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Shmiel Borreman (Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme)Shmiel Borreman (Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme)Le Sionisme vu par le Judaïsme (1)

Discours prononcé par Shmiel Borreman, membre de l'association « Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme ». (*Vidéo en fin d'article)

Ce message s’adresse tant aux Juifs, souvent non sionistes mais conditionnés par le Sionisme, qu’aux Musulmans et autres croyants.

Nos deux fois, nos deux religions ont certes chacune leurs spécificités et particularités. Il n’y a aucun intérêt à en faire un amalgame. Mais le Judaïsme et l’Islam ont aussi beaucoup en commun et en parallèle, et dans la situation actuelle c’est bien ce qui mérite d’être souligné. E pluribus unum ! Dans la diversité soyons un… Tout deux, le Judaïsme authentique et l’Islam, prônent et cherchent la proximité du Dieu Un, du Saint Créateur.

Historiquement, dans les pays à domination islamique, et ce pendant des siècles, les communautés Juives ont généralement bénéficié de la protection de l’autorité, et la bonne entente entre Juifs et Musulmans régnait. C’est le Sionisme, ennemi de la Torah, qui est venu gravement perturber ces relations harmonieuses en s’alliant aux grandes puissances en vue de conquérir la Palestine et de la transformer en entité sioniste, dite « avant-poste du monde libre ».

De nos jours, dans la plupart des pays occidentaux, soit dominés par l’impérialisme américain, soit alliés à l’impérialisme américain, se déchaîne la diffamation de l’Islam et la discrimination des Musulmans. Cela rappelle dangereusement la judéophobie et la persécution des Juifs entre les deux guerres mondiales. Rien que ce fait devrait appeler les Juifs à la vigilance (ils pourraient bien être les suivants, que Dieu nous protège). Mais surtout l’esprit de Droiture, de Justice, et de Générosité Humaine devrait faire que nous nous solidarisions avec nos frères et sœurs musulmans des pays occidentaux.

Notons que l’Islamophobie n’est pas uniquement un exutoire de l’extrême droite dépositaire du Nazisme. Elle provient plutôt du fascisme à col blanc, des milieux libéraux « bien pensants » liés au néo-conservatisme américain et aux lobbys sionistes. Elle se manifeste aussi par la subtilité d’opposer un soi-disant « Islam occidental éclairé » à l’ « Islam terroriste ». Cette hypocrisie est utilisée par les ennemis de toutes les religions, sauf si celles-ci sont l’opium pour le peuple au service de l’impérialisme...

La cause palestinienne devrait unir le Judaïsme de la Torah et l’Islam. L’antisionisme de la Torah devrait s’opposer au Sionisme et à son entité, et ce même si lors de notre période d’Exil et de Dispersion le  Saint Créateur avait installé en Terre Sainte, au lieu de Palestiniens musulmans, d’autres peuples tels des Coréens ou Inuits. La Torah interdit formellement tout autant un pouvoir politique religieux, même régi selon les règles de la Torah, que l’actuel pouvoir de Kofrim (renégats), alliance de sionistes antireligieux et falsificateurs religieux.

Malheureusement le Satan a réussi à tromper et à conditionner un très grand nombre de Juifs par la propagande sioniste.

A quoi sont intéressés les Juifs non contaminés par le Sionisme dans la phase actuelle que nous croyons être celle des souffrances, des douleurs qui annoncent l’avènement du Messie ?  C’est bien sûr que cesse au plus tôt la domination de la Terre Sainte par les Sionistes ! Car le Sionisme est l’obstacle principal qui empêche la venue du Messie, qui doit venir et qui est attendu, non seulement pour les Juifs, mais pour la rédemption de toute l’humanité.

A qui doit appartenir la Palestine ? Bien sûr aux Palestiniens qui en grande majorité sont Musulmans. Cela a déjà été reconnu par nos saints Rabbins dans les années ’20 du siècle dernier et a été formulé magistralement par le jeune rabbin allemand Simon SCHWAB en 1934 dans son écrit « Retour au Judaïsme ». Les Rabbins de tous les siècles précédents acceptaient de bon gré la soumission à la domination ottomane en Palestine.

En période d’Exil et de Dispersion, les Juifs n’ont aucun intérêt à dominer la Terre Sainte, et non plus les autres parties du monde. Notre vocation divine est d’être « un peuple saint et un royaume de prêtres », une population pilote, exemplaire, au service de l’humanité. Nous devons nous rappeler, plus que jamais, que ce n’est que par et pour la Thora transmise à Moïse au mont Sinaï que nous sommes Juifs.

