Airbus : 600 millions pour des drones israéliens

Le groupe Airbus a signé un contrat de 600 millions de dollars avec « Israel Aerospace Industries» (IAI) pour la fourniture de drones de type Heron TP.

Le client de ce contrat n’est autre que le ministère allemand de la défense. Il s’agit de fournir ces drones en location pendant neuf ans. Ce programme de location est une solution temporaire jusqu’à ce qu’un drone européen soit prêt à être utilisé vers 2025.

Une location pendant neuf ans des drones MALE (moyenne altitude longue endurance) qui seront basés en Israël. Une première pour l’armée allemande qui va avoir une implantation permanente au sein de l’entité sioniste pendant la période de leasing. Au total, cette opération va coûter plus de 1 milliard d’euros aux contribuables allemands pour la location de cinq drones, dont trois pouvant être armés en permanence, quatre stations sol et deux simulateurs. L’accord sera effectif après la validation du budget fédéral.

Ce montant intègre le maintien en condition opérationnel (MCO) des appareils, la formation de 85 militaires allemands dans le cadre d’un accord-cadre bilatéral et, enfin, l’utilisation de l’espace aérien israélien et de la base de Tel Nof où seront cantonnés les drones (178 millions d’euros). En revanche, le montant du contrat ne comprend pas le futur achat d’armements (missiles) ni la liaison de données spécifiquement allemande.

Au total, IAI va empocher un chèque de près de 600 millions de dollars.

Airbus sera chargé de l’entretien et de l’appui opérationnel des drones. Les Heron TP MALE doivent remplacer des drones israéliens Heron 1 que l’armée allemande utilise actuellement en Afghanistan et au Mali. L’Allemagne paiera en outre 100 millions d’euros pour utiliser les Heron TP sur un théâtre d’opérations, et 210 millions supplémentaires pour un second.

Cet accord est le premier accord d’exportation concernant ce modèle, fabriqué par la société israélienne appartenant à l’entité sioniste. Le contrat proposé était sur la table des négociations depuis de nombreuses années et a rencontré des nombreux obstacles.

La voie était ouverte pour cet accord après les dernières élections législatives en Allemagne, qui ont finalement abouti à un gouvernement de coalition pour lequel l’approbation de l’achat du drone était une condition pour la formation d’une coalition.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a estimé lors d’une conférence sur la sécurité à Jérusalem que c’était « un accord très important ». « Je pense que cela contribue à la sécurité en Europe ». a-t-il précisé  « C’est une contribution énorme à l’industrie de défense israélienne et à l’économie israélienne. Cet accord est une expression du partenariat stratégique entre l’Allemagne et Israël et du potentiel de l’industrie israélienne à contribuer à des pays comme l’Allemagne », a analysé le Premier ministre israélien sur les réseaux sociaux.

L’accord portant sur les drones Heron TP entre pleinement dans la relation bilatérale entre Israël et l’Allemagne, qui subventionne régulièrement les achats d’armes de Tel Aviv pour des raisons historiques.

 

Le Parti Anti Sioniste constate une nouvelle fois les doubles standards de l’occident ou il est permis de faire du commerce avec Israël qui ne cesse de bafouer le droit international et d’enrichir une société militaire qui participe sans aucun doute à la souffrance quotidienne des palestiniens.

Dans le même temps, il est interdit de faire de commercer avec la république islamique d’Iran qui est traité comme un état terroriste alors qu’il respecte le droit international.

L’Allemagne a suspendu récemment la vente d’armes à l’Arabie Saoudite suite au meurtre de Jamal Khashoggi, condamnant « avec la plus grande fermeté » la mort du journaliste saoudien en Turquie.

Or quelle différence y a-t-il entre l’Arabie Saoudite et l’entité sioniste qui massacre depuis plus de 60 ans le peuple palestinien?

Le sionisme et le wahhabisme sont les deux faces de la même pièce, il serait temps que les pays européens admettent cet état de fait et cessent de se rendre complice de ces états voyous en établissant des liens commerciaux avec eux.