Boycott culturel d’Israël
(Antisionisme en bref...)
Dans son éditorial du 10/06/2010, le journal Le Monde appelle à ne pas boycotter les artistes israéliens, après l’acte de guerre commis par Israël contre la flottille humanitaire.
En France, les salles de cinéma UTOPIA avaient décidé de déprogrammer un film israélien, et sont finalement revenues sur leur décision. De nombreux chanteurs et groupes de rock britanniques ou américains ont annulé leur voyage en Israël. L’écrivain suédois Henning Mankell (auteur de nombreux romans policiers à succès) envisage de « s'arranger pour ne plus jamais être traduit en hébreu ». De leur côté, le cinéaste britannique Ken Loach et l’actrice Jane Fonda ont appelé au boycottage des festivals occidentaux qui présentent des films israéliens.
Ce boycott qui se développe inquiète Le Monde, qui y voit de la censure. Pour notre part, nous nous réjouissons du boycott culturel qui s’instaure autour de l’entité sioniste. Même – et surtout – quand il frappe des intellectuels ou artistes israéliens dits progressistes ou de gauche. Leur fonction est connue depuis longtemps : donner à l’étranger une image acceptable du sionisme et de son caractère " démocratique ". Quand ils sont honnêtes, ces intellectuels sont les " imbéciles utiles " de Tsahal. Il est normal que les médias parisiens, aux ordres du lobby, s’inquiètent de ce boycott. Cela démontre que le temps du " grand écart " est passé : des bombes en Palestine, et des larmes de compassion dans les festivals ou autres salons parisiens.
C’est aux intellectuels et artistes israéliens d’adopter une position claire, non seulement vis-à-vis de tel aspect de la politique israélienne, mais aussi vis-à-vis du sionisme qui est l’idéologie fondatrice de leur Etat. Certains l’ont déjà fait. Citons l’écrivain Israël Shamir, l’historien Ilan Pappé, le réalisateur Eyal Sivan, le musicien de Jazz Gilad Atzmon… Souvent nés en Israël, parfois issus de parents juifs persécutés en Europe, ils condamnent tous, sans restriction aucune, le sionisme et l’Etat raciste d’Israël. C’est peut-être pour cela qu’on ne les reçoit jamais sur les plateaux de télévision, et qu’on ne leur ouvre pas les colonnes de cette presse qui veut ménager Israël.
Le Président,
Yahia Gouasmi.
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