› Communications du PAS
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DÉC
Discrimination et mépris : Le cas de l’ex-ministre Azouz Begag Imprimer
Mercredi, 29 Décembre 2010 [Liste des articles]

Azouz Begag, ancien ministre délégué à la Promotion de l’Égalité des Chances sous le gouvernement de Villepin.Azouz Begag, ancien ministre délégué à la Promotion de l’Égalité des Chances sous le gouvernement de Villepin.

Discrimination et mépris : Le cas de l’ex-ministre Azouz Begag


En France, l’islamophobie et la xénophobie ont des racines anciennes que nous avons déjà expliquées dans nos précédents articles et communiqués. Des hommes politiques au pouvoir (aux plus hauts niveaux) ont subi ces comportements qui semblent spontanés. Un témoignage précieux nous en a été donné par M. Azouz Begag, ancien ministre délégué à la Promotion de l’Égalité des Chances du 2 juin 2005 au 5 avril 2007, dans le gouvernement de Dominique de Villepin.

Azouz Begag a eu tout loisir d’apprécier les propos et comportements de certains, dont Brice Hortefeux. Ce dernier, alors bras droit de Nicolas Sarkozy, ne savait adresser la parole à M. Begag qu’en utilisant des expressions discourtoises et vulgaires en usage au Maghreb pendant la période coloniale (il est facile de retrouver ces propos sur Internet). Cela veut tout simplement dire que pour M. Hortefeux, Azouz Begag – bien que ministre d’un gouvernement français – reste un étranger, un colonisé, à qui on peut parler comme on parlait dans l’Algérie coloniale. Malgré le temps qui a passé, la mentalité reste et la coupure est toujours là. On n’est donc pas surpris que Brice Hortefeux ait été condamné, par la suite, pour propos racistes. C’est une première pour un ministre de l’Intérieur qui est aussi ministre des Collectivités locales et des Cultes !  Cela nous rappelle qu’à l’époque où il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy avait également eu des propos dégradants à l’égard de l’ex-ministre Azouz Begag (des vidéos en témoignent sur Internet).

M. Begag, en acceptant le portefeuille ministériel que lui avait proposé Dominique de Villepin, n’imaginait pas les camouflets qu’il devrait subir ainsi que les couleuvres à avaler. Il est pourtant resté jusqu’à la fin du gouvernement de Villepin, croyant peut-être changer quelque chose à un système qui ne peut pas être réformé. C’est ce que M. Begag n’a pas compris ou n’a pas voulu comprendre, ne voyant pas les lourdes séquelles que le colonialisme a laissées dans les mentalités et pratiques de ses « collègues ». Il a attendu d’être sorti du gouvernement pour dénoncer de telles pratiques racistes et discriminatoires. Il n’est pas trop tard pour lui de saisir la justice s’il le juge opportun, le Parti Anti Sioniste le soutiendra.

Mais, M. Begag devrait tirer toutes les conclusions de son expérience ministérielle. Qu’il se demande pourquoi tous ces islamophobes et xénophobes sont également des soutiens inconditionnels d’Israël et du sionisme. Qu’il se demande s’il n’y a pas en France un lien entre le racisme anti-arabe, l’islamophobie et le sionisme, et si la campagne actuelle visant la communauté musulmane de France ne profite pas à un lobby qui tient tous les leviers de l’État, avec des gens comme Brice Hortefeux précisément. Voilà des réflexions intéressantes pour un universitaire comme Azouz Begag, qui sait ce que discrimination veut dire. Et si ses conclusions rejoignent un tant soit peu les nôtres, alors qu’il n’hésite pas à les faire savoir ouvertement. Cela ne pourra qu’aider ces millions de Français qui, comme lui, se sentent rejetés (sans toutefois avoir eu le privilège d’être ministre).


Yahia Gouasmi
Président du Parti Antisioniste

URL : www.partiantisioniste.com/articles/communications/563
 
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DÉC
Les islamophobes européens reçus avec les honneurs par Israël ! Imprimer
Vendredi, 24 Décembre 2010 [Liste des articles]

Les islamophobes européens reçus avec les honneurs par Israël !

Les islamophobes européens reçus avec les honneurs par Israël !


