La femme de Tariq Ramadan s’exprime pour la première fois.

 

Le comité de soutien de Tariq Ramadan a publié une vidéo de son épouse Iman Ramadan qui évoque la situation de son mari. Elle affirme que jusqu’à présent, elle n’a pas pu obtenir un permis de visite qui lui permettrait de voir son époux en prison.

Elle estime également que Tariq Ramadan “a été désigné coupable dès le début”, et qu’il “est victime d’un lynchage médiatique.”

Elle se dit également très inquiète de l’état de santé de son mari qui souffre “d’une sévère maladie chronique depuis des années”.
Le théologien suisse de 55 ans, en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, a été mis en examen (inculpé) et écroué le 2 février dernier pour viols présumés.

Depuis le début de cette affaire, qui a émergé dans le sillage du scandale Weinstein, M. Ramadan conteste les accusations portées contre lui pour des faits qui auraient eu lieu le 9 octobre 2009 et en mars-avril 2012.

Ses avocats, qui espèrent la remise en liberté sous contrôle judiciaire de leur client, ont déposé mercredi 14 février dernier à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris un mémoire de 30 pages dans lequel ils proposent notamment, outre la remise du passeport et le versement d’une caution, une obligation de pointer chaque jour au commissariat, une interdiction d’entrer en contact avec les deux accusatrices et de quitter le territoire.

Les conseils soutiennent également que l’état de santé de leur client, atteint d’une sclérose en plaques et arrivé en ambulance à l’audience de jeudi, n’est pas « compatible avec un maintien en détention ». Ils s’appuient sur un examen médical établi le 13 février 2018.

Dans leur mémoire, les avocats s’en prennent également aux déclarations des deux plaignantes, Henda Ayari et une autre femme connue sous le pseudonyme « Christelle ».
Concernant la première, ils soulignent que la date qu’elle donne pour les faits présumés, fin mars/début avril 2012, n’est pas compatible avec d’autres éléments du dossier.

Dans l’autre volet, c’est l’horaire de la rencontre avec « Christelle » et la nature des faits qui sont contestés.
Celle-ci a assuré qu’ils avaient eu lieu le 9 octobre 2009 à Lyon, dans l’après-midi. Or la défense du théologien affirme qu’il n’est arrivé en avion à Lyon qu’à 18h35, peu avant une conférence.

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