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JUIL

Egypte : L’armée destitue Morsi et dévoile sa « feuille de route »

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Jeudi, 04 Juillet 2013 [Section :  Communications du PAS]
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Abdel Fattah al-Sissi, chef d’état-major des armées égyptiennes, annonçant la destitution du Président Morsi (Caire, 03/07/13).Abdel Fattah al-Sissi, chef d’état-major des armées égyptiennes, annonçant la destitution du Président Morsi (Caire, 03/07/13).Egypte : L’armée destitue Morsi et dévoile sa « feuille de route »

A l’expiration de l’ultimatum lancé par l’armée, le chef de l’Etat Mohamed Morsi est renversé. Faute d’avoir résolu la crise politique du pays, il est remplacé par Adly Mansour, président de la Cour constitutionnelle suprême d’Egypte, jusqu’à l’élection d’un nouveau président.

Dans une allocution télévisée, le commandant militaire en chef de l'Egypte, Abdel-Fattah al-Sisi dévoile sa « feuille de route » pour l'avenir politique de l'Egypte. Cette feuille prévoit la formation d’un gouvernement intérimaire pour une période de neuf à douze mois, la suspension de la Constitution actuelle et la formation d’une commission chargée de rédiger des amendements constitutionnels, pendant la période de transition.

Le président de la Cour suprême constitutionnelle dirigera un Conseil présidentiel de trois membres, chargé d'administrer les affaires du pays pendant la période de transition qui pourra durer jusqu’à un an. Ce Conseil est une revendication de l'opposition, notamment du mouvement « Tamarod » (rébellion) à l'origine des manifestations qui ont réclamé départ du président.

Un gouvernement intérimaire sera formé sous la direction de l'un des chefs de l'armée. Il s’attellera à préparer des élections présidentielle et législatives. Un code de déontologie des médias sera établi afin de garantir le professionnalisme des médias et un comité sera formé pour agir en faveur de la réconciliation nationale.

Sans se mêler de la vie politique, l'armée supervisera ces procédures afin d'assurer leur mise en œuvre en toute impartialité…

Depuis l'adoption de la Constitution égyptienne en décembre 2012, l'opposition reprochait la domination des Islamistes dans l’assemblée constituante chargée de rédiger la Constitution.

Les partisans du chef de l'Etat insistent sur la « légitimité » du premier président démocratiquement élu de l'histoire du pays et sur le fait que les problèmes sociaux et économiques existaient déjà sous l’ancien régime. Ils dénoncent le coup de force pour le renverser.

Selon le chef du centre de l’étude du Proche-Orient moderne à Saint-Pétersbourg, Goumer Issaev : « L’absence de leaders évidents est le facteur central des événements actuels en Egypte. Dans la révolution égyptienne, il n’y avait pas de Khomeiny [leader spirituel de la révolution iranienne de 1979, ndlr]. Morsi, lui, n’a pas l’étoffe de ce rôle et l’opposition n’a pas de leader notoire non plus ! ».

Le Parti Anti Sioniste appelle le peuple égyptien à la vigilance, à ne pas se précipiter en cette période de troubles. Il lui souhaite de trouver la personne qui saura prendre en main les rênes de l’Egypte.

Parti Anti Sioniste

© www.partiantisioniste.com/communications/1613
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