Nous avons amplement dénoncé l’origine et la structure coloniale de l’entité sioniste en Palestine. Le dernier régime, aujourd’hui disparu, qui lui ressemblait le plus a été le régime blanc d’Apartheid en Afrique du Sud. Avec une différence importante toutefois, ces racistes blancs de Pretoria ne disposaient pas dans le monde, et en France en particuier, de l’appui de lobbies aussi puissants que les sionistes.

Voilà pourquoi beaucoup de Français, chrétiens, humanistes, militants de gauche ont dénoncé les racistes blancs d’Afrique du Sud, tout en ayant cependant une attitude beaucoup plus complaisante envers l’entité sioniste établie en Palestine. La pression constante exercée par le lobby sioniste en France (rappel permanent de la Seconde Guerre mondiale, culpabilisation de la France et des Français, accusation d’antisémitisme lancée contre quiconque n’approuve pas Israël et son lobby…) a grandement contribué à cet état de fait, mais n’explique pas tout. Il y a un autre élément : entre l’occupation sioniste de la Palestine et l’histoire coloniale de la France, il existe comme une parenté, un air de déjà vu… C’est la vieille histoire du « bon colon civilisé » qui affronte le « barbare » récalcitrant aux bienfaits de la civilisation. Sauf que le prétendu barbare a sa propre civilisation et, surtout, qu'il est chez lui quand le colon vient le spolier et le chasser de sa terre. Tout cela, en France, rappelle des souvenirs mal assumés : ceux de la période coloniale…

Cette idéologie coloniale en France a été, à des degrés divers, soutenue par tous les partis politiques, à quelques exceptions près. Le secteur de l’opinion française le plus accroché à la défense de l’Empire colonial s’est toujours situé dans ce que l’on appelle l’extrême droite. Cette dernière est diverse, mais sur la question coloniale (légitimation de la domination européenne sur le reste du monde), elle n’a jamais varié. Elle a semblé mise à l’écart du débat politique en France, à tel point que pour diaboliser un adversaire il a suffi, pendant longtemps, de l’accuser d’être d’extrême droite. Et bien-sûr, on n’oubliait jamais de rappeler les liens passés de cette extrême droite avec le nazisme (à travers Vichy), et surtout son « antisémitisme ».

Pourtant, cette extrême droite en apparence et officiellement si infréquentable en France, a été reçue en Israël, de surcroît à la Knesset (Parlement israélien) et en loge d’honneur !  Ces dirigeants identitaires, « racialistes » et islamophobes, ont fait l’objet depuis longtemps de toutes les attentions des ambassades israéliennes en Europe. Il s’agit tout simplement, compte tenu du discrédit qui frappe l’idéologie sioniste et son entité en Palestine, de s’allier avec les éléments les plus durs dans la lutte contre les musulmans, mais aussi d’une manière plus générale contre tout ce qui peut mettre en cause l’hégémonie occidentalo-sioniste. Nous remarquons que parmi ces dirigeants identitaires et islamophobes européens, certains ont commencé leur carrière dans l’antisémitisme le plus courant. Cette alliance entre sionisme et racisme européen n’est ni fortuite, ni nouvelle. Déjà, dans le passé, le mouvement sioniste avait entretenu des relations fructueuses – et commerciales – avec l’Allemagne nazie (les organisations sionistes allemandes n’ont été interdites qu’en 1938, alors que tous les autres partis, syndicats et associations l’avaient été depuis 1933). Nous retrouvons même cette alliance sionisme/extrême-droite en Algérie (actions du Mossad aux côtés de l’OAS pour une Algérie française). Sans parler du soutien à l’Afrique du Sud raciste, et aux nombreuses dictatures latino-américaines…

La différence est qu’aujourd’hui, ce type de relations entre Israël et les identitaires racistes européens se fait ouvertement et officiellement, alors qu’autrefois elles étaient dissimulées. Peut-être est-ce dû à la difficulté de trouver de nouveaux alliés en Europe, et aussi au besoin de faire appel à des « spécialistes » dans la lutte contre les musulmans !

La Gauche française et la Droite libérale, toutes aussi sionistes que ces identitaires islamophobes, ont pourtant des pudeurs et sont soucieuses de leur respectabilité « démocratique » et « républicaine ». Voilà pourquoi en France, elles n’aiment pas être vues en compagnie de ces identitaires. Après tout, Israël pourrait servir de lieu de rencontre discret entre ces « démocrates républicains » et ces « affreux fachos », en attendant de les inviter tous ensemble au dîner du CRIF, réalisant ainsi une Union nationale sous la présidence de Prasquier et de l’ambassade d’Israël !