C’est de bon cœur, que nous Juifs devons accepter et promouvoir la souveraineté du peuple palestinien sur l’entièreté de la Palestine historique. Pas une parcelle de la Terre Sainte ne peut rester profanée par les Sionistes. Vu ainsi, c’est le bon sens même. Il n’y a aucun antagonisme entre le Judaïsme et l’Islam. Le Sionisme est notre ennemi commun.

Le Rabbin Samson Raphael HIRSCH formula la Tradition de la Thora ainsi: « Mensch Jissroél », Humain car Juif et Juif car Humain, avec l’obligation de « Thora im Dérekh Erèts », le savoir-vivre Juif. Fidèles à notre Tradition de Thora, nous avons à nous conduire de façon irréprochable, à sanctifier le Nom Divin dans notre relation avec nos prochains non Juifs. Nous appelons nos frères et sœurs Juifs induits en erreurs à se détacher du Sionisme, à se retourner contre l’idolâtrie et la malfaisance sionistes, et en premier lieu contre la falsification de la Thora nommée Sionisme religieux. Le retour à la Source, c’est le retour à la Thora non falsifiée !

Nous devons compatir avec les victimes non juives du Sionisme et soutenir la Résistance islamique palestinienne. Ceci contrairement aux gouvernements arabes qui laissent souffrir Gaza et craignent la Révolution Islamique dans leurs pays. La compassion et la bienfaisance sont des traits indélébiles des enfants d’Abraham, de toute âme juive qui a été présente au Mont Sinaï lors du Don de la Thora. L’Amalek sioniste est le contraire.

Notre proposition d’alliance stratégique amicale entre Judaïsme et Islam contre le Sionisme resterait incomplète sans faire l’éloge, sans exprimer le soutien à la République Islamique d’Iran, fruit de la Révolution Islamique (1979). Cette Révolution Islamique a fait ses preuves et donne des impulsions spirituelles indispensables, de très haute qualité, aux aspirations des peuples pour leur souveraineté contre le sionisme, l’impérialisme et toute forme d’injustice.

C’est dans ce sens et dans ce contexte que nous formulons cet Appel à initier et à développer l’indispensable alliance stratégique amicale entre Judaïsme et Islam, entre Juifs et Musulmans.

Que le Saint Créateur veuille bénir et protéger ceux qui œuvrent pour accomplir Sa Volonté, pour réaliser la Droiture, la Justice et l’Harmonie fraternelle de l’Humanité entière dans la reconnaissance et l’adoration du Dieu Un.

Shmiel Mordche Borreman, le 17/07/08.
Association d’études « Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme »

Le Sionisme vu par le Judaïsme (1) [Vidéo]
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Rabbin Ahron Cohen (Neturei Karta).Rabbin Ahron Cohen (Neturei Karta).Le Sionisme vu par le Judaïsme (2)

Discours prononcé par Ahron Cohen, rabbin membre du groupe Neturei Karta, lors d’une conférence à « Durban 2 ». (*Vidéo en fin d'article)

Notre message, et je sais que le Président [Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République islamique d’Iran, présent lors du discours, ndlr] l’a compris, s’adresse à vous tous, et c’est la raison de notre présence.

Notre message est que le judaïsme et le sionisme sont deux entités diamétralement opposées, deux concepts différents. Le judaïsme existe depuis des milliers d’années, alors que le sionisme existe depuis un siècle. Si le judaïsme et le sionisme étaient identiques nous aurions entendu parler du sionisme depuis plus longtemps qu’il y a un siècle. Pourquoi le judaïsme et le sionisme sont ils deux concepts opposés ?  Le judaïsme renvoie à une façon de vivre depuis des milliers d’années, avec une éthique, une morale et un esprit de justice. Le sionisme est une idée nationaliste qui existe depuis cent ans, il est contraire aux croyances juives. Je ne vais pas trop insister sur ce point parce que c’est un message qui s’adresse aux juifs eux mêmes. Selon nos croyances et nos enseignements, les juifs doivent être en dispersion dans le monde et se comporter loyalement quel que soit le pays dans lequel ils résident.

Attachons nous maintenant aux aspects du sionisme par rapport au judaïsme, et par rapport aux valeurs religieuses du judaïsme humaniste. Le sionisme est totalement anti-humaniste, et pour rester dans le contexte de la conférence ici à Genève, il est totalement opposé aux principes de base de l’anti-racisme. Par définition, le sionisme est une idéologie raciste parce qu’il a pour but de s’approprier des terres en déplaçant les populations qui y vivent et pour les donner à un groupe en particulier, quelle belle preuve de racisme ! Le judaïsme prêche la compassion et le respect pour les voisins, le respect de ce qu’ils possèdent, le respect de leur demeure et bien-sûr le respect de leur vie. Le sionisme est complètement opposé au judaïsme. Son but est de s’imposer aux populations palestiniennes en les soumettant et en ignorant leur espoir d’auto-détermination. Tout ceci a conduit à la violence à laquelle nous assistons depuis un siècle avec la mort des juifs et des non juifs. Le sionisme est une idéologie raciste qui a tort d’un point de vue moral et logique.

