Ces écrans qui nous effacent

Gsm, tablette, ordinateur, télévision… À l’heure actuelle, les écrans ont envahi tant les espaces publics que privés.

Les individus passent de plus en plus de temps devant les écrans et cela touche également les enfants.

Les enfants âgés de 7 à 12 ans passeraient en moyenne 6h10 par semaine sur Internet en 2017. Ce chiffre monte à 15h11 pour les 13/19 ans. Les conséquences d’une utilisation abusive sont multiples.

Crises de colère, déficit d’attention, troubles relationnels,retard de développement, stéréotypies gestuelles ou encore intolérance marquée à la frustration, les enfants s’ennuient, deviennent apathiques, intéressants et indifférents lorsqu’ils ne sont pas connectés.

Mais le désastre ne s’arrête pas là, cette technologie est une forme de drogue numérique. “Des recherches récentes en imagerie cérébrale montrent qu’ils affectent le cortex frontal — qui contrôle la fonction exécutive, y compris le contrôle des impulsions — exactement de la même façon que la cocaïne.

La technologie est tellement stimulante qu’elle augmente les taux de dopamine — le neurotransmetteur du plaisir le plus impliqué dans la dynamique de l’addiction — autant que le sexe.

 

D’ailleurs, le Dr Andrew Doan, à la tête de la recherche sur les addictions pour le Pentagone et la marine américaine — qui a enquêté sur l’addiction aux jeux vidéo — dans son travail clinique auprès de plus de 1000 adolescents au long des 15 dernières années déclare

“J’ai même trouvé qu’il était plus facile de traiter un patient accro à l’héroïne ou à la méthamphétamine en cristaux que des joueurs invétérés « perdus dans la Matrice » ou que des toxicomanes des réseaux sociaux accros à Facebook. »

 

Mais l’impact de cette addiction ne s’arrête pas là. On peut atrophier les jambes et la marche en prenant la voiture ; On peut atrophier les yeux en mettant des lunettes, le sens de l’orientation avec le GPS.

Mais qu’est ce qu’on atrophie face à cet écran qui nous captive? Sans aucun doute, on atrophie notre relation avec l’autre, avec nous-même, avec Dieu.

Et ceci en mettant entre nous et autrui, entre nous et le réel, un écran. Ces technologies modernes, en nous permettant de nous soustraire au regard de l’autre, risquent à la longue de nous déshumaniser.

Comme le dit Daniel Marcelli :

“Le regard est le souffle, la respiration du cerveau. Il est l’organe psychique du sens et du partage avec l’autre des intentions et des émotions. Dans le monde animal, même chez les primates, on évite de croiser le regard, comme s’il y avait là un danger. L’être humain, en revanche, accepte de partager son regard. Le sens de sa vie procède nécessairement d’un partage. Plus on s’élève dans l’évolution des espèces, plus on partage les relations sociales.”

 

On tente par tous les moyens de détourner l’attention des individus en les asservissant à ces nouvelles technologies. Cette technique de détournement de l’attention est pratiqué depuis la nuit des temps tant en politique que dans les arts martiaux: Un mouvement détourne l’attention de l’adversaire qui est alors frappé à un autre endroit. L’attaquant peut espérer terminer ainsi le combat.

En captivant notre attention, ces écrans créent des stimulations et des besoins particuliers, ce qui va favoriser le fait que dans la vie quotidienne, l’attention sera sélective. C’est à dire que le cerveau fera un tri des informations reçues et ne retiendra que ce pour quoi il a été conditionné.

L’homme se tournant ainsi vers une réalité illusoire proposée derrière l’écran au détriment de la vraie réalité où l’essence de l’homme est respectée.

Le parti anti sioniste invite tout homme à s’interroger sur les enjeux réels de ces nouvelles technologies et les dangers qui pèsent sur notre humanité. Ne les laissez pas prendre vos enfants et en faire des robots sans âme.