Cette visite et cette réception, avec tous les honneurs, de délégations identitaires européennes par Israël et sa classe politique font tomber, pour ceux qui seraient encore trompés, le dernier masque. Oui, le sionisme et le racisme européen sortent du même ventre, celui qui a tenté de justifier et de légitimer avec des concepts racistes, la domination d’une minorité sur le reste du monde. Les peuples européens sont aussi victimes de cette domination sioniste, présente à tous les niveaux (politique, économique, médias, culture, etc.). C’est pourquoi, ils ne doivent pas se laisser abuser par ceux qui cherchent à les détourner du vrai combat contre leur véritable ennemi. Ce n’est pas un hasard si la montée orchestrée de l’islamophobie en Europe coïncide avec l’isolement et les difficultés grandissantes de l’entité sioniste…


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

URL : www.partiantisioniste.com/articles/communications/558
 
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DÉC
La colonisation sioniste de la Palestine Imprimer
Mercredi, 22 Décembre 2010 [Liste des articles]

Check-point de l’armée israélienne (Tsahal) en Palestine.Check-point de l’armée israélienne (Tsahal) en Palestine.

La colonisation sioniste de la Palestine


L’entité sioniste en Palestine, appelée « Israël », est le dernier état colonial existant. Cette colonisation se poursuit encore aujourd’hui dans la partie de la Palestine occupée militairement depuis 1967. Cela n’est nullement accidentel, car c’est dans les principes même du sionisme. Il est significatif que ce soit vers la fin du 19ème siècle, au moment de la grande expansion coloniale européenne, que l’idéologie sioniste ait été clairement formulée par Theodor Herzl et rapidement mise en pratique. C’est l’époque où l’Europe occidentale continuait sa colonisation du monde grâce à son avance technologique. Et le sionisme, né en Europe dans des cerveaux européens, fait partie intégrante de ce vaste mouvement.

Il faut rappeler qu’un des modèles politiques de Theodor Herzl, avec qui il fut en relation, était le britannique Cecil Rhodes, homme politique anglais impérialiste et homme d’affaires, qui a laissé son nom à la Rhodésie, peuplée de colons blancs opprimant et spoliant les populations africaines locales. La population noire « non utile » ou résistante ayant été exterminée. Cette parenté idéologique est soigneusement cachée par les sionistes, mais elle nous explique largement l’alliance et le soutien d’Israël au régime blanc d’Apartheid de l’Afrique du Sud. Le colonialiste européen, pour justifier son action, considère au départ qu’il y a une différence entre l’Européen « porteur de valeurs » et les autres (arabes, africains, indiens…) considérés comme des « barbares ». Le sionisme, dans son principe, suppose également qu’il existe une différence entre ceux qu’ils appellent les Juifs, et les non-Juifs. Il utilise la notion de « peuple élu » pour coloniser la Palestine et revendiquer un statut particulier, au-dessus des autres, dans les pays où ses lobbies sont actifs.

De telles idées, coloniales et racistes (mais peut-on être l’un sans être l’autre ?), ont longtemps été dissimulées avec plus ou moins de succès par le mouvement sioniste. Ce dernier possède d’ailleurs une certaine capacité d’adaptabilité afin de mieux masquer sa vraie nature : tour à tour (voire en même temps) socialiste pour rallier la Gauche européenne, libéral dans les milieux d’affaires, religieux notamment pour s’adresser aux Chrétiens… L’instrumentalisation des persécutions subies par les Juifs européens durant la seconde guerre mondiale (en Europe et non en Palestine) est également destinée à cacher la nature raciste et coloniale du sionisme. On a tenté de faire croire que la création d’Israël était la conséquence de ces persécutions, ce qui est à la fois faux et immoral. Faux parce que la colonisation sioniste en Palestine a commencé aux alentours de 1890, donc cinquante ans avant la Seconde Guerre Mondiale. Et immoral parce que les Palestiniens ne sont en aucun cas responsables d’événements survenus en Europe.