Il est très difficile de comprendre comment des pays occidentaux comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l’Europe peuvent appuyer une telle idéologie. Il est évident que cette situation va engendrer des tensions. Le sionisme et Israël sont responsables des tensions au Proche-Orient. J’ai toujours dit qu’il n’y a qu’un seul pas à faire pour que les tensions disparaissent au Moyen-Orient, à condition que ce pas soit fait sincèrement par ceux qui détiennent le pouvoir et qu'ils se disent prêts à s’asseoir et discuter sincèrement d’une solution de paix dans l’état sioniste. Les choses changeront en une nuit, je vous assure que toute violence s’arrêtera. Il y aura beaucoup à faire pour sortir de cette situation générée par le sionisme et par les pays qui ont appuyé le sionisme. Mais avec la volonté de l’Occident, au lieu de dépenser son argent pour acheter des armes, ils devraient utiliser cet argent pour aider les Palestiniens à se réorganiser. Plus rien n’empêcherait la Palestine de retrouver la paix.

Je prie pour que le régime sioniste soit remplacé par un régime en accord avec les aspirations des Palestiniens. Quelle que soit la forme de ce régime, ce sera aux populations palestiniennes d’en décider. Les Juifs, les Arabes, les Chrétiens et les Musulmans pourront vivre en paix comme ils l’ont fait pendant des générations. Les sionistes ne représentent pas les juifs et n’ont pas le droit de représenter les juifs. L’anti-sionisme n’est pas l’antisémitisme. Je prie, comme je l’ai dit précédemment, pour que la paix soit la solution de l’état sioniste, pour qu’elle soit rapidement adoptée et révélée au monde et que le monde puisse vivre ensemble en paix…

Rabbin Ahron Cohen, le 20/04/09 (Genève).
Neturei Karta

Le Sionisme vu par le Judaïsme (2) [Vidéo]
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Hadassah Borreman (Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme).Hadassah Borreman (Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme).Le Sionisme vu par le Judaïsme (3)

Discours prononcé par Hadassah Borreman, membre de l'association « Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme », lors d'une conférence à l'Institut du Monde Arabe à Paris, sous le thème du « Droit légitime au retour du peuple palestinien ». (*Vidéo en fin d'article)

Au nom du Tout-Puissant, le Très Miséricordieux. Salaam ‘alaykum !  Paix à vous tous qui rejoignez le combat de la Justice ! Mes remerciements aux organisateurs de cette conférence. Chers amis.

Quelque soit leur croyance ou leur opinion politique, les hommes et femmes de bonne volonté du monde entier sont d’accord pour le principe du droit légitime au retour du peuple palestinien dans ses foyers en Terre Sainte, en Palestine.

L’association d’études rabbiniques « Yechouroun Judaïsme contre Sionisme », basée à Anvers, dont je suis la déléguée, s’est déjà prononcée à reprise et sans équivoque à ce sujet. Vous avez les chaleureuses salutations de mon époux Reb Shmiel Mordche Borreman, représentant de l’association Yechouroun, qui malheureusement ne peut pas être des nôtres aujourd’hui pour raison de santé.

Partenaire du Centre Zahra France, nous avons formulé en juillet 2008, un « Appel à l'initiation d'une alliance stratégique amicale entre Judaïsme et Islam contre le Sionisme ». Permettez-moi d’en citer 3 passages clés pour introduire notre sujet.

« Il y a bien sûr la cause palestinienne qui devrait unir le Judaïsme de la Torah et l’Islam. L’antisionisme de la Torah devrait s’opposer au Sionisme et à son entité, même si pendant la période de notre Exil et de Dispersion, le  Saint Créateur avait installé en Terre Sainte au lieu de Palestiniens musulmans, d’autres peuples tels des Coréens ou Inuits. La Torah interdit formellement tout autant un pouvoir politique religieux, même régi selon les règles de la Torah, que l’actuel pouvoir de Kofrim (renégats), alliance de sionistes antireligieux et falsificateurs religieux. Malheureusement le Satan a réussi à tromper et à conditionner un très grand nombre de Juifs par la propagande sioniste. A quoi sont intéressés les Juifs non contaminés par le Sionisme dans la phase actuelle que nous croyons être celle des souffrances, des douleurs qui annoncent l’avènement du Messie ?  C’est bien sûr que cesse au plus tôt la domination de la Terre Sainte par les Sionistes !  Car le Sionisme est l’obstacle principal qui empêche la venue du Messie, qui doit venir et qui est attendu, non seulement pour les Juifs, mais pour la rédemption de toute l’humanité… »

