Le saviez vous ? Rachel Corrie

 

Aujourd’hui 16 mars, est une date qui raisonne dans les esprits palestiniens et de tous ceux qui se souviennent de la mort tragique d’une jeune américaine. Le « le saviez vous » de cette semaine vous propose de nous arrêter sur cet événement tragique.

Il y a 11 ans jour pour jour, Alors que les forces israéliennes occupaient Gaza, une jeune américaine tomba sous les chaines d’un bulldozer de l’armée sioniste. Rien ne prédestinait Rachel Corrie à devenir un symbole, même si dès sa plus jeune enfance elle a toujours fait le souhait de oeuvrer pour les plus démunis.

Née le 10 avril 1979 à Olympia, une petite ville de la côte Ouest des Etats-Unis, Rachel Corrie grandit dans une famille peu militante. Étudiante de 23 ans à Olympia dans l’État de Washington, L’Américaine raconte dans ses écrits personnels, avoir commencé à militer pour la paix avec l’envie d’aller voir sur le terrain.

Elle part fin janvier 2003 s’installer à Rafah, une ville de 140 000 habitants dans la bande de Gaza, avec sept autres volontaires américains et britanniques du Mouvement de solidarité internationale (ISM). Ceci afin d’aider la population palestinienne face à l’armée israélienne.

Depuis le début de la seconde intifada en septembre 2000, les habitants de ce petit territoire palestinien vivent au rythme des incursions de l’armée, qui procède à des arrestations, des bombardements et des destructions de maisons.

Prônant l’action directe et non-violente, les volontaires internationaux de l’ISM sont conscients des risques qu’ils prennent, mais ils veulent protéger les Palestiniens.

Cachant la blondeur de ses cheveux sous un foulard, Rachel Corrie va vivre pendant plusieurs semaines le quotidien des habitants de Rafah, qui l’hébergent et la choient en signe de gratitude. Chaque jour, Rachel et les autres volontaires s’interposent ainsi entre la population palestinienne et les tanks, les bulldozers ou les tireurs d’élite de l’armée israélienne.

Habillée d’un gilet orange fluo et armée d’un haut-parleur, Rachel Corrie bataille pendant deux heures avec les autres volontaires pour tenter d’empêcher l’avancée d’un bulldozer.

La jeune femme s’est placée face à l’engin, dans le but de se faire voir par le conducteur et ainsi l’inciter à ne pas poursuivre son chemin vers la démolition.

Les autres militants étrangers qui étaient avec elle, ont déclaré que le conducteur du bulldozer savait que Rachel était là. Le bulldozer l’a renversée vers le sol et lui a roulé dessus, lui fracturant les deux bras, les jambes et le crâne. Elle a été transférée à l’hôpital, où elle est morte peu de temps après. »

 

(site de la Fondation Rachel Corrie : http://rachelcorriefoundation.org/)

 

Aux termes de son enquête, l’armée israélienne a conclu que Rachel Corrie a été tuée « alors qu’elle perturbait les opérations menées sur le terrain par des bulldozers » militaires.

Le procureur général a fermé le dossier dès 2003 et aucune mesure disciplinaire n’a été prise.

Contestant cette décision, la famille avait déposé, en mars 2010, une plainte au civil contre L’état d’Israël et le ministère de la défense, en demandant un dédommagement symbolique d’un dollar. Le juge a donné raison à l’armée, en rejetant en août 2012, la plainte de Craig et Cindy Corrie. Ces derniers ont décidé de faire appel.

En définitive, nous constatons que 11 ans après la mort de la jeune américaine, aucune justice n’a été rendue à sa famille, pas plus qu’aux familles des milliers de Palestiniens jetés à la rue par les bulldozers israéliens.

Première volontaire étrangère tuée dans la bande de Gaza, Rachel Corrie est devenue un symbole de la mobilisation internationale en faveur des Palestiniens. Symbole qui raisonne encore aujourd’hui et qui ne risque pas de s’effacer.

 

 

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