Lettre à l’Ambassadeur de Turquie suite à l’attaque israélienne
A Son Excellence
Monsieur l’Ambassadeur
De la République de Turquie
16, avenue de Lamballe
75016 Paris
Excellence,
Je vous prie de bien vouloir accepter, au nom de tous les adhérents et de tous les sympathisants du Parti Anti Sioniste, nos plus sincères condoléances, suite à l’assassinat de plusieurs militants humanitaires de nationalité turque lors de l’action de piraterie en haute mer, perpétrée par l’entité sioniste. Je vous prie également de bien vouloir transmettre ces sincères condoléances aux membres de leurs familles, à tous les frères et sœurs dans l’action, ainsi qu’à tout le peuple turc.
Le Parti Anti Sioniste, dans ce contexte de gravité exceptionnelle, saura faire face à toutes les campagnes de calomnie et de déstabilisation que déjà le lobby sioniste en France a entamées, de façon directe ou insidieuse, selon son habitude.
Je vous réitère nos sincères condoléances, notre admiration pour le courage et la fermeté dont fait preuve, en ces moments difficiles, votre Nation.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Excellence, l’expression de mes sentiments distingués.
Raid israélien sur la flottille humanitaire : Bilan (3ème partie)
(…)
Et l’Europe et la France ?
L’Union européenne a démontré, une fois de plus, sa totale soumission à Tel-Aviv et au lobby sioniste. Après les remarques verbales d’usage : « acte inacceptable », « situation grave et préoccupante » … l’alignement de la France sur la position de l’USraël au Conseil de Sécurité a été total. Fallait-il s’attendre à autre chose ? M. Sarkozy a même parlé d'un « emploi disproportionné de la force ». Jusqu’à combien de morts une agression sioniste aurait-elle été proportionnée ?
Très vite, dès le lendemain de l’agression, une propagande sioniste insidieuse s’est répandue dans les médias. On a osé qualifier de « provocation » l’action humanitaire de la flottille. On aurait trouvé à bord des couteaux, des barres de fer… mettant sans doute en péril l’Etat nucléaire israélien ! Et il aura fallu que la Turquie saisisse l’OTAN pour que M. Fillon demande la libération des Français séquestrés en Israël après leur rapt en pleine mer. On a senti une gêne, un malaise complice du sionisme, et ce dans toute la classe politique ficelée par le CRIF.
Cela n’a pourtant pas empêché des manifestants par milliers, dans les principales villes de France, de crier leur indignation en demandant la levée immédiate du blocus israélien sur Gaza. Drapeaux palestiniens et turcs, présence de rabbins antisionistes, volonté de marcher vers l’ambassade d’Israël malgré les cordons de police… à Paris, très vite, les faux amis de la Palestine (PCF, NPA, etc.) se sont sentis débordés par la combativité des manifestants.
Mais il faut aller plus loin, et se demander pourquoi en France le soutien à la Palestine ne rassemble pas davantage nos concitoyens ? La raison est que la cause palestinienne est bien trop souvent entre les mains de personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas voir le lobby sioniste en France, et dont mille liens politiques les relient au CRIF, à qui ils servent de soupape de sureté. A chacun de réfléchir et de s’interroger sur la difficulté qu’il y a à parler en France, en allant au fond des choses, d’Israël et du sionisme.
Seule une vision claire et sans complexe du lobby sioniste en France permettra une véritable solidarité avec la Palestine. Pour ce faire, chacun doit inlassablement expliquer autour de soi que la levée du blocus de Gaza commence à Paris, avec la levée du blocus politique et idéologique que le CRIF exerce à tous les niveaux.
Pour notre part, nous ne cesserons de nous y employer, toutes les bonnes volontés étant les bienvenues.
Raid israélien sur la flottille humanitaire : Bilan (2ème partie)
(...)
Le Conseil de Sécurité (ONU) et le silence d’Obama :
Le silence d'Obama avait déjà été remarqué lors de l’opération « Plomb durci », et on nous avait alors expliqué qu’il était dû au fait qu’Obama, nouvellement élu, n’avait pas encore été investi.
Aujourd’hui, investi depuis un an et demi, son silence devient assourdissant ! Il y aura bien eu quelques mots de condoléances pour les victimes (on ne peut pas faire moins), mais il y aura surtout eu une pression américaine pour empêcher au Conseil de Sécurité toute condamnation d’Israël (ne parlons même pas de sanction…). Tous les membres du Conseil de Sécurité ont demandé la levée immédiate du blocus à Gaza, sauf les USA, qui s’y sont opposés.