La colonisation de toute la Palestine par les sionistes présente toutefois une particularité : Israël est une colonie de peuplement, mais n’a pas de métropole apparente. Dans le cas des colonialismes français et anglais, la France et l’Angleterre étaient les métropoles officielles de leurs colonies. Ces deux métropoles étaient des États nations, des territoires aisément repérables. Dans le cas d’Israël, on ne voit pas de métropole unique et directe. Les colons sionistes viennent de partout : Europe, Russie, Amérique, monde arabe… Leur seul lien est la croyance en l’appartenance à un groupe humain séparé de tous les autres et s’étant donné une mission de domination. Pourtant, « Israël » possède grâce à ses lobbies aux États-Unis et en Europe (notamment en France) des métropoles qui sont également ses succursales. Ceci est une situation paradoxale : Israël ne se survit que grâce à l’aide nord-américaine. Et tous les gouvernements nord-américains ont, jusqu’à présent, soutenu inconditionnellement Israël et obéi à Tel Aviv, lobby oblige !  Nous pouvons dire la même chose de la France. Toute la politique extérieure française (Gaza, Palestine, Liban, Iran, etc.) est aux ordres de Tel Aviv. Et en même temps, Paris fournit toute l’aide nécessaire au gouvernement israélien. Les exemples abondent et cela nous explique pourquoi des gouvernements comme le nôtre vont à l’encontre des intérêts de la France et des Français pour servir le lobby sioniste et la politique israélienne.

Pour conclure, une question se pose : pourquoi le lobby sioniste est-il parvenu à s’emparer du pouvoir en France ? On peut repérer, entre autre, trois causes à cela :

- La mainmise du lobby sur les médias, et sa présence déjà ancienne dans la grande finance internationale. Ce double pouvoir permet de conditionner et/ou d’acheter les consciences.

- Le matraquage permanent (que l’on appelait autrefois tout simplement la propagande) des Français avec pour thèmes principaux : la Seconde Guerre Mondiale et la culpabilité des Français (comme si ces derniers n’avaient pas souffert, sans même parler des ressortissants des colonies qui ont été tués), Israël « démocratie » du Proche-Orient (avec 10 000 détenus politiques palestiniens, la pratique de la torture, et toutes les mesures discriminatoires contre les non-Juifs), Israël « État de droit » (alors que l’entité sioniste n’a jamais appliqué une seule résolution des Nations Unies, qu'elle revendique des assassinats ciblés dans le reste du monde, qu'elle possède illégalement un arsenal nucléaire jamais inspecté, etc.).

- La dernière cause de l’emprise du sionisme en France peut être recherchée dans les traces que le passé colonial français a laissées dans les esprits. Cette mentalité coloniale n’a jamais tout à fait disparu, et il est donc normal que les nostalgiques de l’Empire français ou de l’Algérie française se sentent spontanément en phase avec Tsahal et avec les colons sionistes…

A ces trois principales causes, nous pouvons ajouter les puissants intérêts financiers des oligarchies qui nous gouvernent.

On voit donc que si le peuple palestinien est la principale victime du colonialisme sioniste, ce dernier cause également de nombreux dommages collatéraux dans les autres nations. Le principal danger pour les peuples du monde, dont le peuple français, est de se trouver entraînés dans un cataclysme nucléaire voulu par Israël dans sa fuite en avant. Il est donc de la plus haute importance que dans chaque pays, et particulièrement chez nous en France, les peuples se libèrent de la domination du lobby sioniste. Il s’agit pour la France de récupérer son indépendance et sa souveraineté. Aujourd’hui, dénoncer et combattre le lobby sioniste solidement implanté à Paris, c’est notre lutte de libération nationale…


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

URL : www.partiantisioniste.com/articles/communications/557
 
17
DÉC
France : une colonisation mal assumée… Imprimer
Vendredi, 17 Décembre 2010 [Liste des articles]

L’empire colonial français.L’empire colonial français.

France : une colonisation mal assumée…


L’Europe occidentale, notamment la France, a perdu toute centralité et toute influence déterminante dans la politique du monde. La puissance de cette Europe, dont la Grande-Bretagne et la France, se fondait sur de grands empires coloniaux, riches en matières premières qui alimentaient la Métropole, utilisant une main d’œuvre locale asservie et donc à très bas prix.

