Fouilles et pillages organisés

«Celui qui contrôle le présent contrôle le passé. Celui qui contrôle le passé, contrôle le futur »,

Georges Orwell, 1984.

Le site archéologique assyrien de Tell Ajaja vandalisé par l'EI

Le site archéologique assyrien de Tell Ajaja vandalisé par l’EI

«De nombreuses images prises par satellites montrent des sites archéologiques en Syrie, parsemés de milliers de fouilles illégales, littéralement des trous, qui témoignent d’un pillage à l’échelle industrielle», a expliqué la directrice générale de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), Irina Bokova, lors d’une conférence de presse tenue à Sofia (Bulgarie), le 16 septembre 2015.

 

«Les six sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial ont été détruits ou endommagés, et certains pillés : par exemple Palmyre, Alep, ou encore les villages antiques au nord de la Syrie.

 

De même, huit sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondiale font également l’objet de pillages et de fouilles clandestines», expliquent les services Mme Bokova.

Ces pillages sont menés parallèlement aux destructions à caractère soit disant idéologique, comme celle du temple de Bêl à Palmyre. Destructions par lesquelles les Takfirites wahhabites de Daesh and Co entendent supprimer toutes traces des civilisations qui ont précédé le Prophète Mohammad.

 

Or nous savons que cet argument est une honteuse fumisterie, puisque les musulmans, tant du vivant du Prophète qu’à l’époque de l’expansion de l’Islam, disposaient largement du temps et des moyens nécessaires pour détruire ces vestiges, ce qu’ils n’ont pourtant jamais fait.

 

Jusqu’en 2014, année décisive pour l’expansion de Daesh, le journal « The Gardian » affirme que « les pillages étaient réalisés par différents groupes armés. Mais c’est l’organisation djihadiste », opérant pour les agences d’intelligence occidentales, « qui les a institutionnalisés et organisés à grande échelle. Les objets archéologiques découverts contribuent ainsi à financer le groupe EI. Au même titre que les trafics d’armes, de pétrole ou d’êtres humains ».

 

Au départ, l’organisation terroriste prélevait une taxe de 20% sur les pilleurs qu’ils autorisaient à fouiller. Mais par la suite, Daesh s’est réapproprié le processus en faisant travailler ses propres archéologues. «C’est alors que l’on a constaté un pic dans les pillages», selon l’archéologue syrien Amr al-Azm.

 

Reste à savoir comment s’organisent les filières qui écoulent les objets découverts lors de ces «fouilles». «Malgré les contrôles, les pièces illicitement exportées de Syrie et d’Irak transitent essentiellement par les pays voisins, Turquie, Jordanie, Israël, pour atteindre les marchés londoniens, suisses, français, du Golfe, chinois, japonais, américains, italiens, etc. Cependant, nombre de ces pièces ne réapparaissent pas sur les marchés officiels avant des années», explique-t-on à l’Unesco.

 

L’Allemagne et la Suisse (notamment les places de Genève, Bâle et Zurich) seraient particulièrement concernées. Autant de pays où les objets peuvent retrouver un visage convenable avant d’être vendus aux enchères à Londres.

 

L’enquête révèle le rôle de la capitale britannique, l’une des plus importantes place au monde pour le marché des antiquités, et qui est «considérée comme une destination naturelle pour les biens pillés».

 

La dernière découverte archéologique le confirme: la Syrie a vu éclore de grandes civilisations qui ont rayonné sur l’Occident. Depuis trente-cinq mille ans, l’homme y a laissé ses traces, et c’est là qu’il a inventé l’écriture. Ce pays renferme probablement d’autres secrets, qui sont certainement les véritables motivations de ces fouilles et pillages….

 

Le Parti Anti Sioniste rappelle que la recherche des trésors du Passé, ainsi que l’appropriation de sa mémoire, au nom de son propre intérêt, a toujours été un enjeu majeur de nos sociétés dite modernes.

De l’Egypte à la Syrie, en passant par l’Arabie et l’Irak, une course effrénée s’est engagée, à la recherche des savoirs, des sciences et de la puissance des civilisations passées.

Aujourd’hui nos grandes puissances sionisées mettent Daesh à contribution afin d’accéder aux sites archéologiques sur lesquels elles n’avaient pas la mainmise.

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
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08 janvier, 2017 Non classé
2017-01-08T09:51:23+00:00

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