Qu’est-ce que le diner du CRIF ?

Depuis 1985, le CRIF (conseil des institutions juives de France) organise chaque année un diner où sont conviés les principaux leaders politiques de notre pays.

De nombreuses personnalités, politiques et intellectuelles, s’attablent à ce repas communautaire, pour y recevoir les « directives » de son président. Et pour renforcer cet événement, la soirée est enregistrée sur la chaîne « Public-Sénat » dans le cadre de sa participation au débat politique.

En réalité, derrière cette manifestation mondaine « prestigieuse » se cachent deux préoccupations politiques majeures : d’une part une manifestation pro-israélienne visant à amener les personnalités politiques présentes à soutenir la politique de l’entité sioniste criminelle, et d’autre part, une volonté de confisquer toute parole juive au seul bénéfice du mouvement sioniste.

Quant à la presse, dont les principaux dirigeants sont également présents, elle se contente de rendre compte de cette soirée en acceptant sans discussion que le CRIF représente la parole juive en France.

Les juifs de France sont ainsi pris en otage par un organisme qui dit les représenter alors qu’il n’en est rien. C’est d’ailleurs ce qu’affirme l’UJFP (L’union Juive Française pour la Paix) en déclarant que :

« L’UJFP se démarque des institutions juives de France (notamment le CRIF et le Consistoire israélite) qui s’identifient totalement au gouvernement israélien et à la politique répressive menée par ce dernier à l’encontre des Palestiniens. »

Durant ce repas, les convives s’installent à table devant le maître de cérémonie afin de recevoir ses recommandations/directives pour l’année à venir. Et comme si cela ne suffisait pas, les chaînes de télévision du service public nous filment en direct les différentes étapes de cette soirée.

Selon l’hebdomadaire « Marianne »,  pour s’y inscrire, il fallait « passer par le service de presse de l’Élysée » ! Ce qui montre encore une fois, le double visage de la laïcité.

En entrée, l’apologie du sionisme, de l’aveu même du président de la république qui considère Israël comme un miracle. Accompagné ensuite de la négation de la Palestine libre et du déni du droit des palestiniens à disposer d’eux même.

Après s’être essuyé les lèvres de ce qui reste de la Palestine, les invités passent au plat de résistance. Un gros morceau : l’Iran et sa révolution islamique, agrémentée de la prétendue menace nucléaire iranienne. Mais apparemment, les invités ont encore un petit creux, alors voilà qu’arrive le dessert : la Syrie qui doit subir le même le sort que la Libye et tomber dans le chaos. Et enfin, cerise sur le gâteau : la suprématie de la civilisation sioniste sur les autres civilisations pluri-centenaires voir pluri-millénaires.

Avant même que le repas ne soit digéré par les convives et que le café ne soit servi, le président du CRIF dicte les futurs programmes scolaires au ministre de l’éducation, la politique étrangère que doit suivre le quai d’Orsay, ainsi que la politique nationale, au ministère de l’intérieur.

Le grand vainqueur de ce diner reste son président, qui reçoit deux prix consécutifs avec l’invitation du leader de la droite française, comme jadis le président Nicolas Sarkozy qui s’exprime comme le pion d’Israël. Ou le leader de gauche, comme jadis le président Hollande qui, pour certain, décapite la république lors de ce diner communautaire.

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