La décolonisation, l’émergence de nations indépendantes devenues puissances économiques (qui ne sont pas européennes), la montée et l’affirmation de forces politiques opposant une résistance déterminée à la spoliation a complètement changé la donne. Parallèlement, les flux migratoires vers la France ont pour conséquence que d’anciens colonisés et leurs descendants sont, aujourd’hui, citoyens français. Mais, leur situation concrète et l’image véhiculée par de nombreux hommes politiques et médias donnent l’impression qu’ils ne sont pas des citoyens français à part entière. Pourquoi a-t-on fait entrer dans le langage courant l’expression « issus de l’immigration » toujours accolée à un Français d’origine maghrébine ou africaine, mais jamais – ou rarement – à un Français d’origine portugaise, italienne ou polonaise ?

Cette question est fondamentale. Elle illustre le poids de l’héritage colonial dans les mentalités et nous éclaire sur le type de « citoyenneté » qui s’est bâti en France pendant la période coloniale. Cette vision de la citoyenneté prouve, aujourd’hui, son incapacité à intégrer pleinement ces populations. La colonisation a donc laissé une trace profonde dans l’idée de « citoyen » qui exclut, en totalité ou en partie, ces populations venant du Maghreb et d’Afrique.

Cette crise de la citoyenneté est palpable. Tous les débats actuels sur le « pacte républicain », la « refondation de la République », la « laïcité », etc. sont l’expression de cette crise avec tous ses relents xénophobes, racistes et islamophobes. Mais, elle se produit à un moment précis : celui de la crise économique mondiale. La cause profonde de cette crise est la mainmise totale par la grande finance internationale et cosmopolite sur l’économie réelle qui, livrée à la spéculation, court ainsi à sa perte. Cette crise n’empêche pas, malgré tout, les pays émergents de continuer leur chemin. La conséquence pour un pays comme la France est claire : délocalisation, chômage, déficit public avec un appauvrissement de la population. Il n’y a plus les surprofits coloniaux d’autrefois qui permettaient de saupoudrer de quelques miettes la misère populaire en France. Les fameux acquis sociaux de la Libération (1945) sont aussi le reflet d’un rapport de force Nord /Sud de l’époque. La générosité de la République n’a pas traversé la Méditerranée et les populations maghrébines et africaines (colonisées) s’en sont trouvées exclues. Nous remarquons que dans les débats de l’époque et même d’aujourd’hui, cet aspect des acquis sociaux de la Libération n’est jamais évoqué. Aujourd’hui, la crise et la résistance des pays émergents obligent le gouvernement français à s’attaquer frontalement à ces acquis sociaux. La récente réforme du départ en retraite – en réalité, une régression – le montre bien. La pauvreté, le chômage, la précarité, tel est l’avenir pour le plus grand nombre.

Les plus touchés sont souvent ces Français d’origine maghrébine ou africaine. Ils sont victimes et marginalisés deux fois : comme le reste de la population à cause de la crise, et une deuxième fois par leur origine ethnique. L’idée saugrenue parce qu’irréalisable de présenter des CV anonymes (que fait-on le jour de l’entretien ?) montre bien la réalité de cette discrimination.

Pour résumer, la crise économique frappe la France dont le déficit croissant empêche toute marge de manœuvre : impossibilité de continuer à maintenir les fameux acquis sociaux pour la population française, et incapacité d’intégrer ces Français issus de la colonisation. Ce basculement du monde qui laisse l’Europe et la France en retrait, pose la question de la citoyenneté. Ici, pèsent de tout leur poids la mentalité et l’héritage coloniaux. Tous les a priori, souvent dissimulés par des non-dits au temps de « la splendeur économique » de notre pays, apparaissent au grand jour. C’est le discours de stigmatisation et la désignation d’un bouc-émissaire qui, dans le contexte international actuel, est toujours assimilé au Musulman et à l’Islam. Cette stigmatisation du Musulman va d’ailleurs tout à fait dans le sens des intérêts du sionisme, dont on connaît le rôle et l’influence dans le système bancaire international, dans la classe politique et dans les médias.

