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L’antisionisme version espagnole

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Mardi, 03 Août 2010 [Section :  Communications du PAS]
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Zapatero portant le keffieh palestinien lors d'un rassemblement de jeunes socialistes espagnolsZapatero portant le keffieh palestinien lors d'un rassemblement de jeunes socialistes espagnols

L’antisionisme version espagnole


L’Espagne ne mérite pas d’être appréciée seulement pour ses récentes performances sportives, mais mérite de l'être également pour son rôle particulier dans le combat antisioniste en Europe occidentale.

En janvier 2009, des manifestations très importantes avaient été organisées dans les principales villes d’Espagne, pour protester et condamner l’agression sioniste contre la population civile de Gaza. 200 000 personnes à Madrid et 150 000 à Barcelone avaient crié leur solidarité avec les Palestiniens et dénoncé les crimes commis par l’entité sioniste.

Ce qui distingue l’Espagne de la France lors de ces rassemblements en faveur de la Palestine n’est pas seulement le nombre des manifestants, mais c'est surtout la présence, souvent en tête de cortège, de personnalités politiques locales ou nationales avec des mots d’ordre clairement antisionistes. Lors des manifestations de janvier 2009 à Barcelone, le ministre de l’Intérieur du gouvernement autonome de la Catalogne n’avait pas hésité à manifester en tête de cortège. Peut-on imaginer la même chose à Paris, quand on connaît la servilité des Delanoë, Goasguen, Brossat, et de toute l’équipe UMPS (ainsi que leurs auxiliaires PCF, Verts et NPA) vis-à-vis du lobby sioniste ?

Le 27 janvier 2009, le même gouvernement autonome de Catalogne a également annulé la journée de l’Holocauste (journée européenne qui permet au sionisme de culpabiliser les Européens pour justifier l’entité sioniste et ses crimes). La mairie de Ciempozuelos (ville située dans la communauté autonome de Madrid) a quant à elle remplacé la journée de l’Holocauste par une journée de commémoration du génocide palestinien !  Et alors que le sioniste Delanoë, en avril 2010, salissait la ville de Paris en donnant le nom de Ben Gourion à une esplanade, la mairie de Barcelone subventionnait quelques semaines plus tôt un tribunal antisioniste (Tribunal Russell sur la Palestine) regroupant des personnalités de divers pays.

Les peuples d’Espagne sont donc majoritairement antisionistes, et entrainent avec eux une partie importante de la classe politique. Mais qu’en est-il réellement du gouvernement espagnol ? Le gouvernement d’Aznar (gouvernement de droite inféodé à l’USraël) avait participé à la guerre d’Irak, tandis que le nouveau Président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero (socialiste), a depuis pris quelques distances avec la politique de Tel Aviv. Son gouvernement a même exigé, mais en vain, que l’Europe demande la fin du blocus de Gaza aux Nations Unies. Mais par ailleurs, il semblerait qu'il y ait conflit sur la question israélienne au plus haut niveau de l’État.  En effet, alors que M. Zapatero avait laissé la porte entrouverte pour une éventuelle négociation avec le Hamas, Miguel Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères, avait catégoriquement rejeté cette hypothèse pour s’aligner sur la politique de Washington et Tel Aviv.

Dans le contexte de crise économique que traverse l’Espagne, les sionistes ne manqueront pas d’exploiter la situation à leur avantage. On peut déjà lire sur certains sites sionistes que José Luis Rodriguez Zapatero est catalogué d’antisémite, comme le seraient, selon ces mêmes sionistes, la majorité des Espagnols !  Si Zapatero gêne les sionistes, ils feront tout pour le déstabiliser. Mais il leur faudra préalablement détacher une partie importante du peuple espagnol de la cause antisioniste. Pour cela, et ce ne serait pas la première fois, le sionisme pourrait avoir recours à la provocation, comme par exemple un attentat. Cette méthode pousserait les populations dans des combats communautaires et religieux, dont les seuls à en tirer profit seraient Israël et son lobby.

Les Espagnols gagneront à être très vigilants jusqu’à leurs prochaines élections. En attendant, nous les félicitons pour leur clairvoyance et leur détermination. Le Parti Anti Sioniste continuera son action afin que la France prenne exemple sur l’engagement antisioniste espagnol.


Le Président,
Yahia Gouasmi.

© www.partiantisioniste.com/communications/470
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