Agence européenne du médicament : manque de transparence et conflits d’intérêts

Conflits d’intérêts, possession d’actions de laboratoires pharmaceutiques, conjoints qui travaillent pour des laboratoires. L’agence européenne du médicament (EMA) est régulièrement pointée du doigt depuis 2009 pour son manque de transparence et pour sa gestion désastreuse des conflits d’intérêts.

Comme le relèvent un audit réalisé en 2009 par l’Union Européenne ainsi qu’un article récent de la revue « Prescrire », l’EMA manque totalement de transparence, et plusieurs de ses employés sont en situation très grave de conflits d’intérêts.

En effet plusieurs salariés de l’EMA se retrouvaient responsables de l’autorisation de la mise sur le marché de médicaments qui sont fabriqués par des laboratoires pour lesquels ils ont travaillé dans le passé.

Pire encore, certains possédaient des actions boursières de ces sociétés ou leurs conjoints travaillaient pour de grands laboratoires. Concernant 11 cas qui représentaient de graves conflits d’intérêts, aucune mesure n’a été prise malgré le règlement de l’EMA.

A savoir que cet audit n’avait pas été révélé par l’EMA car l’organisme refusait d’en dévoiler le contenu, c’est seulement après deux ans de procédures par l’association « Formindep » et par l’intervention du Médiateur européen que le résultat de l’audit a été rendu public en 2012.

Plus récemment l’affaire du vaccin Gardasil a montré toute l’ampleur de l’opacité du fonctionnement de l’agence.

La branche nordique du réseau Cochrane a porté plainte sur la manière de l’EMA de traiter les alertes concernant les effets secondaire du vaccin. Un rapport de 50 pages accompagne cette plainte :

  • Rapport final qui donne une image rassurante et unanime au sujet du vaccin alors que de grandes dissensions internes existaient au sein du comité d’experts
  • Etudes réalisées par le président d’un des groupes scientifiques financées par GSK ou Sanofi, les entreprises qui commercialisent le vaccin
  • Absence totale de vérification et d’analyse des données fournies par les laboratoires
  • Études cliniques utilisant des groupes placebos mais avec des faux placebos contenant de l’aluminium

Ces informations sont publiques uniquement parce qu’il y a eu une plainte.

L’EMA applique une politique de confidentialité digne d’une agence d’espionnage :

« Vous êtes tenu à une obligation de confidentialité à vie », avertit le préambule du rapport intermédiaire à l’adresse des experts, précisant que celle-ci « inclut par exemple le fait qu’il y ait eu une réunion, que vous y ayez participé, son ordre du jour, ses participants, tous les éléments de la discussion, son issue, les produits et entreprises concernés ». En outre, toute documentation relative à l’expertise « doit être stockée dans un endroit sûr ou détruite »

Une agence qui est sensé protéger des millions de personnes des effets des médicaments ne doit elle pas être la plus transparente possible?

 

Le Parti Anti Sioniste constate la multiplication des cas de conflits d’intérêts dans le monde de l’industrie pharmaceutique, qui ont un véritable impact sur l’expertise médicale ainsi que sur le volume de prescription des médicaments.

La gestion des conflits d’intérêts est aujourd’hui encore trop peu rigoureuse et il est temps que les pouvoirs publics, sensés nous protéger contre ces dérives inhérentes au système néolibéral, se penchent plus sérieusement sur ces questions d’intérêt général, car il en va de notre santé ;

 

Mais lorsque l’on voit que notre ministre de la santé et elle-même liée aux grands laboratoires, ainsi que son conjoint, on se dit qu’il y a du chemin à parcourir.

Évidemment, cette dernière, comme tous les experts ayant des liens avec cette industrie pharmaceutique, nous a expliqué que tout cela n’influait absolument pas sur les décisions qui restent totalement indépendantes.

On s’étonne ensuite de la défiance populaire envers les responsables politiques au service des lobbies de l’argent, qui ne cessent de les prendre pour des imbéciles.

Un peuple qui se révolte car il a bien compris que les élus n’étaient plus à son service depuis bien longtemps, et qui sait bien que la main (des labos) qui donne est toujours au-dessus de la main (des experts et responsables de la santé) qui reçoit.

 Le Parti Anti Sioniste s’oppose clairement à l’influence omniprésente des intérêts économiques du secteur de la santé, auprès des patients, médecins, étudiants en médecine ou décideurs publics.

 Il est temps de s’engager pour une médecine fondée sur les meilleures preuves scientifiques et le seul intérêt du patient, en dénonçant tous les conflits d’intérêts qui rongent le monde de la santé au détriment des citoyens et en exigeant la transparence totale ainsi que l’indépendance de tous les organismes de contrôle du secteur médical tels que l’EMA ou encore l’AFSSAPS (L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ) .