Il y a une difficulté à redéfinir une citoyenneté française qui puisse être partagée par tous. Cette difficulté est, en grande partie, la conséquence d’une mentalité post-coloniale soigneusement entretenue. On l’a vu récemment en France. Alors que les tensions communautaires ou xénophobes étaient stabilisées, voire parfois apaisées, depuis les émeutes urbaines de 2005 (sans que des solutions concrètes aient été apportées), c’est du sommet l’Etat (Nicolas Sarkozy) via le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire (Eric Besson) qu’est venu le fameux débat sur l' « identité nationale », facteur de divisions, cherchant à opposer des Français entre eux. A moins de penser, comme certains actuellement au pouvoir, qu’il y a des Français de plusieurs catégories (cf. la déchéance de la nationalité française pour les naturalisés depuis moins de 10 ans !).

La crise économique va continuer et les problèmes continueront de s’aggraver. L’intégration de ces Français descendant d’anciens colonisés va continuer à être le problème majeur de la société française. Jusqu’à quand va durer l’exclusion pour ces Français ?  Jusqu’à quand le supporteront-ils ?  En un mot, la question est posée : que faire avec nos ex-colonisés ?  C’est tout l’enjeu des débats actuels que la langue de bois politique appelle « refondation de la République », «  citoyenneté » et « laïcité ».


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

URL : www.partiantisioniste.com/articles/communications/551
 
16
DÉC
Borloo : La caution… Imprimer
Jeudi, 16 Décembre 2010 [Liste des articles]

Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical, a organisé le 09/12/10 un dîner à l’occasion du 105ème anniversaire de la loi sur la laïcité.Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical, a organisé le 09/12/10 un dîner à l’occasion du 105ème anniversaire de la loi sur la laïcité.

Borloo : La caution…


Jean-Louis Borloo a organisé un dîner républicain le 9 décembre 2010. Huit cents personnalités ont répondu à son appel. L’objet de ce dîner était la « Refondation du pacte républicain ». On a pu noter parmi les invités, entre autres, de nombreux ministres remerciés lors du dernier remaniement (Kouchner, Rama Yade , etc.), Henri Guaino (conseiller et plume de M. Sarkozy), Gérard Larcher (Président du Sénat), Laurence Parisot (MEDEF), Arnaud Montebourg (PS), Xavier Bertrand (UMP), Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre), Malek Boutih (PS, après avoir dirigé SOS Racisme), Alain Bauer (ancien Grand Maître du Grand Orient de France, conseiller de Sarkozy en matière de Sécurité, entre autres…). Des représentants des différents cultes, des obédiences maçonniques, des ONG et des syndicats étaient également présents, sans oublier Richard Prasquier, président du CRIF, invité à la table d’honneur.

La diversité – apparente – des invités, et le sujet officiel du dîner donnaient l’impression d’un de ces moments intenses où la République, en danger, rassemble tous ses enfants et serviteurs. Mais à y regarder de plus près, on peut se demander si derrière la personnalité de M. Borloo et le thème de la soirée ne se cachait pas autre chose…

Il y a longtemps que nous entendons parler de « refondation républicaine », « laïcité », « citoyenneté », etc. Ces idées ont eu leur heure de gloire à une époque où la France, puissante et coloniale, se posait en modèle pour les autres peuples et nations. Ces grands mots n’ont pas empêché les pires guerres coloniales, tout en donnant à l’immense majorité des Français une bonne conscience face aux répressions dans les colonies. Et le Parti Radical, auquel appartient M. Borloo, a été un des principaux partis colonialistes de l'époque. Le célèbre Jules Ferry, qui n’a pas seulement fondé l’école laïque, a ainsi encouragé et dirigé l’expansion coloniale française en Afrique et en Asie. On constate donc que le combat pour la « laïcité »  en France est curieusement contemporain de sa politique coloniale. Ceci doit déjà nous mettre en alerte.

Mais depuis le monde a bien changé : décolonisation, luttes anti-impérialistes, immigration et présence de ces mêmes anciens colonisés et de leurs descendants au sein d’une République qui ne peut plus les intégrer. Ces nouvelles données, dans un monde globalisé, ont fait éclater le vieux modèle républicain français. D’où le besoin de « refonder le pacte républicain ».