« En période d’Exil et de Dispersion, les Juifs n’ont aucun intérêt à dominer la Terre Sainte, et les autres parties du monde non plus. Notre vocation divine est d’être " un peuple saint et un royaume de prêtres ", une population pilote, exemplaire, au service de l’humanité. Nous devons nous rappeler, plus que jamais, que ce n’est que par et pour la Thora transmise à Moïse au mont Sinaï que nous sommes Juifs. C’est de bon cœur, que nous Juifs devons accepter et promouvoir la souveraineté du peuple palestinien sur l’entièreté de la Palestine historique. Pas une parcelle de la Terre Sainte ne peut rester profanée par les Sionistes. Vu ainsi, c’est le bon sens même. Il n’y a aucun antagonisme entre le Judaïsme et l’Islam. Le Sionisme est notre ennemi commun… »

« Nous devons compatir avec les victimes non-Juives du sionisme et soutenir la Résistance islamique palestinienne. Ceci contrairement aux gouvernements arabes qui laissent souffrir Gaza et craignent la Révolution Islamique dans leurs pays. La compassion et la bienfaisance sont des traits indélébiles des enfants d’Abraham, de toute âme Juive qui a été présente au Mont Sinaï lors du Don de la Thora. L’Amalek sioniste est le contraire. Notre proposition d’alliance stratégique amicale entre Judaïsme et Islam contre le Sionisme, resterait incomplète si nous ne faisions pas l’éloge et n’exprimerions pas notre soutien à la République Islamique d’Iran, fruit de la Révolution Islamique (1979). Cette Révolution Islamique a fait ses preuves et donne des impulsions spirituelles indispensables, de très haute qualité, aux aspirations des peuples pour leur souveraineté, contre le sionisme, l’impérialisme et toute forme d’injustice. »  (Fin de citations)

Cet « Appel à l'initiation d'une alliance stratégique amicale entre Judaïsme et Islam contre le Sionisme » n’a rien perdu de son actualité.

Ce qui se passe en Palestine, à Gaza en particulier me fait en tant que Juive doublement mal. Tout d’abord, le Juif, est un humain. En lui doit se trouver les traits de caractères de son Père Céleste dont la Justice. Le génocide que surtout les frères Palestiniens de Gaza, majoritairement musulmans, subissent de la part des sionistes, est injuste et abject. Deuxièmement, les agressions contre les Palestiniens se font au nom des Juifs, en mon nom, au nom du Peuple Juif, au nom de Yisroe-l, un autre nom du patriarche Ya’qov. Et c’est à dessein que les sionistes ont appelé leur Etat « Israël ». C’est ainsi qu’est semée la confusion entre Juif et sioniste, Judaïsme et sionisme.

Le sionisme de nos jours a pris une forme ‘pieuse’ ; des ‘rabbins’, pour de l’honneur et de l’argent pour leurs institutions, se sont laissés acheter et ‘cachérisent’ aujourd’hui les crimes des sionistes contre les Palestiniens. Ils trouvent même des versets justifiant leurs actes, bien sûr pour cela ils ont dû falsifier la Thora. Comment des Juifs, que les sionistes ont entraînés après eux dans leur hérésie, peuvent faire subir à un autre peuple, au peuple palestinien ce qu’eux-mêmes ou leurs parents ont subi pendant la deuxième guerre mondiale ?

L’Etat sioniste n’est que la concrétisation de l’idéologie satanique du sionisme. Sa conception seule avait déjà à l’époque fait trembler les Maîtres du Judaïsme ; ils voyaient au loin le danger que le Peuple Juif allait encourir. Le sionisme est la pire des épreuves que le Peuple Juif a connue, cette épreuve a débordé sur nos frères Palestiniens, Juifs et Musulmans.

