En guise de commémoration du troisième anniversaire de l’agression américano-saoudienne contre le Yémen, déclenchée le 25 mars 2015, les missiles balistiques yéménites se sont abattus sur les aéroports saoudiens de Riyad et Asir et d’autres cibles à Najrane et Jizane. De plus, les unités balistiques de l’armée yéménite et d’Ansarullah ont frappé les confins de l’Arabie saoudite.

Le tenant d’une source militaire, la chaîne yéménite Al Masirah a précisé qu’un missile de type Borkane 2H a visé l’aéroport international du roi Khaled et un autre de type Qaher 2M s’est abattu sur l’aéroport régional d’Abha à Asir (sud).

Une salve de missiles balistiques Badr, récemment dévoilés, a également frappé l’aéroport de Jizane (sud) et d’autres cibles dans cette zone ainsi que l’aéroport de Najrane (sud).

Le colonel Turki al-Maliki, le porte-parole de la coalition américano-saoudienne a indiqué, pour sa part que 3 de ces missiles ont été dirigés sur la capitale Ryad, un sur la ville garnison de Khamis Mecheit, un sur Najrane et 2 sur Jizane, dans le sud de l’Arabie saoudite. Selon lui, ces missiles ont été interceptés par les batteries de Patriot et ont fait un mort et 2 blessés.

Ces tirs commémorent les 3 années de guerre dont le bilan jusqu’ici est de plus de 13 000 morts civils yéménites et plus de 53 000 blessés à cause des frappes aériennes directes et une destruction quasi totale estimée à 90% des infrastructures du pays. Ceci sans parler des dizaines de milliers d’autres Yéménites qui ont péri des suites de maladies dont le choléra, de la famine, du manque de produits de première nécessité dû au blocus de fer imposé par le régime des Saoud que subit le pays.

Rappelons que les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne continuent de fournir à l’agresseur saoudien, armes, soutien militaire et politique.

Amnesty International a mis en cause, dans un récent rapport, les livraisons d’armes françaises à l’Arabie saoudite qui sont à l’origine de graves violations des droits de l’homme dans le cadre de ce conflit.

Lynn Maalouf, directrice de recherche sur le Moyen-Orient a déclaré dans un communiqué à Amnesty International, le 23 mars :

« De nombreuses preuves attestent que les flux d’armes irresponsables vers la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont causé d’énormes préjudices aux civils yéménites. »

Il y va de même pour l’ONG Action sécurité éthique républicaine (Aser). En effet, lors de son passage sur RT France, le 21 mars dernier, son président, Benoît Muracciole avait annoncé qu’il n’hésiterait pas à saisir le Conseil d’État, le 1er mai, si Paris ne répondait pas favorablement à « sa demande de suspension des armes en direction des pays de la coalition arabe qui bombardent le Yémen, pas seulement l’Arabie saoudite». Par ailleurs, d’après Joseph Breham, avocat du cabinet français Ancile, les ventes d’armes à l’Arabie saoudite ou aux Emirats arabes unis mettent la France en position de violer le traité sur le commerce des armes (TCA).

 

Fiasco des « Patriot »

Selon des témoins oculaires, les batteries de missiles Patriot, que Riyad s’est procurées, moyennant des milliards de dollars, ont raté leur cible. L’un des missiles a même explosé dans le ciel de la capitale saoudienne provoquant la mort d’un ressortissant égyptien, répondant au nom de Abdel Motaleb Ahmad Hossein Ali. Il s’agirait d’un employé du palais royal de Riyad.

Les experts ont révélé un sérieux dysfonctionnement des Patriot saoudiens dans la mesure où le palais royal est situé en plein cœur de Riyad et que l’aéroport du roi Khaled soit la cible des missiles yéménites, qui se trouve, lui, à 35 kilomètres au nord de la capitale. En d’autres termes, les missiles antimissiles américains de Ben Salmane n’auraient pas dû exploser au-dessus du palais royal mais à des dizaines de kilomètres, soit au-dessus de l’aéroport. Le ressortissant égyptien en question a donc été tué par des missiles saoudiens. Les habitants de la capitale rapportent par ailleurs, sur les réseaux sociaux, les dégâts infligés aux zones présidentielles par la DCA saoudienne.

Yémen : manifestation monstre à Sanaa

Des centaines de milliers de Yéménites ont donc investi les rues de la capitale Sanaa à l’occasion de la troisième année de résistance du peuple face à l’agression militaire saoudo-US.

La grande place Sabyine, dans la capitale yéménite, était noire de monde en milieu de matinée et la télévision Al-Massirah indiquait que des manifestants continuaient d’affluer vers le lieu du rassemblement.

Chants guerriers, poèmes et discours enflammés contre les États-Unis, Israël et certains pays occidentaux impliqués dans la vente d’armes à l’Arabie, ont été prononcés durant la manifestation, organisée sur le thème de la « résistance à l’agression ».

Le Parti Anti Sioniste salue respectueusement le grand courage et le sens du devoir patriotique qui anime le peuple yéménite ainsi que celui de son armée et des Ansarullah qui continuent vaillamment à défendre leur pays contre l’Arrogance internationale.

Sachez, ô vous les Yéménites, que vous êtes un exemple de patience, de résistance, d’abnégation et de courage qui restera gravé dans les pages les plus illustres de l’histoire de l’humanité. Vous avez foi en ce que vous faites et vous y mettez tellement de cœur que vous réalisez des miracles sans même vous en rendre compte !

La victoire est avec les Opprimés, ils sont les Héritiers de cette Terre, c’est une évidence que le monde arrogant connaît et qu’il combat. Ce n’est qu’une question de temps…