Qui est le général Qassem Souleimany ?

Général Souleimany

Depuis 1998, Qassem Souleimany est à la tête de la prestigieuse « brigade Al-Qods » (« Jérusalem » en arabe), l’unité d’élite en charge des opérations extérieures au sein de la principale force armée iranienne : Les Gardiens de la Révolution.

Général deux étoiles, il détient le plus haut grade au sein de cette armée d’élite qu’il a rejoint en 1979 après la chute du Shah d’Iran. Il s’illustra lors de la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988, s’y faisant une solide réputation en dirigeant des missions commando de reconnaissance derrière les lignes ennemies. Devenu commandant de la force Al-Qods en 1998, il a joué un rôle majeur dans le renforcement militaire du Hezbollah libanais puis surtout dans la défaite des terroristes de Daesh and Co à la solde des américano-sionistes.

Sa rigueur, sa discrétion et son efficacité sont sa marque de fabrique, autant que son humilité.

Considéré comme le sauveur de la Syrie, c’est lui qui tint tête à la coalition islamo-atlantiste dans les mémorables batailles de De Bab Amro, Al Qoussayr, et Yabroud. Il fut également en première ligne lors de la reprise d’Alep et de Deir ez Zor, tournants capitaux dans la victoire contre les terroristes.

C’est encore lui qui fut à l’origine du mouvement des « forces de mobilisation populaires » irakiennes (Hachd al Chaabi), qu’il a encadrées et supervisées. Ces groupes de volontaires, principalement chiites, ont été les principaux artisans, aux côtés de l’armée irakienne, de la défaite de Daesh en Irak. C’est encore lui qui a tué dans l’œuf la tentative de création du Kurdistan irakien.

Souleimany a cimenté « l’Axe de la Résistance » dont il a imposé la puissance dans toute la région, et a empêché le remodelage du Moyen-Orient par l’Empire américano-sioniste dont il est devenu la bête noire.

Principal vainqueur de la confrontation régionale entre les forces de la Résistance et les mercenaires pro-occidentaux de Daesh and Co, cela fait de Souleimany un ennemi mortel de l’entité sioniste et des États-Unis. Ces derniers ont ainsi frappé l’unité d’élite dont il est le chef, de sanctions unilatérales, la qualifiant d’organisation encourageant le terrorisme, alors que lui-même est considéré comme « chef terroriste ».

Malgré ce parcours hors norme, celui que le journal américain « The New Yorker » a surnommé  « The Shadow commander » (le commandant de l’ombre) est resté longtemps peu connu du grand public.

C’est de lui qu’un ancien agent de la CIA disait : « C’est le stratège le plus puissant du Moyen-Orient et pourtant personne n’a jamais entendu parler de lui « .

Mais l’homme de l’ombre est soudainement apparu à la lumière ces derniers mois dans le conflit qui oppose les forces irakiennes, syriennes et libanaises, au « pseudo État-islamique », cette création des atlanto-sionistes pour dominer le Moyen-Orient. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le général Souleimany est le seul de ses ennemis que Daesh a cité par son nom.

Souleimany est donc devenu la figure quasi-mythologique qui incarne le renouveau de l’influence iranienne, et plus généralement Chiite, dans la région, face à l’impérialisme américano-sioniste.

« Che Guevara » iranien, « Giap du Moyen-Orient », « commandant de l’ombre », sont autant de qualificatifs pour désigner le nouveau visage de la République islamique d’Iran et de l’Axe de la Résistance, dont le vœu le plus cher est de mourir Martyr.

Clin d’œil de l’Histoire, le chef de la brigade Al-Qods, qui a pour mission originelle de libérer Jérusalem occupée, porte le même nom que le Prophète Salomon, dont les sionistes souhaitent reconstruire le temple sur les cendres du peuple palestinien.

 

« Inconnu des bonimenteurs médiatiques, méconnu d’une large fraction des crypto-spécialistes de la communauté du renseignement, connu et reconnu des connaisseurs, respecté ou redouté selon le positionnement de ses interlocuteurs, il est le cauchemar des Israéliens, le croquemitaine de l’Occident, l’enfant chéri des laissés-pour-compte de la société consumériste et de la civilisation des loisirs, le porte étendard des contestataires de l’ordre israélo-américain ».

René Naba, journaliste et écrivain, expert du monde arabe.

http://www.madaniya.info/2014/12/08/qassem-souleimany-et-hassan-nasrallah-les-nouveaux-giap-et-cienfuegos

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