Tel est Obama. Son « Yes, we can » s’arrête aux portes de l’AIPAC (lobby pro-israélien américain), et son chef de cabinet Emanuel Rahm, binational américano-israélien et officier de Tsahal, est là depuis le début de sa campagne électorale pour y veiller. Mais doit-il vraiment « surveiller » Obama ? Toute la carrière politique de ce dernier n’a pu se faire que grâce au lobby sioniste américain (les principaux bailleurs de fonds de sa campagne en attestent).
L’USraël continue, bien que affaibli par la crise économique et la montée en puissance de nations jusque-là méprisées. L’AIPAC « tient » le Congrès et le Sénat, sans parler de la finance, du Pentagone et de la CIA. D’ailleurs, peut-on être élu, sans ou contre l’AIPAC ? Poser la question, c’est y répondre.
Mais cette impunité permanente d’Israël, grâce à son protecteur américain, n’est pas sans conséquence. Ainsi, l’Égypte de Moubarak, sous la pression de son opinion publique, s’est vue obligée de rouvrir son poste-frontière de Rafah (pour combien de temps encore ?), ébréchant, même temporairement, le blocus sioniste et l’axe Tel Aviv - Le Caire. Plus personne dans le monde arabe ne croit aux « feuilles de route », « négociations pour la Paix », ou aux « deux Etats côte à côte ». Il sera difficile à l’avenir, pour l’Autorité Palestinienne, de continuer à tromper son propre peuple qui, lui, connaît très bien la « volonté de paix » des sionistes : expulsions massives des populations, confiscations des terres, colonisation et occupation militaires aussi cruelles qu’humiliantes.
Raid israélien sur la flottille humanitaire : Bilan (1ère partie)
Il est déjà possible de faire un premier bilan politique de l’agression israélienne contre la flottille humanitaire dans les eaux internationales ; bilan provisoire car des développements de cette crise sont à prévoir.
Il y a d’abord les faits. Un acte de piraterie caractérisée, commis par un Etat membre des Nations Unies et qui, de surcroît, vient d’être admis à l’OCDE. On compte au moins 9 morts par armes à feu : tous des militants d’ONG humanitaires cherchant à soulager la misère des habitants de Gaza, transformée en prison à ciel ouvert par le blocus israélo-égyptien. La flottille transportait des vivres, des médicaments, des jouets, du matériel scolaire, etc. Des citoyens de soixante-dix pays ont cherché à briser le blocus israélien en apportant 10 000 tonnes d’aide. Ce blocus depuis 2007 est une « punition collective » selon l’expression du juge Richard Goldstone, administrée à la population de Gaza (1 million et 400 000 habitants) pour avoir « mal voté » en préférant le parti de la résistance, le Hamas, à un parti plus docile envers Tel-Aviv. Il s’agit, par le blocus, de tenter d’achever ce que l’opération « Plomb durci » n’a pas obtenu militairement.
Une fois de plus, toutes les caractéristiques du sionisme se trouvent réunies : politique de force (agression) et mépris total du droit international (piraterie en haute mer et blocus de populations civiles). Toute l’histoire du sionisme et d’Israël n’est que cela, depuis ses origines.
Mais, peut-être, s’est-il agi de l’agression « de trop » quand on en mesure les conséquences.
La Turquie :
Son gouvernement, son peuple et son armée ont été bafoués, humiliés. L’orgueil national turc est touché. N’oublions pas que la Turquie, avec l’Iran et l’Afghanistan, est un des rares pays musulmans à ne jamais avoir été directement colonisé. Le Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a qualifié l’agression de « terrorisme d’Etat inhumain », évoquant des « conséquences irréparables sur les relations bilatérales » (Turquie - Israël). Allié stratégique d’Israël dans le contexte de la guerre froide, la Turquie n’a cessé de s’éloigner de Tel-Aviv depuis l’agression contre Gaza (fin 2008), jusqu’à signer avec le Brésil et l'Iran un accord portant sur le nucléaire civil de ce dernier, ouvrant ainsi la voie à un vote de l’Assemblée Générale de l’ONU qui pointe clairement le nucléaire militaire israélien jusque-là tabou.