Mais sur quelle base et quelles valeurs pourra être refondé un tel pacte ?  Et surtout, qui se donne le droit de le refonder ?  Le débat sur l’identité nationale voulu par Sarkozy et dirigé par Besson n’a été qu’un avant-goût, la première partie de tout un ensemble. Tout au long de ce débat sur l’identité, on a pu observer que l’ « Autre » était en fait le musulman. Ouvertement ou sournoisement, le musulman est désigné et stigmatisé. On cherche, en quelque sorte, à refonder un socle commun en France en excluant, en montrant du doigt un bouc-émissaire. On pense ainsi ressouder l’ensemble de la société contre celui que l’on a désigné. On peut craindre que cette « refonte », cette « nouvelle citoyenneté », cette nouvelle « laïcité » et toutes les belles paroles que l’on voudra ne se fassent aux dépens et contre la communauté musulmane française.

Cette logique anti-musulmane est d’ailleurs en parfait accord avec celle existant au niveau mondial (Palestine, Liban, Syrie, Iran, Afghanistan, Pakistan…) : autant de zones de fracture et de résistance à la domination occidentale et sioniste.

Car aujourd’hui, la volonté d’hégémonie mondiale des USA et de l’Union européenne est bel et bien soumise au sionisme, et se confond avec lui. Celui-ci et son entité en Palestine sont le ciment idéologique et politique, le réacteur en quelque sorte de tout ce système de domination que les luttes des peuples et les pays émergents remettent en cause chaque jour davantage. D’où le détournement de l’idée de « laïcité » : elle n’est utilisée que pour mieux masquer la mainmise du lobby sioniste sur notre pays. Il suffit pour s’en convaincre d’observer à quel point en France le principe de laïcité peut être appliqué contre n’importe quelle communauté, surtout musulmane, sauf UNE !  Ainsi ces idées, apparemment généreuses, de laïcité et de citoyenneté ne sont qu’un nouvel habillage d’une politique très ancienne. On s’efforce de canaliser, vers des formes acceptables pour le lobby sioniste, la colère qui gronde en particulier dans ces fameuses banlieues que les médias désignent comme autant de « foyers dangereux ». La vérité est toute autre : des populations entières, marginalisées par leur origine et durement frappées par la crise, n’acceptent plus le traitement tour à tour paternaliste ou répressif qui leur est appliqué.

L’enjeu est de taille. Il y va de la paix civile et de l’intégration dans la République qui, jusqu’à présent, n’a pas été celle qu’elle prétend être. Tous les débats en cours et à venir n’auront qu’un seul but : continuer à préserver la domination politique et médiatique du lobby sioniste dans notre pays, en stigmatisant les citoyens qui lui échappent. Jean-Louis Borloo est tout sauf un opposant. Il est la caution « laïque et républicaine », et la réserve du Système. D’où la diversité, bien sûr apparente, des participants à son dîner.

Ce dîner a eu lieu en soirée. Et le matin même, Jean-Louis Borloo recevait à nouveau Richard Prasquier, Président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). On peut déjà se demander pourquoi un tel traitement privilégié ?  M. Borloo a-t-il reçu d’autres personnalités en matinée ?  Passons !  Mais le plus intéressant est de savoir ce qu’ils se sont dit. Nous reproduisons un extrait du communiqué paru sur le site officiel du CRIF : « Les deux hommes avaient eu un entretien, le même jour dans la matinée, au cours duquel, l’ancien ministre avait évoqué avec le président du CRIF l’actualité de la laïcité et les difficultés de l’enseignement de la Shoah à l’école ».

Si d’autres Français exigeaient l’enseignement obligatoire à l’école – même laïque ! – des souffrances de leurs communautés d’origine, seraient-ils reçus par M. Borloo avec le même empressement ?

Nous voyons déjà les contours de la nouvelle laïcité concoctée par le lobby sioniste : le CRIF et Richard Prasquier chargés des programmes scolaires (enseignement obligatoire de la Shoah à l’école) d'une part, et stigmatisation ouverte ou rampante du musulman d'autre part…

Qui de mieux placé que M. Borloo et le vieux Parti Radical (« Républicain, laïc et citoyen » mais vieux parti colonialiste et sioniste) pour cautionner et faire passer cette manœuvre ?  C’est donc à Jean-Louis Borloo et au vieux Parti Radical que le lobby a fait appel pour cela. Son passé – et ses liens maçonniques – lui permettent en effet de « ratisser large ». D’où cette diversité droite / gauche… sous contrôle du CRIF !


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

URL : www.partiantisioniste.com/articles/communications/550
 
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