Les deux complices... Le séjour du Président M. Sarkozy aux États-Unis a donc culminé avec le fameux dîner dans « la salle à manger privée du Président Obama à la maison blanche ». Ce dîner a marqué la totale « réconciliation entre les deux Présidents ». Il s’agit en quelque sorte de montrer que sur les grands problèmes du moment (Iran, Afghanistan, Proche-Orient), la France et les USA sont sur la même longueur d’onde. Au sujet de l’Iran, M. Obama a reconnu qu’il n’y avait pas encore d’unanimité internationale sur les sanctions mais qu’il espèrait un consensus « pendant le printemps ». De son côté, M. Sarkozy a réclamé « les sanctions les plus fortes au Conseil de Sécurité », ajoutant que « le temps est venu des décisions ». En ce qui concerne l’Afghanistan, le Président français a apporté son total soutien à la stratégie du Président américain, ajoutant : « nous ne pouvons pas perdre ». Avant l’entretien, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a précisé que les États-Unis ne reformuleraient pas leur demande (d’envoi de renforts français en Afghanistan, NDLR) lors de leur entretien. C’est une façon de poser le problème de l’envoi de renforts en Afghanistan tout en prétendant ne pas le poser ! Des renforts français pourraient bientôt renforcer le dispositif américain. On comprend mieux maintenant la subordination de la France à la politique américano-sioniste : un soutien français total à la politique afghane des USA, avec également mission pour la France de rassembler l’Union Européenne et les gouvernements arabes collaborateurs derrière Israël, en vue d’une agression contre l’Iran. Une telle manœuvre présente aux yeux d’Obama un double avantage : - ne pas donner l’impression de s’embourber tout seul en Afghanistan, en accentuant le caractère « international » de la guerre grâce à des renforts français ; - laisser à la France de M. Sarkozy le soin de prendre la tête de la croisade contre l’Iran, M. Obama se réservant la possibilité de demeurer en deuxième ligne en apparence, quitte à exiger un cessez-le-feu dans les heures qui suivent les premières frappes. La politique étrangère de M. Obama consiste à perpétuer la domination américano-sioniste en se donnant l’image d’un homme de dialogue, d’un chef d’état « paralysé » par le Congrès, etc. Il lui faut pour cela rechercher un consensus international (en bon français des complices). Avec Moscou et Pékin, ce consensus est délicat à trouver et peut avoir un coût trop élevé. La France en revanche est l’alliée et le complice idéal pour aider M. Obama à continuer sa politique en préservant son image de « bon démocrate américain ». Malgré le total alignement de Sarkozy-Kouchner sur les positions de Tel-Aviv et de Washington, la France conserve encore, dans certains milieux, un petit capital de sympathie. Pour des raisons historiques trop longues à développer ici, on attend de la France une politique plus équilibrée au Moyen-Orient, alors qu’il y a longtemps qu’on n’attend plus rien de la Grande-Bretagne. C’est sur cette illusion (héritage de la politique gaullienne) que mise M. Obama. M. Obama, tout en reconnaissant qu’il n’y a pas encore d’unanimité contre l’Iran espère y parvenir « pendant le printemps ». Que se passera-t-il d’ici là ? Quels marchandages, quelles pressions ou provocations sont déjà programmés ou en cours de réalisation pour que l’unanimité se fasse contre l’Iran ? Cette volonté franco-américaine de rallier la Russie et la Chine dans les sanctions pour étouffer l’Iran confirme une chose : malgré son image largement fabriquée par les médias, M. Obama a de plus en plus de difficultés à tromper qui que ce soit, spécialement les Musulmans qui savent comment le Président Américain exporte la « démocratie » en Afghanistan et dans les zones frontières du Pakistan. Il lui faut donc trouver des alliés complices, plus ou moins « présentables », et la France en est un car elle garde malgré la triste politique Sarkozy-Kouchner un petit capital de sympathie auprès de certains peuples. Il faut également rallier les gouvernements arabes soumis au sionisme. Pour cela, on agite le fameux « gel de la colonisation » par Israël dans les territoires occupés. Précisons que le mot « gel » signifie deux choses : - le caractère totalement provisoire du fameux « gel » (on parle de quatre mois pour permettre le redémarrage des négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne ; - surtout, le « gel » revient à légitimer les colonisations antérieures et l’entité sioniste. C’est le pourboire que l’USraël et la France semblent offrir aux dirigeants arabes pour s’assurer leur complicité active contre la République Islamique d’Iran. Ce serait, en quelque sorte, la continuation de ce qui a été expérimenté à Gaza : - un axe Union européenne – Israël – dirigeants arabes sionisés ; - les USA en arrière plan n’intervenant que lorsqu’Israël a fini le travail. Mais l’Iran, par son poids régional et mondial, par ses moyens militaires de défense, par l’influence qu’il a acquise dans le monde musulman, est un enjeu d’une taille tout autre que la bande de Gaza. De là, la volonté de grouper le plus grand nombre de nations dans le projet d’agression contre l’Iran. Voilà pourquoi la politique française qui voudrait nous mener à la guerre est folle et criminelle. Ce serait une guerre pour Tel-Aviv, et dès ses premières heures une telle guerre dépasserait le cadre régional. Il est temps que la politique française soit totalement libérée du lobby sioniste. Les nombreux messages de sympathie que reçoit notre parti, la récente question au gouvernement de M. le Député Hervé de Charette (ancien Ministre des Affaires Étrangères), l’agressivité même du lobby sioniste dans ses interventions en France... tout cela démontre que le parti de la Résistance se renforce quotidiennement. Pour notre part, nous continuerons dans la voie que nous nous sommes tracée... Le Président, Yahia Gouasmi. [Plus d'informations] [Moins d'informations] |