Il s’agit ici d’un tournant capital, battant en brèche le monopole du Conseil de Sécurité (quelques Etats dotés de l’arme atomique et agissant à la demande d’Israël non signataire du TNP). Ajoutons que l’influence d’Ankara va bien au-delà de ses frontières, jusque dans les Républiques d’Asie Centrale de langue turque et immenses réservoirs de matières premières. Un énorme basculement est en train de s’opérer sous nos yeux. Le temps où l’Europe occidentale et les USA sionisés dictaient leur loi, semble révolu.
Israël : la politique de la force et de l’impunité
Blocus de Gaza, opération « Plomb durci » contre la population civile de Gaza, assassinat d’un dirigeant palestinien à Dubaï par le Mossad (en utilisant ouvertement des passeports européens et australiens), et enfin assassinat et arrestation de militants humanitaires après une action de piraterie dans les eaux internationales. Voilà le vrai visage d’Israël et du sionisme, une politique fondée sur la force et l’impunité.
La force car Israël, Etat nucléaire, ne se survit que par la menace et l’agression. Toute son histoire (qui est celle du sionisme) est l’histoire d’une mainmise implacable en Palestine, et d’un chantage permanent sur les gouvernements et sur les peuples qui ont la faiblesse d’y céder. Le sionisme ne connaît et ne reconnaît que la force, quitte à se poser continuellement en victime. Cette politique de force et de mépris de l’autre est au cœur de leur logique.
D’autant plus que la puissance du lobby sioniste international les a, jusqu’à présent, assurés de l’impunité. Comment expliquer cette impunité d’Israël sans l’existence de puissants lobbies sionistes, dans tous les secteurs clés des Nations (politique, médiatique, économique, etc.).
La politique d’Israël n’est donc pas une suite de « maladresses », mais bien la mise en pratique concrète de leur idéologie par deux moyens : la force militaire et l’impunité grâce à ses lobbies. Voila pourquoi la première forme de soutien à la Palestine commence par un combat permanent contre le lobby sioniste, dans son propre pays. Toute autre démarche est illusoire. On vient de le voir aux Nations Unies, qui se sont contentées de demander une enquête « impartiale » au lieu de condamner et de sanctionner Israël.
Moins de sionisme à Paris, c’est plus de liberté à Gaza !
Le Président,
Yahia Gouasmi.
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Raid israélien meurtrier sur la flottile humanitaire pour Gaza
ONU et Union européenne : traitement de faveur pour Israël
Après l’agression israélienne de la flottille humanitaire dans les eaux internationales et l’assassinat de plusieurs militants d’ONG (leur nombre varie de 10 à 19, la censure israélienne empêchant pour l’instant toute comptabilité précise), l’ONU et l’Union européenne se sont réunies au plus haut niveau pour demander une « enquête impartiale ». Pourquoi pas une condamnation et des sanctions ? Vous n’y pensez pas, Israël n’est pas l’Iran ! Israël, grâce à son lobby présent aux USA et en Europe, est par définition au-dessus du droit international. C’est la longue et triste histoire du « deux poids deux mesures » qui continue même lorsque l’Etat sioniste assassine des civils désarmés en haute mer !
Il est curieusement précisé une « enquête impartiale ». Pourquoi impartiale ? Que craint-on ? Que des enquêteurs honnêtes établissent qu’Israël a assassiné des militants humanitaires désarmés, lors d’un acte de piraterie en haute mer ? Bien entendu, de tels enquêteurs ne pourraient être que des antisémites qu’il conviendra de faire taire au plus tôt. C’est, peut-être, le sens du mot « impartial » qui figure dans les deux résolutions.
Humanitaires assassinés par Israël : Le CRIF donne le La (Thème et variations)
L’humanitaire selon le CRIF :
Le Président du CRIF, Richard Prasquier, a le cynisme de contester le caractère humanitaire de la flottille attaquée dans les eaux internationales par la marine sioniste et causant la mort de 20 personnes au moins. Porte-parole de l’ambassade d’Israël à Paris, le Président du CRIF se donne le droit de définir ce qui est humanitaire. Alors posons-lui les questions suivantes. L’opération « Plomb durci » contre Gaza en Décembre 2008 était-elle humanitaire ? Le CRIF l’a approuvée et soutenue. Le blocus de Gaza est-il humanitaire ? Le CRIF l’approuve. La journée de soutien à l’armée sioniste (Tsahal) organisée chaque année à Paris est-elle humanitaire ? Le CRIF la soutient et y participe activement... Le CRIF n’est que le porte-parole de l’ambassade sioniste à Paris, destiné à contrôler la classe politique française et à diffuser la propagande d’Israël. En soutenant tous les crimes de l’entité sioniste, Richard Prasquier est tout à fait dans son rôle : celui d’un sioniste israélien installé à Paris.
