Non à la venue de Mohamed ben Salman en France !

Le prince héritier et ministre de la défense d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, est arrivé dimanche à Paris pour une visite officielle de deux jours.

Après avoir été reçu en grande pompe en Angleterre et aux États-Unis, c’est donc au tour de la France d’accueillir le futur roi saoudien, principal artisan de la politique génocidaire du royaume au Yémen.

En effet, celui que l’on surnomme « le prince rouge » en référence à la couleur du sang qu’il fait couler, est aux manettes de l’agression menée par l’Arabie saoudite contre le peuple yéménite. Une guerre à sens unique qui a tué des dizaines de milliers de civils, et provoqué une crise humanitaire sans précèdent.

Le nouvel homme fort du royaume est pourtant présenté dans nos médias comme un jeune homme moderne, réformateur et intelligent, soucieux de faire passer l’Arabie saoudite dans une nouvelle ère.

Bousculant les traditions conservatrices du royaume wahhabite, il a en effet pris un certains nombres de mesures tant internes, qu’en matière de politique étrangère, que l’on peut qualifier de révolutionnaires : Ouverture au tourisme, mixité et libéralisation des mœurs, promotion de l’industrie du divertissement et lancement de projets pharaoniques, telle la construction de NEOM, cette mégalopole futuriste sur les bords de la mer rouge, véritable prouesse technologique.

« MBS » a également clairement montré sa volonté de rompre avec l’extrémisme religieux, inspiré du wahhabisme, en vigueur dans le royaume depuis sa création. Il vise ainsi à transformer profondément la plupart des aspects de la société saoudienne, dans cette véritable révolution culturelle et religieuse.

Du point de vue de sa politique étrangère, le prince héritier s’autoproclame leader du monde arabo-sunnite, vociférant régulièrement contre la « menace perse » venue d’Iran et prônant une normalisation des relations avec l’entité criminelle israélienne, au moment même où celle-ci massacre froidement des civils palestiniens désarmés, devant les caméras du monde entier.

Mais ce que nos médias se gardent bien de dévoiler à l’opinion publique, c’est le revers de la médaille :

– Massacres de masses sur des civils désarmés au Yémen,

– Financement des groupes terroristes de Daesh and Co en Syrie et ailleurs,

– Durcissement de la répression à l’égard de la société civile saoudienne, où tous ceux qui critiquent le pouvoir finissent derrière les barreaux ou exécutés.

Sans parler de la purge du 5 novembre dernier qui a vu l’incarcération, sans autre forme de procès, d’une vingtaine de princes et ministres saoudiens, de même que la saisie de 1.700 comptes bancaires par l’impétueux prince héritier, dans le cadre de la soi-disant lutte anticorruption. Un coup de filet aux allures de coup d’état, qui a permis de liquider les deux derniers pôles qui pouvaient lui bloquer la voie à la magistrature suprême : le monde des affaires et le cercle des princes réfractaires.

Un comportement de voyou, dont le point culminant a été la démission forcée du premier ministre libanais, Saad Hariri, sur injonction saoudienne, et sa mise en résidence surveillée à Riyad; un fait sans précédent dans les annales internationales.

Ce quasi-silence médiatique et politique concernant cette visite trouve son explication dans les raisons purement économiques qui motivent nos responsables à recevoir Mohamed ben Salman, véritable vache à lait de nos belles démocraties occidentales, en plus d’être l’idiot utile de l’empire américano-sioniste.

Ventes d’armes, participations aux projets technologiques, touristiques ou autres, nul doute que Ben Salman repartira chargé de nombreux contrats d’investissements signés avec les entreprises françaises, pour des sommes donnant le vertige.

Riyad valant bien une messe, on n’entendra aucune voix gouvernementale critiquer cette visite, et il ne sera nullement question de droits de l’homme. Intérêt supérieur de la nation oblige.

On oubliera ainsi que c’est pourtant l’idéologie wahhabite qui a irrigué les cerveaux des terroristes qui ont fait couler le sang dans notre pays. Une idéologie dont le prince héritier lui-même vient de déclarer qu’elle avait été propagée par l’Arabie saoudite, sur injonction américaine…

Le Parti Anti Sioniste appelle les citoyens, la classe politique et les médias, à dénoncer la visite dans notre pays du prince héritier et criminel de guerre saoudien, Mohamed ben Salman, compte tenu de sa responsabilité directe et indirecte dans de nombreux massacres d’innocents, dont des centaines de Français.

Il est temps pour nos dirigeants de cesser l’hypocrisie consistant à condamner le terrorisme d’un côté pour accueillir ses promoteurs de l’autre.

Dans un monde « normal » un criminel de guerre de son acabit aurait sa place derrière des barreaux jusqu’à la fin de ses jours. Au lieu de cela, il se pavane au grand jour sur les tapis rouges qui lui sont déroulés dans les salons de la République et affiche le sourire arrogant du nouveau petit chouchou de l’Occident, dont il pense qu’il lui assurera éternellement l’impunité.

Comme tant d’autres avant lui…..

 

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