Algérie : déstabilisation en vue ou pressions extérieures face aux échéances électorales ?

C’est désormais un grand classique. Avant chaque échéance électorale, les pressions sur l’Algérie réapparaissent et s’intensifient, faisant planer l’épée de Damoclès impérialo-sioniste au-dessus du pays au million et demi de martyrs.

Ainsi, ces dernières semaines, on voit se multiplier un certain nombre d’informations inquiétantes, sur fond d’interrogations sur la prochaine élection présidentielle prévue pour mai 2019.

En effet, les interrogations portent, entre autres, sur l’éventuelle succession du président Bouteflika, dont personne n’est en mesure de prévoir s’il compte se représenter ou pas, au vu de son âge avancé et de son état de santé.

Rumeurs de coup d’état, rapports occidentaux prédisant une grave crise économique, pressions internationales afin d’accueillir les migrants… voici les éléments habituels qui fleurissent dans les médias lorsque une échéance électorale importante attend l’Algérie.

Ainsi, à la fin du mois de décembre dernier, une vive polémique a été déclenchée à propos du sujet sensible des migrants par des  organisations non-gouvernementales locales et étrangères, dont la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), qui a dénoncé le refoulement vers le Niger d’une cinquantaine de migrants, en majorité des Syriens, mais aussi des Yéménites et des Palestiniens, entrés illégalement en septembre par la frontière malienne.

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’ONU (HCR) a déclaré jeudi 3 janvier dernier, « être préoccupé » par le sort de ces personnes originaires de pays arabes, qu’il considère comme « portées disparues ».

Ce sont, selon lui, des “ personnes vulnérables, venant de Syrie, de Palestine et du Yémen ” formant un groupe de 120 personnes désormais bloquées à la frontière ».

Ce que le HCR semble ne pas savoir c’est que la majorité d’entre eux seraient, selon Hacène Kacimi (directeur de la Migration au Ministère de l’Intérieur) d’anciens djihadistes venus d’Alep, un des fiefs de Daech et du Front al-Nosra. La preuve de cette affirmation serait leur parcours détourné pour rejoindre l’Algérie ( Mali, Niger et même Mauritanie).

Donc, pour l’Algérie, leur refoulement ne serait pas une mesure arbitraire, mais l’exécution d’une décision de justice devant laquelle ont comparu ces personnes arrivées en septembre.

La présence parmi eux de familles ne serait que ruse pour tromper la vigilance des autorités, lesquelles suivent avec attention les suites de la débâcle des groupes terroristes en Syrie.

« Pourquoi ne sont-ils pas des migrants ? Tout simplement, ceux sont des membres de l’Armée syrienne libre qui étaient à Alep », a affirmé le responsable.

« Ces djihadistes, quand ils sont arrivés en Turquie, si vraiment ils étaient menacés dans leur vie, pourquoi n’ont-ils pas demandé le droit d’asile en Turquie ? », a interpellé Hacène Kacimi.

« Quel est le migrant qui peut se permettre le luxe de voyager par tant de capitales et de débourser plus de 200 millions de centimes (de dinars) pour arriver aux frontières sud de l’Algérie ? Qui finance l’organisation, l’encadrement et la protection de ces djihadistes ? », s’est interrogé le directeur au ministère de l’Intérieur.

Selon lui, ces « djihadistes rentrent par le Nord du Mali sous une protection de groupes terroristes qui les ramènent vers Ain Khalil pour les faire rentrer dans le territoire national par Timiaouine », a-t-il indiqué.

« Et il y a une deuxième route qui passe (par avion) du Soudan vers Bamako où il y a de fortes complicités locales. On les fait remonter vers Agadez où ils sont pris en charge par des groupes armés pour les faire remonter vers les frontières algériennes », a affirmé le responsable. Une logistique qui semble bien huilée et qui est signée.

Les enquêtes menées par les services de sécurité ont en effet, trouvé étrange que ces migrants tentent d’accéder au sol algérien par l’extrême-sud, ce qui a permis de confirmer l’infiltration de terroristes parmi ces réfugiés, venus de Syrie et du Yémen.

À cela, s’ajoute la menace que représente l’arrivée parmi les migrants clandestins d’anciens soldats des pays du Sahel, qui ont servi dans des zones de conflit connues pour être des plaques tournantes de tous les trafics et du terrorisme.

Ce qui aggrave cette menace terroriste sur l’Algérie, c’est la découverte quasi-quotidienne de caches d’armes au sud du pays, dont des armes de guerre comme des missiles antichars ou de défense aérienne, qui se trouvent sur les routes migratoires au Sahara.

Cette question des terroristes (instruments de déstabilisation de prédilection des puissances impérialistes) semble avoir été prise au sérieux par les plus hautes autorités du pays, car il s’agit d’une affaire de sécurité nationale, et l’armée garde la plus grande vigilance.