UMP / CRIF :
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, tout en déplorant les victimes de l’agression israélienne (il ne pouvait pas faire moins !), a osé évoquer des « provocations » en parlant du convoi humanitaire destiné à la population de Gaza. Selon ses propos, l’aide aux victimes civiles de la politique criminelle d'Israël est donc assimilée à une provocation. On constatera aussi l’alignement de M. Lefebvre, porte-parole de la majorité Sarkozy-Kouchner, sur la position du CRIF. Et si on nommait M.Prasquier porte-parole du gouvernement ? Cela aurait au moins le mérite de la clarté, et éviterait à Frédéric Lefebvre d'avoir à répéter les propos du CRIF.
Parti Socialiste :
Au PS, dont les liens avec le sionisme sont allés jusqu’à lui offrir en 1956 la bombe atomique, les réactions à l’agression israélienne contre le convoi humanitaire se veulent plus fermes. Il est vrai que, lorsqu’on gère le ministère de la parole dans l’opposition, on a les coudées plus franches ! Ainsi Benoît Hamon, porte-parole du PS, réclame une réunion extraordinaire à l’ONU et évoque sans le condamner le blocus de Gaza. Tout cela n’a jamais empêché le PS de soutenir toutes les formes de coopération entre la France, l’Union européenne et l’entité sioniste. Jamais les dirigeants socialistes n’ont condamné l’origine coloniale et la politique d’usurpation d’Israël. Il est vrai que Shimon Peres est membre de l’Internationale Socialiste, comme Tony Blair, Strauss-Kahn et Martine Aubry !
Parti Communiste Français, ou l’art de noyer le poisson :
Dans un communiqué, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, n’a pas de mots assez durs pour condamner l’agression israélienne contre le convoi humanitaire, demander la fin du blocus de Gaza… Tout cela devant se conclure selon elle par une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU. Vielle tactique du PCF au sujet de la Palestine : dureté dans le langage afin de mieux conduire les sympathisants dans l’impasse des Nations Unies dont l’inefficacité n’est plus à démontrer. Pendant ce temps on ne parle pas de la nature d’Israël (entité sioniste), de son idéologie d’apartheid et de domination, et surtout de l’existence d’un lobby sioniste en France. Il est vrai que depuis très longtemps, le thème du lobby sioniste est tabou au PCF… On imagine aisément pourquoi.
Les Verts :
De leur côté, Les Verts, par la voix de Djamila Sonzogni, ont également condamné l’agression et découvrent avec stupeur qu’Israël s’affranchit du droit international. Ces Verts semblent ignorer que toute l’histoire du sionisme (colonisation, confiscation des terres, purification ethnique, assassinats de leaders palestiniens hors d’Israël…) s’est faite contre et en dehors de toute notion de droit international ! Par ailleurs, Madame Djamila Sonzogni souhaite que l’Union européenne face pression sur Israël… sauf que les Verts, nombreux au Parlement européen, doivent connaître les nombreux liens qui unissent les dirigeants de l’Union européenne à Israël. Ces liens s’appellent tout simplement le lobby sioniste, que les Verts, curieusement, ne voient jamais !
NPA :
Se voulant plus « révolutionnaire » que tous les autres, le Parti de Besancenot condamne bien sûr l’agression israélienne, en ajoutant à sa condamnation la rupture des relations entre la France, l’Europe et Israël. C’est sans doute dans ce but que le NPA a souvent agressé des militants antisionistes avant d’appeler à voter, au deuxième tour de toutes les élections, pour les candidats sionistes du PS. Et demain, si l’occasion se présente, il appellera à voter Strauss-Kahn…
Ce tour d’horizon des réactions des principaux partis politiques français suite à l’agression israélienne démontre une chose. Du discours nettement pro-sioniste de l’UMP, au bla-bla révolutionnaire de Besancenot, il y a un point commun : le refus de voir, désigner et combattre le lobby sioniste en France, dont le pivot est, entre autres, le CRIF. Il ne s’agit pas seulement d’une incapacité à voir le lobby, mais il s’agit surtout de leur soumission audit lobby, que les partis se disent de droite ou de gauche. Voilà pourquoi il a toujours été difficile de construire en France un puissant mouvement de soutien au peuple palestinien. Les récents évènements et ceux à venir obligeront chacun à choisir nettement son camp : aux cotés des oppresseurs, quand bien même ils sont appelés « sionistes de gauche » ou « démocrates », ou aux côtés des victimes qui luttent pour leur liberté et leur dignité.
