Qui est Seyyed Hassan Nasrallah ?

Seyyed Hassan Nasrallah
Secrétaire Général du Hezbollah

Seyyed Hassan Nasrallah est le charismatique secrétaire général du Hezbollah.

Son nom signifie littéralement en arabe « Belle Victoire de Dieu », alors que le titre de Seyyed est un titre honorifique donné aux musulmans descendants du Prophète Mohamed (bsl).

Cette figure marquante du monde arabo-musulman force le respect de ses interlocuteurs par la retenue de son comportement, son sens de l’humour et la fiabilité de sa parole, qui est sa marque de fabrique.

 

« Al Wahd al Sadeq », la « promesse sincère » sera une promesse tenue.

Ce véritable moine-soldat de l’Islam se caractérise par une grande sobriété ainsi qu’une crédibilité à toute épreuve, qui ne relève pas de la fanfaronnade ou d’un effet de propagande. Elle est confirmée dans les faits et attestée par les plus grands journalistes arabophones de l’entité sioniste et d’ailleurs.

En effet, une recherche académique d’un haut officier des renseignements israéliens soutient qu’Hassan Nasrallah est le premier dirigeant arabe à disposer d’une capacité d’influence sur le public israélien de par ses discours, depuis le président égyptien Gamal Abdel Nasser.

Hassan Nasrallah est né le 31 août 1960 dans le quartier de Bourj-Hammoud (Beyrouth Est). Il est l’aîné d’une famille de neuf enfants. Son père, Abdel Karim, épicier de son état, est membre du Parti Social Nationaliste syrien. Il débute des études théologiques à l’école publique de Sin al Fil, un quartier où cohabitent chrétiens et musulmans à l’est de Beyrouth.

En 1975, lorsque la guerre civile éclate au Liban, sa famille est obligée de retourner dans leur village d’origine, Bazourieh, proche de la ville de Tyr (Sud Liban). C’est là que Nasrallah décide de rejoindre le mouvement Amal (« Espoir »), une organisation chiite politique et paramilitaire, présidée alors par l’Imam Moussa Sadr, chef spirituel de la communauté chiite, mystérieusement disparu en 1978 lors d’un voyage en Libye. Il étudie la Théologie dans la ville sainte de Nadjaf, en Irak, où il fait la connaissance de celui qui sera son prédécesseur à la tête du Hezbollah, Abbas Moussaoui.

La jonction s’est faite, sous l’égide de L’Imam Mohamad Baqir al Sadr, Fondateur du parti ad-Daawa. L’intensification de la répression du gouvernement de Saddam Hussein à l’encontre des religieux chiites en Irak, de même que la guerre de succession engagée au sein du mouvement Amal libanais, consécutive à la disparition de l’Imam Moussa Sadr en Libye, le contraint à rentrer au Liban en 1978 pour intégrer, avec son ami Abbas Moussaoui, le Hezbollah. Hassan Nasrallah est marié et père de trois enfants, dont l’aîné, Hadi, a été tué alors qu’il combattait l’armée israélienne au Liban sud à Jabal al-Rafei, en 1997. Un évènement dont Seyyed Nasrallah n’a jamais cherché à tirer avantage.

En 1992, à la suite de l’assassinat de Seyyed Abbas Moussaoui par les sionistes, il prend la tête du Hezbollah, dont il est encore le chef à ce jour.

Pour finir, laissons le fameux écrivain et journaliste René Naba, spécialiste du monde arabe, définir Hassan Nasrallah, en s’adressant à ceux qu’il nomme les « bulleurs occidentaux » :

« Ne vous méprenez pas : « L’Islam moderne », c’est lui et non cette cohorte de dictateurs bureaucratiques libidineux à propension dynastique.

Lui, le nouveau chef de file d’un nationalisme arabe revigoré, que vous avez tenté de démanteler depuis un demi-siècle, lui ce chiite minoritaire d’un monde arabe majoritairement sunnite, le digne héritier du sunnite Nasser, lui la sentinelle de l’indépendance libanaise.

Lui, l’idole des jeunes et des moins jeunes, lui, le théologien de la libération sans successeur prédestiné, lui, Hassan Nasrallah, l’indomptable, l’homme qui n’a jamais pactisé avec ses ennemis, ni avec les ennemis de ses ennemis.

Lui, dont l’unique point de mire est Israël, dont il n’en détachera ni le regard ni la gâchette pour d’autres de vos mirages incertains, pour d’autres de vos cibles incertaines, pour aucune autre cible, aucun autre objectif que la libération du sol national et la sécurisation de l’espace national arabe ».

 

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