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Syrie : Quelle option reste-t-il à l’USraël ?

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Vendredi, 07 Juin 2013 [Section :  Communications du PAS]
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Missiles russes sol-air S-300.Missiles russes sol-air S-300.Syrie : Quelle option reste-t-il à l’USraël ?

La livraison des missiles S-300 de la Russie à la Syrie devrait être le prélude d’une crise internationale qui embraserait le monde dans une guerre sans précédent. En effet, la Russie a fait savoir qu’elle ne cèderait pas aux pressions occidentales, lui exigeant d’annuler l’accord de vente des missiles S-300 à la Syrie. Le régime sioniste avait, pour sa part, déjà déclaré que si les missiles S-300 russes étaient livrés à Damas, Tel-Aviv serait prêt à réagir.

Pour comprendre les enjeux de cette livraison d’armes, il faut préciser que le succès des campagnes militaires américaines et israéliennes, au cours des deux dernières décennies, a été fondé sur la possession et l’utilisation de l’ESM/ELINT (Electronic Support Measures). Ce type d’équipement permet l’enregistrement et l’analyse des émissions de radars liés à l’armement de l’ennemi afin de les neutraliser par brouillage. Cela permet ainsi à leur propre aviation un maximum de liberté d’action et la possibilité d’effectuer, sans perte, toutes les missions de frappes sur des cibles air, mer et terre.

Les lanceurs de missile S-300 sont dotés d’un système très complexe intégrant le C4I pouvant détecter les cibles avec une gestion automatisée de feu. Avant de servir au lancement et au guidage de missiles S-300, le système assure une surveillance efficace de l’espace aérien syrien et au-delà de ses frontières par un réseau de radars fixes de basse fréquence. Ce système de dernière génération résiste au brouillage et aux attaques de missiles antiradars. A cela s’ajoute un réseau supplémentaire de radars mobiles, du type 1L119-Nebo, fonctionnant  dans la bande de fréquence VHF.

En plus de ces deux réseaux automatisés de surveillance de l’espace aérien, s’ajoute un autre élément destiné à la détection, la poursuite et l’attaque de toute source de brouillage des occidentaux monté sur des avions ou sur des navires de guerre.

Les Etats-Unis, Israël et les autres alliés de l’OTAN ne seront plus en mesure d’imposer des« zones d’exclusion aérienne ».

La possession de S-300 par la Syrie changerait donc complètement la donne géopolitique et géostratégique de tout le Moyen-Orient et du monde. En effet, Israël et ses alliés occidentaux ne seraient plus en mesure de frapper par les airs ou par la mer.

Le point fort d’Israël est son aviation, ses milliers de chasseurs, dernier cri, permettent de bombarder n’importe quel point sur le sol syrien. Or, les S-300 sont des engins capables d’intercepter et de détruire aussi bien les chasseurs israéliens que les missiles sionistes.

En l’absence de sa puissante aviation, Israël n’a pas d’autres choix que de recourir à ses forces terrestres, mais là, réside sa plus grande faiblesse. L’unité la plus performante de l’armée terrestre d’Israël est la Brigade Golani dont les limites d’actions ont éclaté au grand jour, lors de la guerre contre le Hezbollah en 2006.

Les unités terrestres de l’Armée Syrienne viennent d’ailleurs de faire preuve d’une maîtrise absolue à Qoussair. Vouloir s’engager au sol face aux syriens et au Hezbollah relève du suicide pour Israël. Il ne lui reste qu’à empêcher à tout prix la livraison des S-300 en Syrie.

Le Pentagone affirme que les batteries de S-300 arriveront à bord des navires russes, en ce moment même déployés à l'est de la Méditerranée au port syrien de Tartous.

Les prochaines heures seront cruciales et tous les états-majors sont en alerte et préparent leur stratégie. Une crise semblable à celle des missiles de Cuba – qui a mené les deux blocs au bord de la guerre nucléaire – se profile à l’horizon…

Parti Anti Sioniste

© www.partiantisioniste.com/communications/1571
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