Pour notre part le choix est fait depuis le début : dénoncer et combattre le sionisme et son lobby en France.
Dans la nuit du 30 au 31 mai 2010 une flottille apportant de l’aide humanitaire à la population de Gaza a été attaquée par la marine de l’entité sioniste. Il est fait état selon les sources de 19 à 23 morts et de nombreux blessés. La censure imposée par l’armée sioniste empêche pour l’ instant d’autres précisions.
Il s’agit de la part d’Israël d’un acte de piraterie caractérisé, d’une agression d’un convoi humanitaire dans les eaux internationales. La préméditation est évidente, un camp d’internement pour les participants du convoi avait même été ouvert en Israël.
Cette agression confirme une fois de plus la vraie nature du sionisme et de son entité en Palestine. Se considérant au dessus de tout droit international le sionisme tente de survivre par l’agression permanente. Israël constitue aujourd’hui le plus grand danger de guerre pour le monde.
Partout la protestation la plus vive contre cette agression doit se faire entendre. Le Parti Anti Sioniste appelle tous ses adhérents et ses sympathisants à se joindre en France à toutes les manifestations organisées pour dénoncer ce crime d’Israël. Nous appelons également nos militants et sympathisants à dénoncer le lobby sioniste présent dans la quasi-totalité des partis politiques français dont le refus à dénoncer clairement Israël et le sionisme fait d’eux des complices du crime qui vient de se produire.
C’est à Paris, ce 27 mai 2010, qu’a eu lieu l’adhésion d’Israël à l’OCDE. Netanyahu s’est déplacé à cette occasion. Bien entendu, l’événement est présenté par les sionistes comme une victoire de la politique israélienne. Mais quelles en sont les conséquences pour la France ?
Il s’agit d’abord d’un certificat de bonne conduite décerné par l’Union européenne aux dirigeants de Tel-Aviv. Par ce geste, les gouvernements européens ont donné leur caution morale à l’agression et aux crimes de guerre commis contre la population civile de Gaza, ainsi qu'à la transformation de Gaza en un ghetto où la population, prise en otage, souffre chaque jour des privations. C’est l’approbation par les gouvernements européens de l’expulsion massive des populations palestiniennes, de la confiscation de leurs terres, de la destruction de leurs maisons, de la construction du mur, et des check-point permanents et humiliants pour les habitants de Palestine. C’est un encouragement de plus à un État revendiquant et pratiquant ouvertement l’apartheid. C’est un soutien à un État belliciste qui n’a jamais caché son mépris du droit international. L’adhésion d’Israël à l’OCDE signifie que le masque démocratique de l’Union européenne est tombé, depuis longtemps, pour le plus grand profit du sionisme.
Cette adhésion c’est également, sous couvert de coopération, des transferts technologiques à usage militaire vers Israël, ainsi que l’arrivée en France de produits agricoles israéliens provenant de colonies en Cisjordanie et cultivés par des saisonniers arabes ou immigrés dont on imagine les conditions de vie et de travail.
Mais il y a plus grave. En acceptant l’entité sioniste à l’OCDE, ce qui est le premier pas vers l’intégration à l’Union européenne, nous venons d’acquérir sans trop nous en apercevoir une nouvelle frontière !
Par cette adhésion, l’Europe est, de fait, frontalière avec la Palestine, la Syrie, le Liban, la Jordanie et l’Égypte. Autrement dit, nous sommes davantage impliqués aux côtés de Tel-Aviv dans le conflit du Moyen-Orient. Pour l’opinion publique arabe et internationale, il y a longtemps que la France n’apparait plus comme un arbitre ou un médiateur indépendant, mais comme un auxiliaire et un complice de l’État hébreux.