Cette idéologie qu’est le sionisme a fait d’eux des gens de la pire espèce que le monde n’ait jamais connue. En 1946, les sionistes, ces sinistres individus, se prenant pour les représentants de tous les Juifs, ce qu’ils tentent encore de faire aujourd’hui, se sont présentés devant les membres de l’ONU en les trompant en disant que les Juifs avaient besoin d’un Etat. Or, les Juifs fidèles à la Thora n’ont pas et ne demandent pas d’Etat, vu que le Saint Créateur dans un but précis a décrété pour eux l’Exil et la Dispersion, jusqu’à ce que Dieu Lui-même en décide la fin. La loi Juive interdit aux Juifs de mettre fin à l’Exil de par leurs propres moyens, elle interdit aussi de gouverner un pays, et plus encore de dominer un peuple en Terre sainte, la Palestine Historique. Les sionistes d’alors, le maudit Ben Gurion et consort, se sont emparés de la Palestine pour y ériger leur Etat de terreur, sans l’accord des habitants du pays. D’ailleurs le Peuple Palestinien n’existe pas pour eux.

La religion du sioniste, c’est le nationalisme ; ses buts sont : amasser et conquérir toujours plus de terres, ce qu’il fait en usant l’arrogance, la terreur, les armes. Osons appeler les choses par leur nom et leur réel qualificatif : ce qui se passe en Palestine Occupée, c’est de l’apartheid !

Malgré le soutien de l’arrogance globale, des lobbys sionistes, de l’inertie des potentats arabes, de la trahison de la Clique Abbas, nous assistons à la débâcle, au début de la fin du Sionisme et de sa domination en Palestine. Le régime sioniste, bien qu'assisté de son semblable, Washington, se trouve aujourd'hui de plus en plus dévoilé, embarrassé et en déclin. Que sa perte soit pour très bientôt, comme nos prophètes l'ont annoncé, ce pourquoi le Juif authentique prie trois fois par jour en disant Velamachinim. C'est pour cela que les sionistes sont déchaînés, n'arrivant pas à atteindre leurs objectifs, ils entrent en guerre de façon sauvage, tels des démons assoiffés de sang.

L’occupation brutale de la Palestine et le refus des droits élémentaires du peuple palestinien par les Sionistes ne peuvent plus durer longtemps. Pour cela, deux conditions sont essentielles, sine qua non, qui se complètent mutuellement : une pour les Palestiniens, l’autre pour leurs amis de par le monde.

La première condition, c’est la Résistance !  Résistance jusqu’au bout, et si elle est conséquente, elle se doit d’être islamique. Gaza résiste, le peuple palestinien résiste, et c’est non seulement légitime, c’est une question d’être ou ne pas être. L’ennemi sioniste a beau n’être qu’un tigre en papier, il faut résister et lutter pour le vaincre. La Résistance islamique en Palestine, au Liban, dans d’autres pays encore, donne un bel exemple et un encouragement aux peuples du monde en lutte contre l’arrogance des grandes puissances, l’impérialisme et l’hégémonisme, pour un monde de Justice, pour l’avènement du Royaume Céleste sur Terre. Il est impératif que certains pays arabes se repentent pour leur honteuse collaboration avec le régime sioniste et prennent enfin la défense de leurs frères musulmans palestiniens.

La deuxième condition, se pose à nous tous : il nous faut soutenir le peuple palestinien, la Résistance Islamique, le Hamas, le Jihad Islamique et tous les autres groupes de résistance qui luttent pour le recouvrement de tous les droits du peuple palestinien. Il faut que toutes les nations coupent leurs relations avec l’entité sioniste criminelle, boycottent leurs produits volés aux Palestiniens et dénoncent leurs actes de terreur. Nous devons nous opposer et dénoncer les lobbys sionistes, dont l’adresse en France est surtout le CRIF. Ne craignons pas de se faire traiter d’antisémites par le CRIF par exemple, car il est dévoilé. Le CRIF et les organisations sionistes équivalentes dans les autres pays sont le lobby sioniste, le Mossad. Ce sont de gros hypocrites, de gros racistes, de gros antisémites qui instillent le poison du sionisme partout où ils ont accès pour exercer leur influence dans les décisions : dans les gouvernements, dans les communautés Juives, dans l’enseignement, dans les médias et dans des associations de bienfaisances qui ne sont que des couvertures pour amasser de l’argent qui sert à financer l’armée sioniste. Les sionistes ont fait toute une industrie de l’ « holocauste » avec la souffrance des Juifs en 39-45 ; ils entretiennent un sentiment de culpabilité chez les membres des gouvernements ayant participé au génocide des Juifs, alors que c’est le sionisme qui a attiré la colère de Dieu, la guerre.

En tant que Juifs de la Torah, dont le message est Equité et Justice, il nous incombe une responsabilité particulière. Nos Sages enseignent : «  La tâche est immense, ce n’est pas à toi de la parachever, mais tu ne peux pas t’en défaire ». Nous dénonçons le Sionisme religieux, la domination étatique de l’entité sioniste sur la Terre Sainte, domination profondément injuste et obstacle principal à la réalisation de notre foi et espoir messianiques.