« L’Algérie craint que le Niger, par le biais de la plateforme d’Agadez, soit en passe de devenir une route migratoire empruntée par les djihadistes syriens venant principalement d’Alep », a indiqué une source sécuritaire au quotidien algérien « l’Expression », ajoutant que « Plus grave encore, ces migrants arabes au Niger et au Mali sont escortés par des groupes armés. Nous suivons le dossier avec beaucoup de préoccupation », en assurant que l’armée était en alerte pour faire face à de telles menaces.

Rappelons-nous qu’au mois d’août dernier, un rapport de l’Onu concernant le redéploiement des terroristes de Daech dans les pays du Maghreb après leur déroute en Syrie et en Irak, reconnaissait la présence en Libye de plusieurs milliers d’éléments de l’organisation terroriste, ajoutant que 1.473 combattants marocains qui ont fait partie des rangs de Daech, et 2926 Tunisiens étaient également susceptibles de revenir dans la région. Loin derrière, l’Algérie compte 170 terroristes, dont plus de la moitié (87) est, d’après ce rapport, rentrée avant janvier 2016 au pays. Mercredi 2 janvier, l’agence étatique turque Anadolu annonçait quant à elle l’arrestation de plusieurs ressortissants algériens liés à l’EI.

À l’appui de cette thèse, le site « TSA Arabi » rappelle l’arraisonnement il y a quinze jours d’un navire chargé de munitions turques (45 millions de balles !) au large de la Libye. Un chiffre  » colossal « , selon la source de TSA, au regard d’une population de quatre millions de Libyens.  » On peut en conclure que cette énorme quantité d’armes n’était pas destinée à la Libye, mais à armer les combattants venus de Syrie et d’autres régions « , a-t-elle dit.

Selon l’expert et chercheur en questions sécuritaires et stratégiques, Ahmed Mizab, sous couvert de demandeurs d’asile, « certains pays arabes et occidentaux, essaient d’envoyer des éléments de groupes terroristes en Algérie en provenance des zones en conflit afin d’y semer le chaos et lancer une deuxième vague du printemps arabe », et d’ajouter :

« il y a environ un an, la région était témoin du transfert systématique des éléments des groupes terroristes pour y réaliser des projets de pays tels que les États-Unis et la France ».

L’expert algérien affirme également que des groupes terroristes déployés dans la région avaient récemment adopté des agissements suspects et qu’ils essayaient d’y installer de nouveaux fiefs. « Les événements du sud de la Libye et ceux qui ont éclaté au Mali et les tentatives des terroristes de pénétrer en Algérie ont confirmé le fait qu’il y avait un complot à naître et des conspirations sont fomentées pour saper la sécurité et la stabilité en Algérie », a-t-il fait savoir.

Ainsi, que ce soit aux frontières du Sud avec la Libye, mais aussi à celles de l’Est et de l’Ouest, le danger guette l’Algérie de toutes parts. Un danger sournois, mais bien réel, provenant des officines de pays étrangers, qui tentent sans relâche, d’ébrécher le mur sécuritaire de l’Algérie.

Pour appuyer ce danger extérieur, l’impérialo-sionisme peut compter sur des éléments internes qui lui sont fidèles, comme les sécessionnistes kabyles du MAK, téléguidés par Tel-Aviv, ou les leaders du mouvement local des frères musulmans, le MSP, dont l’affiliation à la CIA et au MI6 a été dévoilée au grand jour après les révolutions arabes.

Bien heureusement, le peuple algérien demeure lucide et hermétique à toutes formes de manipulations, malgré les crises sociales et économiques qui frappent le pays de plein fouet, malgré la déliquescence du personnel politique, loin d’être à la hauteur des enjeux actuels, et malgré la corruption endémique qui prend une ampleur inégalée.

Alors que les sionistes rêvent depuis longtemps de créer le chaos en Algérie, d’autres pays, à l’image de la France, semblent le redouter et n’en ont pas intérêt, compte tenu du nombre d’Algériens présents dans l’hexagone et des répercussions directes que cela pourrait entraîner.

 

Le Parti Anti Sioniste compte sur la clairvoyance du peuple algérien et sur la vigilance de son appareil sécuritaire pour résister aux complots et autres tentatives de déstabilisation visant le pays.

Un pays à une heure de vol de l’hexagone, qui, s’il venait à plonger dans le chaos, entraînerait sans aucun doute la France dans un tourbillon dramatique. Alger n’est pas Damas, Paris le sait bien.

Il en va donc de l’intérêt de tous d’arrêter les pyromanes sionistes qui cherchent à créer le désordre en Algérie pour asseoir leur hégémonie et ne laisser derrière eux que « le sable et la mort », comme dirait M.Trump.