L’adhésion officialise une réalité. C’est un pas de plus vers la participation de l’Union européenne, et surtout de la France, dans la guerre que préparent les sionistes contre le Front de la Résistance (Gaza, Syrie, Liban, Iran). Et ce n’est pas un hasard si, lors de leur entrevue à Paris, MM. Sarkozy et Netanyahu ont appelé à durcir les sanctions contre la République Islamique d’Iran. Et bien-sûr, pas un mot sur le nucléaire israélien, sur le blocus de Gaza, sur les milliers de prisonniers palestiniens et sur la colonisation juive qui s’intensifie.
Frappés de plein fouet par cette crise économique, qui n’est au fond que la crise d’un système mondial dont le sionisme est le pivot, beaucoup de nos compatriotes pensent d’abord aux questions immédiates : emploi, retraite, services publiques, pouvoir d’achat. Ils ont raison, nous les comprenons et nous les soutenons dans leurs combats au quotidien. Mais qu’ils n’oublient pas que les crises économiques d’une telle ampleur débouchent généralement sur des guerres permettant au système de se survivre.
Nous savons qui a su tirer profit des deux précédentes guerres mondiales (déclaration Balfour en 1917, création d’Israël en 1948). Ne permettons pas cette fois-ci au sionisme de nous entraîner dans une guerre qui n’est pas la nôtre. Il faut que nos concitoyens comprennent que le lobby sioniste est aux commandes à Paris, et que chaque jour un peu plus il nous conduit vers une catastrophe.
Le Sionisme et l’Australie : Source : Newsletter de l'Ambassade de France en Israël (25/05/2010)
L’Australie pouvait se croire à l’abri du sionisme et d’Israël, d’autant plus que les gouvernements de ces deux pays sont des amis. Et pourtant…
Le directeur du service de renseignement australien, David Irvine, s’est rendu secrètement en Israël, et a établi que le Mossad était responsable de la contrefaçon de passeports australiens utilisés à Dubaï (Barak Ravid – Haaretz Journal). On se souvient de l’assassinat de M. Mahmoud Al Mabhouh par des tueurs du Mossad utilisant ces passeports étrangers. Bien-sûr Tel-Aviv continue à nier, et Stephen Smith, Ministre des Affaires Etrangères australien, a déclaré qu'il allait falloir « rebâtir la confiance ». Avec des amis comme Israël, de nombreux Australiens doivent surement penser qu'il vaut mieux rompre toute relation… « Élus » et corrompus : Source : Le Monde (26/05/2010)
L’élection, d’essence démocratique ou divine, ne met pas à l’abri des tentations…
M. Avigdor Lieberman, Ministre des Affaires Etrangères de l’entité sioniste, va sans doute prochainement être inculpé à la demande de la police israélienne. Pour quelle raison ? Parce qu’il souhaite l’expulsion massive des Palestiniens résidant encore en Israël ? Parce qu’il souhaite agresser l’Iran, nous entraînant dans ce conflit ? Parce qu’il tient régulièrement des propos racistes ? Pas du tout ! Il devrait être inculpé pour divulgation d’informations dans des affaires de corruption. Mais il ne sera pas seul puisque l’ancien Premier Ministre, Ehoud Olmert, devait être entendu mardi par la police dans le scandale immobilier dit « Holyland » (Terre Sainte), pour une affaire de pot-de-vin. Voilà la « profonde moralité » de ces dirigeants sionistes qui veulent entraîner le monde dans une guerre afin de garder la terre de Palestine qu’ils ont usurpée…
Pas de Sionisme rue d’Ulm : Source : Site du CRIF (25/05/2010)
Dans une tribune libre du site du CRIF, M. Jacques Tarnero, documentariste et auteur de plusieurs articles sur ce site, se plaint de l’accueil fait à plusieurs professeurs lors d’une conférence à l’École normale supérieure le 12 mai dernier (Paris, rue d’Ulm).
Ces distingués professeurs, cherchant à rendre Israël plus « présentable », ont en effet été accueillis aux cris de « Assassins ! », « Nazis ! », « Et le mur ? »… par une grande partie des étudiants. Cette Grande École est, depuis sa fondation, une pépinière d’élites de la République. D’où la hargne de M. Tarnero devant un tel accueil ! Signe encourageant quand on sait la soumission de tant d’intellectuels français au sionisme ces 60 dernières années. Il est vrai que venir disserter de « démocratie israélienne » ou de « post-sionisme », après l’opération « Plomb Durci » et l’expropriation systématique des Palestiniens, est devenu un exercice très difficile…