Un seul Rabbi, le Saint Rabbi Joël Teitelbaum, que son mérite nous protège, a résisté à cette hérésie sioniste. Avec lui, chacun savait comment il fallait tenir. Cela fait 30 ans que ce Tsadiq (Juste) nous a quittés, le Peuple Juif se trouve depuis sans dirigeants de cette envergure. Les sionistes profitent de la faiblesse des générations pour les entraîner à leur sinistre fin de damnés.

Rappelons-nous qu’avant l’avènement satanique du Sionisme, sous la domination ottomane, Juifs et Musulmans ont vécu fraternellement et paisiblement ensemble en Terre Sainte, en Palestine. Ce n’est que la brutalité sioniste qui a troublé cette bonne entente. Une telle entente régnait d’ailleurs dans tous les pays musulmans.

Une fois leur Etat érigé, les sionistes sont arrivés à entraîner dans leur hérésie des centaines de milliers de braves Juifs, fatigués et affaiblis de la deuxième guerre mondiale. Des rabbins ont alors commis une erreur fondamentale, pensant sauver la situation ; ils tombèrent dans le piège des sionistes  en les reconnaissant et discutant avec eux. Les 'rabbins' sionistes de la Agoudah siègent aujourd'hui avec les renégats et décident avec eux des crimes contre les Palestiniens.

Ce n’est pas parce que cet Etat existe, qu’il faille en accepter le fait, le reconnaître et vivre avec. Cet Etat est illégal à tous égards et est la source de conflits en Palestine, et aussi au Proche-Orient, au Moyen-Orient et dans le monde.

Chers amis, œuvrons ensemble à la Palestine libre, la Palestine où le peuple palestinien sera enfin maître de sa destinée, habitant en paix dans ses maisons, travaillant ses terres, édifiant sans entrave aucune sa société. Juifs, Musulmans, hommes et femmes de bonne volonté, œuvrons ensemble à la grande Harmonie des peuples avec leur Créateur. Soutenons la Résistance offensive du peuple palestinien.

Lorsque viendra le Messie il ne restera pas une pierre sur l’autre des édifices construits par les Amalécites sionistes (Parole du Grand Rabbin de Satmar). Le destin des Juifs authentiques est lié à celui du peuple palestinien ! La seule solution est le démantèlement de l’Etat sioniste, la destruction de tout ce qui lui a appartenu afin qu’aussi son souvenir soit effacé.

Alors seulement, nous vivrons un monde nouveau, tel que Dieu nous l’a promis à travers Ses Prophètes. Heureux celui qui, par sa pratique de la Justice et son amour de la Vérité avec foi et courage, aura contribué à la chute du sionisme et à la libération, et de la Palestine, et du monde.

Que ce soit bientôt ! Je vous remercie…

Hadassah Borreman, le 13/05/10 (Paris).
Association d'études « Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme »

Le Sionisme vu par le Judaïsme (3) [Vidéo]
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*Le Sionisme vu par le Judaïsme (3)

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Le Sionisme vu par Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste [Vidéo] Imprimer
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Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste.Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste.Le Sionisme vu par Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste

(*Vidéo en fin d'article)

Beaucoup d’internautes nous demandent de leur expliquer ce qu'est le sionisme. Le sionisme est une idéologie politique de type colonialiste, qui prône et tente de justifier l’occupation de la Palestine historique. Ses méthodes les plus habituelles, depuis son origine, sont l’agression et la purification ethnique, les expulsions programmées de Palestiniens, et les confiscations de leurs terres. Cette politique inhumaine a besoin, pour se dissimuler auprès de l’opinion publique mondiale, d'une propagande permanente, un bourrage de crâne pour cacher la réalité de ce qu'est Israël.

Israël est un « État » nucléaire de 200 têtes, au-dessus du droit international et agressant qui bon lui semble. Sa propagande est assurée en France par le lobby sioniste, qui exerce une pression permanente sur les médias, l’enseignement, la classe politique, etc. Sa technique préférée est d’accuser d’antisémitisme ses adversaires. L’antisémitisme (doctrine, ensemble de propos ou comportement consistant à haïr ou à se méfier d’une personne par le seul fait qu’elle est juive ou se prétend telle, ou est considéré comme telle) est un racisme comme un autre, à l’instar du racisme visant les Arabes, les Africains, les Asiatiques et d’autres ethnies. La propagande sioniste veut en faire un racisme à part, spécifique, propre aux juifs. La LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme) en a fait sa lutte favorite. L’antisémitisme est comme tout racisme : il s’agit d’un préjugé stupide et criminel.

