L’Euro vit-il ses derniers jours ?La fin de l’euro avant 2012 ?
L'euro pourrait disparaître avant Noël si des mesures anti-crise ne sont pas adoptées au niveau européen, a alerté la semaine dernière Jacques Attali, ancien conseiller du président François Mitterrand. « Il y a plus d'une chance sur deux pour que la monnaie unique ne soit plus là ou du moins qu'elle soit en train de se défaire », a t’il déclaré.
M. Attali propose, comme solution, le rachat par la Banque centrale européenne des obligations d'Etat des pays européens frappés par la crise, pour prévenir la mort de l'euro. En outre, il faut que les pays européens abandonnent une partie de leur souveraineté financière et que la Communauté européenne apporte des changements à sa législation. Ces trois étapes doivent intervenir simultanément, sinon « on va au désastre », a souligné l'économiste. Selon le Premier ministre François Fillon, « nous restons sur une difficulté majeure, c'est de convaincre l'Allemagne que nous devons doter la zone euro d'un instrument de défense de notre monnaie, qui passe par une certaine évolution du rôle de la Banque centrale ».
Au contraire, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que « faire de la Banque centrale Européenne le créancier en dernier recours des pays de la zone euro ne marchera en aucun cas, en tout cas pas sur la durée. Au bout d'un moment, on se rendra compte que ce qui apparaît dans le bilan de la BCE doit être recapitalisé et on se tournera à nouveau vers les Etats », a-t-elle noté dans une déclaration faite à Berlin. La BCE doit s'abstenir d'intervenir massivement dans la crise, a insisté le président de la très orthodoxe banque centrale allemande, Jens Weidmann. Ce serait « une faute grave qui minerait encore plus la confiance ».
« La crise dans la zone euro constitue actuellement le principal risque pour l'économie mondiale, les préoccupations relatives à la viabilité de la dette souveraine étant devenues de plus en plus courantes. Les marchés de capitaux ont non seulement pris en compte une restructuration de la dette souveraine en Grèce, avec de lourdes pertes pour les créanciers mais aussi un risque élevé de contamination d'autres membres de la zone euro qui sont vulnérables sur le plan budgétaire », pouvait-on lire dans le rapport semestriel sur les perspectives économiques remis lundi 28 novembre par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il y est question de l'Italie, de l'Espagne, mais aussi de la Belgique et, dans une moindre mesure, de la France ainsi que de l'Autriche, selon les experts de l'OCDE.
L’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de prêter à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts élevés. Avant cette loi, l’État empruntait de l’argent auprès de la banque de France sans aucun intérêt ! Fin 2010, les Français avaient payé en intérêts plus de 1400 milliards d'euros, à comparer avec les 1650 milliards de dette publique actuelle ! Si l'argent était emprunté à un taux nul comme avant 1973, notre dette nationale s'élèverait aujourd'hui à 250 milliards d'Euros ! Non seulement, l’Etat emprunte avec intérêts auprès des banques privées, mais ces dernières empruntent à la Banque centrale européenne (BCE) à un taux de 1,5% pour prêter ensuite aux États à un taux compris entre 3 et 15%... Ainsi, c’est précisément en abandonnant leur souveraineté financière que les Etats se sont endettés.
Parti Anti Sioniste
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