
Inspection nucléaire en Israël
Depuis que l’AIEA, à la demande des pays arabes soutenus par d’autres nations, a inscrit sur son agenda l’adhésion de l’entité sioniste au Traité de Non Prolifération, le seul problème nucléaire de la région (et du monde par conséquence) a acquis une centralité que le sionisme avait toujours réussi à éviter jusqu’à présent. Quelles que soient les manœuvres des USA et de l’Union Européenne pour retarder l’échéance, le danger du nucléaire sioniste ne pourra plus être occulté à l’opinion mondiale. Aujourd’hui, on peut affirmer qu’une majorité de Français considère qu’Israël constitue le risque majeur de conflits nucléaires. Une étape importante a donc été franchie.
Encore faut-il que la pression ne se relâche pas, et que tous les antisionistes authentiques (et non ces officines qui « roulent » pour Israël, ne voyant jamais de lobby sioniste en France) aient les idées claires à ce sujet.
Le nucléaire israélien est le chantage permanent au service de la pire idéologie de domination. Qui, à part Israël, a menacé le monde d’un holocauste nucléaire au cas où son pouvoir serait défait ? Aucune autre puissance nucléaire, même aux pires moments de la guerre froide, n’a osé tenir un tel langage. Qu’aurait par exemple dit l’opinion mondiale, si le pouvoir blanc d’apartheid en Afrique du Sud avait possédé le nucléaire et menacé le monde d’un embrasement ? On imagine facilement l’indignation qu’une telle situation aurait provoquée.
Alors pourquoi le nucléaire israélien a-t-il été, si longtemps, un sujet tabou pour les gouvernements américains et occidentaux ? Pourquoi un tel silence complice, face à une telle menace ? La réponse est facile à trouver. Elle réside dans la soumission de ces gouvernements au lobby sioniste international. C’est en effet un gouvernement socialiste français qui, en 1956, a offert (même pas vendu, ce qui resterait au demeurant immoral) la bombe atomique à Israël, en échange de sa participation à l’expédition coloniale du Canal de Suez. Par la suite les Etats-Unis devaient prendre le relais, et on ne compte dès lors plus les matières et technologies nécessaires à l’arme atomique en provenance des USA qui ont « disparu » ou se sont « égarées ». Des complicités à un si haut niveau, et depuis si longtemps, ne peuvent s’expliquer sans l’existence d’un puissant lobby qui, de fait, a le pouvoir aux Etats-Unis et en Europe occidentale.
Voilà pourquoi la question du nucléaire israélien est si « sensible ». Non seulement elle pourrait obliger Israël à se soumettre au droit international et subir des inspections (ce qui est insupportable et impensable pour les sionistes qui se considèrent au-dessus de tout droit), mais surtout le nucléaire israélien pourrait mettre à nu tout le lobbying sioniste qui fonctionne depuis au moins soixante ans aux USA et en Europe. Une longue chaîne de complicités serait ainsi dévoilée devant l’opinion publique.
C’est un effet boomerang de la politique sioniste vis-à-vis de l’Iran : à force de montrer du doigt le nucléaire civil iranien, beaucoup de gouvernements ont été obligés de s’intéresser au nucléaire israélien, qui lui est militaire. Juste retour des choses qui illustre, une fois de plus, le fameux « deux poids deux mesures » et les soixante ans d’illégalité de l’Etat d’Israël !
L’onde de choc du nucléaire israélien est déjà en train de se propager aux USA et en Europe occidentale. Il devient chaque jour plus difficile de convaincre l’opinion qu’il faut sanctionner l’Iran, sans devoir reconnaître l’existence de l’arsenal atomique sioniste. Et il devient également chaque jour plus difficile de cacher aux Français l’existence, ici-même en France, d’un lobby sioniste présent jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat.
Il ne faut pas permettre au sionisme et à son entité d’entraîner le monde dans une catastrophe nucléaire. C’est à Tel-Aviv, et non à Téhéran, qu’il faut envoyer les inspecteurs !
Le Président,
Yahia Gouasmi.
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