Le lobby sioniste est structuré autours du CRIF. Ce Conseil Représentatif des Institutions Juives de France englobe une foule d’associations satellites, toutes sionistes. On estime qu’il regroupe un juif de France sur cinq ou six. A défaut d’une représentativité fondée sur le nombre, il tire sa puissance de ses moyens financiers, ainsi que dans l’emprise qu’il exerce sur la communauté juive et non juive, notamment la classe médiatique et politique, deux secteurs clés dans la démocratie du spectacle (devenue la vie politique française).

Comment s’exerce cette emprise ?  Quelle est sa finalité ?

Premièrement, le lobby sioniste fait une culpabilisation permanente de la population non juive française, 65 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale !  Deuxièmement, il agit par tout un arsenal juridique permettant de faire condamner toute personne ou entité associative qui dévoilerait une de ses actions. Troisièmement, il effectue une domestication de la classe politique, régulièrement convoquée au dîner annuel du CRIF, pendant lequel son président distribue les bons points et gronde les mauvais élèves. Enfin et surtout, il agit par l’accusation d’antisémitisme lancée contre quiconque se met en travers du lobby sioniste.

On peut penser qu’il y a très peu d’antisémitisme au vrai sens du terme. Mais beaucoup de Français, qui pour une raison ou une autre ont déplu aux sionistes, se font accuser d’antisémitisme. Il est grand temps pour vous, citoyens, d'en comprendre les enjeux et cette main cachée qui essaie d’imposer une vision extérieure à notre pays. Tout cela afin que Israël puisse continuer à exister et faire ce qu’elle fait, c'est-à-dire : des guerres abominables, des destructions massives, la mise sous ghetto de toute une population bombardée par un feu ardent qui descend du ciel… C’est comme si aujourd’hui nous étions témoins d’un four à ciel ouvert et d’une nouvelle Shoah.

Pourquoi l’Occident accepte-t-il un tel méfait de la part de cette entité sioniste israélienne ?  Pourquoi l'accepte-t-il sous prétexte de quelques roquettes qui n'ont fait que très peu de victimes par rapport à l’opération « Plomb durci » ?  Aujourd’hui nous ne sommes plus face à « un œil pour un œil », mais un œil face à des milliers d’yeux. Quelle injustice !

C’est ce sionisme que nous voulons dénoncer, parce-que chez nous aussi il y a un sionisme et un pauvre Français palestinien. Nous voulons travailler pour libérer notre pays. Si notre pays est libéré alors la Palestine sera libérée, et enfin peut-être retrouverons-nous l’Orient et l’Occident mains tendues, donnant le meilleur de leurs peuples.

Notre action aujourd’hui en France n’est que pour rapprocher les peuples. Nous ne travaillons que pour la Paix, et voulons dénoncer les vrais criminels…

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
 

Yahia Gouasmi  -  Président du Parti Anti Sioniste

Le Sionisme vu par Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste [Vidéo]
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Général de Gaulle (Conférence de presse du 27/11/67).Général de Gaulle (Conférence de presse du 27/11/67).Le sionisme vu par le Général de Gaulle

Extrait de sa conférence de presse du 27/11/67. (*Vidéo en fin d'article)

L’établissement, entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque là, l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine et puis, après la deuxième guerre mondiale, l’établissement d’un Etat d’Israël, soulevaient, à l’époque, un certain nombre d’appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui sont foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables frictions et conflits. Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, qui étaient restés ce qu’il avaient été de tout temps, un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois qu’ils seraient rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : « L’an prochain à Jérusalem ! ».

Cependant, en dépit du flot tantôt montant tantôt descendant des malveillances qu’ils provoquaient, qu’ils suscitaient plus exactement, dans certains pays et à certaines époques, un capital considérable d’intérêt et même de sympathie s’était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le dire, dans la chrétienté ; un capital qui était issu de l’immense souvenir du Testament, nourri par toutes les source d’une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu’inspirait leur antique malheur et que poétisait chez nous la légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu’ils avaient subies pendant la deuxième guerre mondiale, et grossi depuis qu’ils avaient retrouvé une patrie, par leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats. C’est pourquoi, indépendamment des vastes concours en argent, en influence, en propagande, que les Israéliens recevaient des milieux juifs d’Amérique et d’Europe, beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l’établissement de leur Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les Puissances, tout en désirant qu’ils parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver avec leurs voisins un modus vivendi pacifique.

Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu changé depuis 1956, à la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez on avait vu apparaître en effet, un Etat d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir. Ensuite, l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à saisir toute occasion qui se présenterait. C’est pourquoi, d’ailleurs, la Vème République s’était dégagée vis-à-vis d’Israël des liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noués avec cet Etat, et s’était appliquée au contraire à favoriser la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr, nous conservions avec le gouvernement israélien des rapports cordiaux et, même, nous lui fournissions pour sa défense éventuelle, les armements qu’il demandait d’acheter. Mais, en même temps, nous lui prodiguions des avis de modération, notamment à propos des litiges qui concernaient les eaux du Jourdain ou bien des escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des deux camps. Enfin, nous nous refusions à donner officiellement notre aval à son installation dans un quartier de Jérusalem dont il s’était emparé et nous maintenions notre ambassade à Tel-Aviv.

Une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération qui avaient été pendant des siècles celle de la France dans cette partie du monde et dont la raison et le sentiment font qu’elle doit être aujourd’hui une des bases fondamentales de notre politique extérieure. Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour nous, l’Etat d’Israël était un fait accompli et que nous n’admettrions pas qu’il fût détruit. De sorte qu’on pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement à ce qu’une paix fût conclue et garantie en Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau ne vînt la déchirer.

Hélas ! Le drame est venu. Il avait été préparé par une tension très grande et constante qui résultait du sort scandaleux des réfugiés en Jordanie, et aussi d’une menace de destruction prodiguée contre Israël. Le 22 mai, l’affaire d’Aqaba, fâcheusement créée par l’Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en découdre. Pour éviter les hostilités, la France avait, dès le 24 mai, proposé aux trois autres grandes puissances d’interdire, conjointement avec elle, à chacune des deux parties d’entamer le combat. Le 2 juin, le gouvernement français avait officiellement déclaré, qu’éventuellement, il donnerait tort à quiconque entamerait le premier l’action des armes, et c’est ce que j’avais moi-même, le 24 mai dernier, déclaré à Monsieur Eban, ministre des Affaires étrangères d’Israël, que je voyais à Paris. “Si Israël est attaqué”, lui dis-je alors en substance, “nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative. Certes, malgré l’infériorité numérique de votre population, étant donné que vous êtes beaucoup mieux organisés, beaucoup plus rassemblés, beaucoup mieux armés que les Arabes, je ne doute pas que le cas échéant, vous remporteriez des succès militaires, mais ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain et au point de vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant plus que la guerre en Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension déplorable et d’avoir des conséquences très malencontreuses pour beaucoup de pays, si bien que ce serait à vous, devenus des conquérants, qu’on en imputerait peu à peu les inconvénients.” On sait que la voix de la France n’a pas été entendue. Israël, ayant attaqué, s’est emparé, en six jours de combat, des objectifs qu’il voulait atteindre. Maintenant, il organise sur les territoires qu’il a pris l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme. Il est vrai que les deux belligérants observent, pour le moment, d’une manière plus ou moins précaire et irrégulière, le cessez-le-feu prescrit par les Nations unies, mais il est bien évident que le conflit n’est que suspendu et qu’il ne peut y avoir de solution sauf par la voie internationale.

Un règlement dans cette voie, à moins que les Nations unies ne déchirent elles-mêmes leur propre charte, doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque de chacun des Etats en cause par tous les autres. Après quoi, par des décisions des Nations unies, en présence et sous la garantie de leurs forces, il serait probablement possible d’arrêter le tracé précis des frontières, les conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des minorités et les modalités de la libre navigation pour tous, notamment dans le golfe d’Aqaba et dans le canal de Suez. Suivant la France, dans cette hypothèse, Jérusalem devrait recevoir un statut international. Pour qu’un tel règlement puisse être mis en oeuvre, il faudrait qu’il y eût l’accord des grandes puissances (qui entraînerait ipso facto celui des Nations unies) et, si un tel accord voyait le jour, la France est d’avance disposée à prêter sur place son concours politique, économique et militaire, pour que cet accord soit effectivement appliqué. Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître non point fictivement sur quelque formule creuse, mais effectivement pour une action commune, tant que l’une des plus grandes des quatre ne se sera pas dégagée de la guerre odieuse qu’elle mène ailleurs. Car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui. Sans le drame du Vietnam, le conflit entre Israël et les Arabes ne serait pas devenu ce qu’il est et si, demain, l’Asie du Sud-Est voyait renaître la paix, le Moyen-Orient l’aurait bientôt recouvrée à la faveur de la détente générale qui suivrait un pareil événement…

Général de Gaulle, le 27/11/67 (Paris).

Le sionisme vu par le Général de Gaulle [Vidéo]
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*Le sionisme vu par le Général de Gaulle

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